Selon Le Figaro - Immobilier, l’analyse du marché des logements anciens au premier trimestre 2026 révèle une tendance contrastée sur le territoire national. Après plusieurs trimestres de stagnation, certaines villes enregistrent une reprise des prix, signe d’un possible rééquilibrage du marché.

Ce qu'il faut retenir

  • 21 villes** enregistrent une hausse des prix au premier trimestre 2026, contre seulement 12 au trimestre précédent, selon l’analyse exclusive du Figaro - Immobilier.
  • L’augmentation moyenne** des prix atteint +1,3 % dans ces villes, avec des pics locaux dépassant +3 %.
  • Les métropoles régionales comme Lyon, Bordeaux et Nantes** tirent la dynamique, tandis que Paris reste en retrait avec une stabilité relative.
  • Cette reprise s’inscrit dans un contexte de baisse des taux d’intérêt, passés sous la barre des 3,5 %** en moyenne.

Une reprise localisée, portée par les métropoles régionales

Comme le rapporte Le Figaro - Immobilier, la reprise des prix immobiliers ne concerne pas l’ensemble du territoire. Les grandes villes, notamment Lyon, Bordeaux et Nantes, enregistrent des hausses significatives. À Lyon, par exemple, les prix ont progressé de +2,1 % en trois mois, selon les données analysées par le quotidien. Bordeaux suit de près avec une augmentation de +1,9 %, tandis que Nantes affiche une hausse de +1,5 %. Ces dynamiques s’expliquent en partie par une demande soutenue pour des logements dans des villes où l’offre reste limitée, couplée à une baisse progressive des taux d’intérêt.

À l’inverse, certaines villes moyennes ou zones rurales continuent de subir des baisses de prix, notamment dans le Nord ou l’Est du pays, où l’activité économique reste atone. La fracture territoriale se creuse donc, avec des marchés locaux qui évoluent à des vitesses très différentes.

Paris et l’Île-de-France : une stabilité trompeuse ?

Si la capitale ne fait pas partie des villes en forte hausse, elle ne connaît pas non plus de baisse marquée. Selon l’analyse du Figaro - Immobilier, les prix à Paris restent stables, avec une légère progression de +0,3 % sur le trimestre. Cette stabilité s’explique par la rareté des biens disponibles sur le marché, couplée à une demande toujours forte, notamment pour les petits logements.

En petite couronne parisienne, la situation est plus contrastée. Certaines communes comme Boulogne-Billancourt ou Neuilly-sur-Seine enregistrent des hausses modérées, tandis que d’autres, plus éloignées, voient leurs prix stagner ou baisser légèrement. Le marché francilien reste donc un cas particulier, marqué par des dynamiques locales très variables.

Les taux d’intérêt, un levier clé pour cette reprise

D’après Le Figaro - Immobilier, la baisse des taux d’intérêt joue un rôle central dans cette reprise. Au premier trimestre 2026, les taux moyens pour un prêt immobilier sont tombés sous la barre des 3,5 %, contre près de 4 %** fin 2025. Cette amélioration des conditions d’emprunt a relancé la demande, notamment chez les primo-accédants, qui représentent une part croissante des acheteurs dans les villes en hausse.

Les professionnels du secteur soulignent que cette tendance pourrait se poursuivre si les taux continuent de baisser, ce qui permettrait d’élargir encore le cercle des acheteurs potentiels. Cependant, la prudence reste de mise, car l’inflation et les incertitudes économiques pourraient freiner cette dynamique à moyen terme.

« La baisse des taux a un effet immédiat sur la solvabilité des ménages. Même si les prix remontent, les conditions d’emprunt restent favorables, ce qui soutient la demande. »
Un porte-parole de l’Observatoire de l’Immobilier Français, cité par Le Figaro - Immobilier

Et maintenant ?

La question qui se pose désormais est celle de la pérennité de cette reprise. Les prochaines décisions de la Banque centrale européenne, attendues d’ici l’été 2026, pourraient encore influencer les taux d’intérêt. Si ceux-ci continuent de baisser, la tendance haussière pourrait s’étendre à d’autres villes. À l’inverse, un rebond de l’inflation pourrait freiner cette dynamique et relancer les craintes d’un nouveau ralentissement du marché.

Les professionnels du secteur appellent à la prudence. Si la reprise est encourageante, elle reste fragile et dépendra largement de l’évolution des taux et de la confiance des ménages. Les prochains trimestres seront donc décisifs pour confirmer ou infirmer cette tendance.

D’après l’analyse du Figaro - Immobilier, les villes qui enregistrent les plus fortes hausses au premier trimestre 2026 sont Lyon (+2,1 %), Bordeaux (+1,9 %), Nantes (+1,5 %), Toulouse (+1,2 %) et Montpellier (+1,1 %). Ces villes profitent d’une demande soutenue et d’une offre limitée, ce qui pousse les prix à la hausse.