Une enseignante en philosophie, Sophie Djigo, visée par des accusations graves portées par l’essayiste et probable candidat à l’élection présidentielle de 2027 Eric Zemmour, ainsi que par plusieurs parlementaires du Rassemblement National, a obtenu gain de cause ce mardi 9 juin. Le tribunal a rendu son verdict de relaxe en faveur des mis en cause, mettant ainsi un terme à une procédure judiciaire qui avait défrayé la chronique et alimenté une polémique autour des méthodes pédagogiques et des prises de position militantes attribuées à l’enseignante. Selon Libération, qui relate l’audience tenue en mars dernier, les propos tenus par les accusés étaient qualifiés de diffamatoires par la plaignante, avant que la justice ne tranche en leur faveur.

Ce qu'il faut retenir

  • Eric Zemmour, figure médiatique et figure politique du Rassemblement National, ainsi que plusieurs de ses collègues parlementaires, ont été relaxés ce mardi 9 juin 2026 dans l’affaire de diffamation visant Sophie Djigo, professeure de philosophie.
  • Les accusés étaient poursuivis pour avoir accusé publiquement l’enseignante « d’endoctriner » ses élèves et de mener une « propagande pour l’immigration », des propos tenus lors d’interventions médiatiques et politiques.
  • La plainte déposée par Sophie Djigo visait à dénoncer un harcèlement en ligne et une campagne de dénigrement, dont les propos tenus par Zemmour et les élus RN auraient été le déclencheur.
  • Le procès s’est tenu en mars 2026, et le verdict de relaxe a été rendu six mois plus tard, le 9 juin 2026, clôturant ainsi la procédure judiciaire.

Une procédure judiciaire engagée pour des propos jugés diffamatoires

L’affaire trouve son origine dans des déclarations publiques tenues par Eric Zemmour et plusieurs élus du Rassemblement National. Selon Libération, ces derniers avaient accusé Sophie Djigo, professeure de philosophie en lycée, de « d’endoctriner » ses élèves et de se livrer à une « propagande pour l’immigration ». Ces accusations, portées lors d’interventions médiatiques et politiques, ont contribué à une vague de harcèlement en ligne à l’encontre de l’enseignante, l’obligeant à saisir la justice pour faire valoir ses droits.

L’audience s’est tenue en mars 2026, où les mis en cause ont plaidé leur bonne foi, arguant que leurs propos s’inscrivaient dans un débat public légitime sur l’immigration et l’enseignement. Sophie Djigo, quant à elle, a dénoncé une instrumentalisation politique de ses méthodes pédagogiques, estimant que ces accusations avaient porté atteinte à sa réputation et à sa carrière.

Un verdict de relaxe rendu après six mois de procédure

Le tribunal a finalement rendu son verdict ce mardi 9 juin 2026, prononçant la relaxe d’Eric Zemmour et des parlementaires RN poursuivis pour diffamation. Comme le rapporte Libération, la décision judiciaire a conclu que les propos tenus par les accusés ne constituaient pas une diffamation au sens juridique du terme, bien que leur caractère polémique ait été reconnu. La cour a estimé que les déclarations relevaient davantage d’une critique politique que d’une attaque personnelle visant à nuire à Sophie Djigo.

Pour l’enseignante, cette décision marque une victoire symbolique, même si le harcèlement subi en ligne n’a pas été directement pris en compte dans le cadre de cette procédure. Sophie Djigo a exprimé sa satisfaction quant à la clarté apportée par ce verdict, tout en rappelant que les conséquences de cette affaire sur sa vie professionnelle et personnelle avaient été lourdes.

Et maintenant ?

Cette décision judiciaire ne met pas fin à l’ensemble des débats qu’a suscités cette affaire. D’une part, Sophie Djigo pourrait se tourner vers d’autres voies pour obtenir réparation pour le harcèlement subi en ligne, notamment en engageant des procédures devant les plateformes numériques ou en saisissant la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL). D’autre part, les réactions politiques et médiatiques autour de ce verdict pourraient relancer les discussions sur les limites du débat public en matière d’immigration et d’éducation.

Pour l’heure, ni Eric Zemmour ni les parlementaires relaxés n’ont réagi publiquement à cette décision. Reste à savoir si cette affaire aura des répercussions sur leurs futures prises de position, alors que les préparatifs pour l’élection présidentielle de 2027 s’intensifient.

Les accusés, dont Eric Zemmour et plusieurs parlementaires du Rassemblement National, avaient accusé Sophie Djigo d’« endoctriner » ses élèves et de se livrer à une « propagande pour l’immigration ». Ces propos ont été tenus lors d’interventions médiatiques et politiques, contribuant à une campagne de dénigrement en ligne à son encontre.