Depuis le 13 mai, le cycliste portugais Afonso Eulálio porte le prestigieux maillot rose du Giro 2026, synonyme de leadership dans cette épreuve majeure du cyclisme mondial. Pourtant, cette consécration ne lui a pas valu seulement des félicitations de la part de ses supporters et des médias. Selon RMC Sport, le président du Portugal, António José Seguro, a tenté de le joindre par téléphone, sans succès dans un premier temps.
Ce qu'il faut retenir
- Afonso Eulálio, 24 ans, porte le maillot rose du Giro 2026 depuis la 5ᵉ étape, après une échappée victorieuse sur 180 km.
- Le président portugais a appelé le coureur, mais celui-ci a ignoré l'appel, le prenant pour un simple journaliste.
- Après un message lui indiquant l'identité de l'appelant, Eulálio a finalement rappelé le président Seguro.
- L'écart au classement général reste serré : Eulálio devance Jonas Vingegaard de 33 secondes et Thymen Arensman de 2 minutes et 3 secondes.
- L'anecdote, révélée par Fran Miholjević, coéquipier d'Eulálio chez Bahrain-Victorious, a été confirmée à l'issue de la 12ᵉ étape.
L'histoire, racontée avec humour par Fran Miholjević lors d'un entretien avec Eurosport, illustre l'ampleur de la surprise d'Eulálio face à cet appel inattendu. « Il a vu le numéro et s'est dit *C'est un numéro lambda, je ne l'ai pas enregistré, donc je ne réponds pas* », a expliqué Miholjević, visiblement amusé par la situation. L'anecdote ne s'arrête pas là : après avoir ignoré l'appel, Eulálio a reçu un message lui indiquant que son interlocuteur n'était autre que le président du Portugal. « Bonjour, je suis le président du Portugal, vous devriez répondre », pouvait-on lire dans le texto.
Cette confusion entre un appel officiel et une sollicitation plus banale reflète l'isolement relatif dans lequel évolue un coureur en pleine compétition. À seulement 24 ans, Eulálio découvre les contraintes et les attentions qui accompagnent le port du maillot rose. « Et après, il a reçu un message : *Bonjour, je suis le président du Portugal, vous devriez répondre*. C'était plutôt marrant », a souligné Miholjević. L'échange entre les deux hommes a finalement eu lieu, mettant fin à cette anecdote qui a circulé dans le peloton.
Un maillot rose qui attire toutes les attentions
Depuis son accession à la première place du classement général à l'issue de la 5ᵉ étape, Afonso Eulálio est sous les projecteurs. Le Giro 2026, considéré comme l'une des courses les plus exigeantes du calendrier cycliste, réserve son lot de surprises, et le jeune Portugais en fait désormais partie. Selon les observateurs, son leadership précoce s'explique par une combinaison de régularité, de résistance et d'opportunisme, qualités qui ont séduit les suiveurs de la course.
Le contexte joue également en sa faveur : le départ de plusieurs favoris, dont certains des principaux prétendants au classement général, a ouvert une brèche que le Portugais a su exploiter. Avec une avance de 33 secondes sur Jonas Vingegaard et 2 minutes et 3 secondes sur Thymen Arensman au départ de la 13ᵉ étape, entre Alessandria et Verbania, Eulálio doit désormais gérer cette nouvelle pression. « Il m'a fatigué quand il ne courait pas » : cette anecdote de Presnel Kimpembe sur Kylian Mbappé au PSG, évoquée récemment, rappelle que le statut de leader s'accompagne aussi de responsabilités et de critiques potentielles.
Un président portugais engagé dans le sport national
António José Seguro, président du Portugal depuis mars 2026, a choisi de marquer son soutien à Afonso Eulálio, un geste qui s'inscrit dans une politique plus large de promotion du sport national. Les présidents portugais successifs ont régulièrement affiché leur soutien aux athlètes de haut niveau, notamment dans des disciplines où le pays brille, comme le football ou l'athlétisme. Ce coup de fil, bien que malencontreusement ignoré dans un premier temps, souligne l'importance accordée à cette performance.
Le Portugal, malgré sa taille réduite, a toujours su tirer son épingle du jeu dans le cyclisme, notamment grâce à des coureurs comme Rui Costa ou Nelson Oliveira. L'émergence d'Eulálio pourrait ainsi renforcer l'image d'un pays capable de produire des talents capables de rivaliser avec les meilleures nations cyclistes. « Il suscite donc beaucoup d'attention y compris dans son pays natal », a rappelé RMC Sport, soulignant l'effet d'entraînement de cette performance.
Pour Eulálio, l'objectif reste clair : conserver sa première place jusqu'à l'arrivée à Rome, où traditionnellement se conclut le Giro. Les prochaines étapes, souvent décisives dans les Grands Tours, pourraient rebattre les cartes. Dans l'immédiat, le coureur de Bahrain-Victorious devra aussi gérer cette nouvelle notoriété, entre interviews, sollicitations médiatiques et, désormais, appels officiels.
Reste à savoir si cette histoire avec le président portugais ne sera qu'une parenthèse amusante dans sa carrière ou si elle marquera le début d'une relation plus régulière avec les institutions de son pays. Une chose est sûre : à 24 ans, Afonso Eulálio a déjà marqué l'histoire du Giro 2026.
Selon Fran Miholjević, coéquipier d'Eulálio chez Bahrain-Victorious, le coureur n'a pas reconnu le numéro et a cru avoir affaire à un journaliste. Il a donc ignoré l'appel avant de recevoir un message lui indiquant l'identité de son interlocuteur.