La France footballistique commémore, ce mardi 12 mai 2026, les cinquante ans de la finale de la Coupe d’Europe des clubs champions perdue par l’AS Saint-Étienne face au Bayern Munich. Selon France 24, cet événement historique, qui s’est déroulé le 12 mai 1976 au Hampden Park de Glasgow, a marqué durablement les mémoires des supporters « verts ». Parmi les acteurs de cette épopée, Patrick Revelli, alors attaquant de l’équipe stéphanoise, se souvient avec émotion de cette soirée et évoque les anecdotes qui ont forgé la légende du club.
Ce qu'il faut retenir
- Finale du 12 mai 1976 : l’AS Saint-Étienne s’incline 1-0 face au Bayern Munich au Hampden Park de Glasgow.
- Buteur décisif : Franz Roth marque le seul but du match pour le Bayern à la 57e minute.
- Patrick Revelli : membre de l’effectif stéphanois, il évoque aujourd’hui cette défaite comme un souvenir douloureux mais fondateur.
- Les poteaux carrés : symbole de cette époque, les poteaux du stade de Saint-Étienne étaient alors en bois et non en métal.
- Une génération mythique : cette équipe, entraînée par Robert Herbin, était composée de joueurs comme Platini, Janvion ou encore Lopez.
Une finale qui reste gravée dans l’histoire stéphanoise
Le 12 mai 1976, l’AS Saint-Étienne disputait sa première finale européenne. Pour les Verts, c’était l’aboutissement d’une campagne européenne menée tambour battant. Malgré leur défaite 1-0 contre un Bayern Munich solide, l’équipe de Robert Herbin avait marqué les esprits par son jeu offensif et son audace. Selon France 24, le match s’est joué sur un rythme soutenu, avec des occasions de part et d’autre, mais c’est finalement le Bayern qui a su concrétiser à la 57e minute grâce à Franz Roth. « On avait tout donné, mais une finale, ça se gagne, et nous, on l’a perdue », a déclaré Patrick Revelli lors d’un entretien exclusif.
Pour Revelli, cette rencontre reste un symbole de cette époque où le football français se mesurait aux meilleurs d’Europe. « On était une équipe soudée, avec des joueurs exceptionnels. La défaite était dure à digérer, mais elle nous a appris l’humilité », a-t-il précisé. Bref, cette finale, même perdue, a ancré l’AS Saint-Étienne dans le paysage du football européen pour les décennies à venir.
Les anecdotes d’une époque révolue
Patrick Revelli a également évoqué des détails qui illustrent à quel point le football a changé depuis 1976. Parmi eux, les fameuses « poteaux carrés » du stade Geoffroy-Guichard, qui étaient en bois et non en métal comme aujourd’hui. « À l’époque, les poteaux n’étaient pas arrondis. C’était un détail, mais ça faisait partie de l’identité du club », a-t-il souligné. Il a aussi mentionné l’ambiance unique des matchs européens, où les supporters stéphanois envahissaient les tribunes avec une ferveur inégalée.
Revelli a par ailleurs rendu hommage à sa femme, décrite comme son plus grand soutien tout au long de sa carrière. « Sans elle, je n’aurais pas pu donner le meilleur de moi-même sur le terrain », a-t-il confié. Ces souvenirs, mêlés à la nostalgie d’une époque où le football était moins commercialisé, rappellent une période où le club symbolisait l’audace et la passion.
« Une finale, ça se gagne, et nous, on l’a perdue. »
— Patrick Revelli, ancien attaquant de l’AS Saint-Étienne
Cette épopée de 1976, même si elle s’est soldée par une défaite, reste un symbole fort pour le football français. Elle rappelle que la grandeur d’un club ne se mesure pas uniquement à ses trophées, mais aussi à l’empreinte qu’il laisse dans les mémoires. Pour Patrick Revelli, comme pour des milliers de supporters, le 12 mai 1976 restera à jamais une date charnière.
L’AS Saint-Étienne s’est inclinée 1-0 face au Bayern Munich grâce à un but de Franz Roth à la 57e minute. Le match s’est joué au Hampden Park de Glasgow.