Selon RFI, la commission électorale en charge de l’organisation du scrutin pour la présidence de la Fédération congolaise de football (FECOFA) a rendu publique, ce mercredi 13 mai 2026, la liste définitive des candidats. Parmi eux, seul Véron Mosengo figure en lice pour le vote prévu le 20 mai prochain à Kinshasa. Une situation qui ne fait pas l’unanimité au sein du mouvement sportif congolais.
Ce qu'il faut retenir
- Le scrutin pour la présidence de la Fédération congolaise de football (FECOFA) est prévu le 20 mai 2026 à Kinshasa.
- Véron Mosengo est le seul candidat en course selon la liste définitive publiée par la commission électorale.
- Plusieurs prétendants ont été écartés ou ont abandonné avant la publication de la liste, suscitant des critiques.
- La décision de la commission électorale divise l’opinion sportive congolaise.
Un scrutin sous tension avant l’élection
La publication de la liste définitive des candidats par la commission électorale intervient après plusieurs semaines de tractations et de rebondissements. Selon les informations rapportées par RFI, Véron Mosengo, figure historique du football congolais, s’est retrouvé seul en lice après que plusieurs autres candidats aient vu leur candidature rejetée ou aient finalement renoncé à se présenter. Parmi les motifs évoqués, des désaccords sur les critères d’éligibilité ou des pressions extérieures auraient joué un rôle déterminant.
Cette situation de candidat unique n’est pas sans rappeler d’autres scrutins passés, où l’absence de réelle opposition avait suscité des interrogations sur la transparence du processus électoral. À Kinshasa, certains observateurs pointent du doigt le manque de diversité des profils candidats, tandis que d’autres soulignent la nécessité d’un renouvellement à la tête de la FECOFA.
Des candidatures écartées ou abandonnées
Plusieurs noms initialement pressentis ont finalement disparu de la liste des candidats. Selon les éléments communiqués par RFI, certains dossiers de candidature n’ont pas été validés par la commission en raison de lacunes administratives ou de non-respect des statuts fédéraux. D’autres candidats, bien que déclarés éligibles, ont préféré jeter l’éponge en raison de pressions politiques ou financières, ou par crainte d’un scrutin déjà joué d’avance.
Cette concentration des candidatures autour d’un seul nom soulève des questions sur l’équité du processus. «
La FECOFA doit incarner le renouveau et la transparence, mais aujourd’hui, on a l’impression d’un retour en arrière», a réagi un responsable d’un club de la capitale congolaise, sous couvert d’anonymat. Des critiques qui viennent s’ajouter aux tensions récurrentes entre les instances dirigeantes et les acteurs du football local.
Un contexte sportif et politique sous haute surveillance
Cette élection intervient dans un contexte particulièrement tendu pour le football congolais. Malgré des résultats sportifs en demi-teinte ces dernières années, la RD Congo reste une nation footballistique majeure en Afrique centrale. Cependant, les querelles internes et les dysfonctionnements structurels ont souvent freiné le développement du sport roi dans le pays.
La FECOFA, dirigée par des instances parfois accusées de clientélisme, a été critiquée pour son manque de professionnalisme et ses choix opaques. La présidence de Véron Mosengo, s’il est élu sans opposition, pourrait soit relancer un processus de réforme, soit renforcer les critiques envers une gouvernance jugée sclérosée. Pour les supporters comme pour les clubs, l’enjeu dépasse donc largement le cadre sportif.
Le scrutin du 20 mai sera donc un test pour la crédibilité de la fédération. Les regards seront tournés vers Kinshasa, où l’absence de compétition électorale laisse un goût amer pour beaucoup. Une chose est sûre : le football congolais, riche de son histoire et de ses talents, mérite mieux qu’un débat réduit à une seule candidature.
Véron Mosengo est une figure historique du football congolais, ayant évolué comme joueur avant de s’investir dans les instances dirigeantes. Il a notamment occupé des fonctions au sein de la FECOFA et a été proche des plus hauts niveaux du football africain. Son profil d’ancien international lui confère une légitimité certaine, mais son élection sans opposition divise.
Les critères précis ne sont pas détaillés publiquement, mais incluent généralement des conditions liées à l’expérience dans le football, à l’intégrité morale et à la soumission d’un dossier complet. La commission électorale a justifié les rejets de certaines candidatures par des lacunes administratives ou des manquements aux statuts fédéraux.