Des frappes aériennes israéliennes ont touché dans la journée du 12 juin 2026 les localités de Maghazi et Deir al-Balah, dans la bande de Gaza, réduisant à néant des logements déjà occupés par des familles déplacées à plusieurs reprises depuis le début du conflit. Selon Euronews FR, ces attaques ont laissé des centaines de personnes sans toit, privées de leurs biens les plus essentiels, alors qu’une trêve relative est censée prévaloir depuis plusieurs semaines.
Ce qu'il faut retenir
- Entre 10 et 15 habitations à Maghazi sont désormais inhabitables après les frappes, selon des témoignages d'habitants recueillis par Euronews FR.
- Des familles déjà déplacées par les combats antérieurs ont perdu une nouvelle fois leurs effets personnels : meubles, vêtements et matériel de première nécessité.
- À Deir al-Balah, des habitants fouillent les décombres pour récupérer ce qui peut l’être, tandis que d’autres tentent de dégager les gravats obstruant les rues.
- Les frappes surviennent alors qu’une trêve est officiellement en vigueur, mais l’absence de calendrier pour la reconstruction maintient l’incertitude sur le sort de milliers de déplacés.
Des ordres d’évacuation signalés avant les frappes
Plusieurs habitants interrogés par Euronews FR ont confirmé que des ordres d’évacuation avaient été diffusés avant les frappes du 12 juin. Les images et témoignages recueillis montrent des cratères béants, des bâtiments effondrés ou partiellement détruits, ainsi que des montagnes de débris recouvrant les zones résidentielles. Les dégâts matériels s’ajoutent à la détresse humaine, des familles se retrouvant une fois encore sans abri après avoir fui d’autres zones de Gaza déjà ravagées par les combats.
Une trêve fragile et un avenir incertain
Bien qu’une trêve soit censée être en place, Euronews FR souligne que la situation humanitaire reste extrêmement précaire à Gaza. La majorité du territoire présente des infrastructures lourdement endommagées, et les promesses de reconstruction tardent à se concrétiser. Pour des milliers de déplacés, cette nouvelle vague de destructions aggrave une crise déjà profonde, où l’accès à l’eau potable, aux soins et à un logement décent reste un combat quotidien. Les habitants de Deir al-Balah, en particulier, illustrent cette réalité : certains tentent de sauver ce qui peut l’être dans les décombres, tandis que d’autres cherchent désespérément un endroit où se réfugier.
« On a tout perdu, encore une fois. On nous avait dit que la trêve nous protégerait, mais comment croire ça quand les bombes tombent sur nos dernières possessions ? »
Un habitant de Maghazi, cité par Euronews FR
Le contexte des déplacements forcés à Gaza
Depuis le début du conflit, des centaines de milliers de Gazaouis ont été déplacés à plusieurs reprises, souvent plusieurs fois au cours de la même année. Les frappes de ce 12 juin s’inscrivent dans un cycle de violences qui a déjà détruit une grande partie des infrastructures civiles du territoire. Les Nations unies et plusieurs ONG ont maintes fois alerté sur l’urgence humanitaire, mais la reconstruction, conditionnée par des accords politiques toujours en suspens, peine à démarrer. À Gaza, la vie s’organise désormais autour des abris de fortune, des tentes et des bâtiments partiellement endommagés, dans l’attente d’une stabilisation qui semble lointaine.
Dans l’immédiat, les autorités locales et les organisations humanitaires sur place tentent d’évaluer l’étendue des dégâts et d’apporter une aide d’urgence, mais les besoins dépassent largement les moyens disponibles. La communauté internationale, quant à elle, continue de suivre de près l’évolution de la situation, sans qu’aucune annonce majeure n’ait été faite concernant un plan de reconstruction ou une levée des restrictions.