Alors que la saison 2026 de Formule 1 démarre ce dimanche, le championnat assure être en bonne voie pour atteindre son objectif de neutralité carbone d'ici 2030, selon nos confrères de RMC Sport. Selon son dernier rapport annuel, 168 000 tonnes de CO2 ont été émises lors de la saison 2024, soit une baisse de 26 % par rapport à 2018.
Cependant, une étude de Greenly publiée récemment estime que l'empreinte carbone de la Formule 1 est en réalité de 1,04 million de tonnes de CO2, soit six fois supérieur à celui déclaré par la F1, et comparable aux émissions annuelles du Belize. La raison de cet écart saisissant est due au périmètre de reporting retenu, qui ne prend pas en compte les émissions générées par l'écosystème plus large autour du sport.
Ce qu'il faut retenir
- L'objectif de neutralité carbone de la Formule 1 d'ici 2030
- Les 168 000 tonnes de CO2 émises lors de la saison 2024
- L'estimation de l'empreinte carbone de la Formule 1 à 1,04 million de tonnes de CO2
- Le périmètre de reporting retenu qui ne prend pas en compte les émissions générées par l'écosystème plus large autour du sport
Les efforts de la Formule 1 pour réduire son empreinte carbone
La Formule 1 indique avoir investi dans du carburant d'aviation durable, étendu l'utilisation de camions utilisant des biocarburants pour son transport de fret et poursuivi sa transition continue vers des sources d'énergie renouvelable dans les installations et les écuries. Cependant, l'étude de Greenly met en évidence que les émissions proviennent en grande partie des déplacements des spectateurs pour se rendre aux courses, mais aussi de l'hébergement, de la restauration, du merchandising et des diffusions télévisées ainsi que le streaming.
« L'impact environnemental de la Formule 1 est moins déterminé par ce qui se passe sur la piste que par la manière dont un championnat mondial est fréquenté, consommé et rejoint par les spectateurs », a déclaré Arnaud Delubac, co-fondateur de Greenly.
Les pistes de réduction de l'empreinte carbone
La Formule 1 peut influencer les fans à adopter des comportements plus durables en les sensibilisant aux émissions liées aux déplacements lors de l'achat de billets, en encourageant l'utilisation de transports à plus faible empreinte carbone et en travaillant avec les villes hôtes pour bien connecter les circuits aux transports publics. La réorganisation du calendrier et le regroupement des courses géographiquement pourraient également contribuer à réduire les émissions.
« À l'échelle de millions de spectateurs sur une saison complète, même des changements relativement modestes dans les comportements de déplacement pourraient réduire significativement l'empreinte élargie du sport », a affirmé Arnaud Delubac.
En conclusion, la Formule 1 a encore du travail à faire pour atteindre son objectif de neutralité carbone, mais les efforts en cours et les pistes de réduction de l'empreinte carbone sont prometteuses. Il faudra suivre de près les progrès du championnat dans les années à venir.
