Alors que les températures commencent à s’élever avec l’arrivée de l’été, une chimiste spécialisée en cosméceutique met en garde contre l’utilisation d’un indice de protection solaire (FPS) 30. Ce niveau de protection, souvent perçu comme suffisant par une majorité de consommateurs, pourrait s’avérer insuffisant pour de nombreuses peaux, selon Top Santé.
Dans un contexte où les risques de cancers cutanés et de vieillissement prématuré de la peau sont de plus en plus documentés, cette mise en garde intervient à point nommé. L’experte, dont les propos sont rapportés par Top Santé, souligne que le FPS 30 laisse passer environ 3 % des rayons UV, un pourcentage qui peut sembler minime mais qui, cumulé sur des années, représente une exposition significative.
Ce qu'il faut retenir
- Le FPS 30 laisse passer environ 3 % des rayons UV, selon une chimiste en cosméceutique citée par Top Santé.
- Cet indice est considéré comme insuffisant pour une protection optimale contre les cancers cutanés et le vieillissement prématuré de la peau.
- Les peaux claires, sensibles ou déjà endommagées par le soleil sont particulièrement concernées par ce risque.
- Le FPS 50+ est recommandé pour une protection maximale, selon l’experte interrogée.
- L’utilisation d’un FPS adapté doit s’accompagner d’autres mesures de protection, comme l’évitement des heures d’ensoleillement intense.
Un indice souvent mal compris par les consommateurs
Pour de nombreux Français, le choix d’un produit solaire se résume souvent à la recherche du FPS le plus élevé possible. Pourtant, les mécanismes de calcul de cet indice restent méconnus. Comme l’explique la chimiste interrogée par Top Santé, le FPS mesure la quantité de rayons UVB (responsables des coups de soleil) absorbée par la crème.
Ainsi, un FPS 30 permet de bloquer 97 % des UVB, mais ne garantit pas une protection complète contre les UVA, tout aussi nocifs. Ces derniers pénètrent plus profondément dans la peau et contribuent au vieillissement cutané ainsi qu’au développement de mélanomes. L’experte précise que seuls les produits portant la mention « large spectre » offrent une protection contre les deux types de rayons.
Les peaux claires et sensibles particulièrement exposées
Certaines catégories de population sont plus vulnérables face aux méfaits du soleil. Les personnes à la peau claire, aux cheveux roux ou blonds, ainsi que celles présentant des antécédents familiaux de cancers cutanés, doivent redoubler de vigilance, indique l’experte. Pour ces profils, un FPS 50+ est vivement conseillé, voire un FPS 50+ avec une texture adaptée à leur type de peau.
Autre point crucial : l’épaisseur de l’application de la crème solaire. Même avec un FPS élevé, une couche trop fine réduit considérablement son efficacité. La dose recommandée est de 2 mg par cm² de peau, soit environ une noix pour le visage d’un adulte. Pourtant, les études montrent que la plupart des utilisateurs n’appliquent que 0,5 mg/cm², réduisant ainsi l’indice de protection réel de moitié.
Des alternatives existent pour renforcer la protection
Au-delà du choix du FPS, d’autres mesures complémentaires peuvent limiter les risques liés à l’exposition solaire. Le port de vêtements couvrants, de lunettes de soleil avec filtre UV et le recours à des chapeaux à larges bords sont fortement encouragés par les dermatologues. Ces accessoires, souvent négligés, constituent une barrière physique efficace contre les UV.
De plus, les applications mobiles proposant des alertes UV en temps réel peuvent aider à adapter ses comportements. Certaines applications, comme UVLens ou SunSmart, permettent de connaître l’indice UV de sa localisation et de recevoir des recommandations en fonction de celui-ci. Ces outils, bien que pratiques, ne remplacent pas une protection solaire adaptée, rappelle l’experte.
Pour l’heure, les consommateurs doivent rester vigilants et adapter leur routine de protection en fonction de leur type de peau et de leur exposition. Les dermatologues et chimistes spécialisés s’accordent sur un point : mieux vaut prévenir que guérir.
Le FPS (Facteur de Protection Solaire) mesure uniquement la protection contre les rayons UVB, responsables des coups de soleil. La mention « large spectre » garantit, en plus, une protection contre les UVA, qui pénètrent plus profondément dans la peau et contribuent au vieillissement cutané et aux cancers.
Non. Même avec un FPS adapté, la crème solaire ne constitue qu’une partie de la protection. Il est essentiel de combiner son utilisation avec des vêtements couvrants, des accessoires (lunettes, chapeau) et de limiter son exposition aux heures où les rayons UV sont les plus intenses, généralement entre 12h et 16h.