À Cuba, les habitants sont confrontés à une crise énergétique sans précédent, entraînant des conséquences draconiennes sur leur quotidien. La pénurie de carburant, due à la fin de l'approvisionnement en pétrole par le Venezuela sous pression américaine, a provoqué une hausse significative des prix des denrées alimentaires et des transports, rendant la vie de plus en plus difficile pour les Cubains.

La situation est particulièrement critique à La Havane, où les propriétaires de véhicules ne peuvent acheter que 20 litres d'essence par mois via une application, ce qui peut prendre des mois. Les prix des courses des quelques taxis privés qui circulent encore ont doublé, tout comme ceux des triporteurs électriques qui servent de transport collectif. Les Cubains sont donc contraints de se déplacer à vélo pour effectuer leurs courses quotidiennes.

Les conséquences de la crise énergétique

La crise énergétique a également un impact sur l'emploi, car de nombreuses entreprises privées et travailleurs à leur compte sont touchés de façon « sévère » à « catastrophique » par la pénurie de carburant, selon une étude du cabinet de consultant cubain Auge. En effet, 96,4% des petites et moyennes entreprises privées, soit plus de 8 900 entreprises, sont affectées par cette pénurie.

Les coupures de courant prolongées sont également fréquentes, ce qui rend difficile la préparation des repas pour les Cubains. « On nous la coupe tous les jours », se lamente Eduardo, un habitant du quartier du Centro à La Havane, qui attend avec résignation que l'électricité revienne pour pouvoir cuisiner.

Les défis de la vie quotidienne

La vie quotidienne des Cubains est devenue un défi constant. Les prix des denrées alimentaires ont flambé, rendant l'accès à la nourriture de plus en plus difficile. Luis Amauri Morales, un vendeur ambulant de fruits et légumes, reconnaît que ces produits frais deviennent chaque jour plus chers. « La pénurie peut arriver » si la crise du carburant et la hausse du prix du pétrole se poursuivent, craint-il.

Les Cubains doivent également faire face à des transports limités et à des emplois menacés. Alexander Callejas, 49 ans, qui travaille à son compte comme gardien de voiture devant un restaurant du quartier de la Vieille Havane, se désole : « A tout moment, je peux me retrouver sans travail et je ne sais pas comment je vais nourrir ma famille ».

Les enjeux plus larges

La crise énergétique à Cuba soulève des enjeux plus larges, notamment en termes de sécurité énergétique et de stabilité politique. La dépendance de l'île aux importations de pétrole et la pression américaine sur les pays qui lui vendent du pétrole ont créé une situation explosive.

Les Cubains attendent avec anxiété une solution à cette crise, qui a déjà des conséquences dramatiques sur leur vie quotidienne. Comme le souligne Yixander Diaz, un maçon de 27 ans qui vit dans un quartier périphérique de La Havane, « les temps sont compliqués » et les Cubains doivent « continuer à survivre » pour nourrir leurs familles.

Les principales conséquences de la crise énergétique à Cuba sont la pénurie de carburant, la hausse des prix des denrées alimentaires, les coupures de courant prolongées, les transports limités et les emplois menacés.