Un appareil légendaire dans l’histoire de l’aviation, Solar Impulse 2, s’est abîmé dans le golfe du Mexique le 13 mai 2026, alors qu’il participait à un exercice de la marine américaine. Selon Le Monde, l’accident est survenu dans des conditions météorologiques difficiles, entraînant la perte de l’appareil, désormais propiedad de l’entreprise Skydweller Aero. Cet avion, qui avait marqué l’histoire en réalisant un tour du monde en 2016 grâce à l’énergie solaire, était alors utilisé sous forme de drone lors de cette mission.
Ce qu’il faut retenir
- Solar Impulse 2 s’est abîmé dans le golfe du Mexique le 13 mai 2026 lors d’un exercice de la marine américaine.
- L’accident serait lié à des conditions météorologiques défavorables, selon son nouveau propriétaire, Skydweller Aero.
- L’appareil, initialement conçu pour un tour du monde en 2016 à l’énergie solaire, avait été transformé en drone.
- Le pilote n’était pas à bord, l’appareil évoluant en mode autonome lors de l’exercice.
- Solar Impulse 2 était un pionnier dans le domaine des avions solaires, ayant accompli un périple de 40 000 km en 2015-2016.
Un appareil historique transformé en drone
Conçu à l’origine par les Suisses Bertrand Piccard et André Borschberg, Solar Impulse 2 avait marqué l’histoire en accomplissant, entre 2015 et 2016, le premier tour du monde sans escale à bord d’un avion propulsé uniquement par l’énergie solaire. Long de 22 mètres pour une envergure de 72 mètres, l’appareil était équipé de plus de 17 000 cellules photovoltaïques, lui permettant de voler de jour comme de nuit. Après cette prouesse technique et humaine, l’avion avait été cédé à Skydweller Aero, une entreprise spécialisée dans les drones solaires à longue endurance, qui l’avait converti en drone pour des missions de surveillance et de collecte de données.
Un exercice militaire tourné au drame
L’accident s’est produit lors d’un exercice organisé par la marine américaine, au cours duquel Solar Impulse 2, piloté à distance, devait simuler une mission de reconnaissance sur une zone maritime. Selon les premières informations rapportées par Le Monde, l’appareil aurait rencontré des conditions météorologiques particulièrement sévères, avec des vents violents et une visibilité réduite. Ces éléments auraient compromis la stabilité du drone, entraînant sa perte en mer. Aucun blessé n’est à déplorer, l’appareil évoluant en mode autonome et sans pilote à bord au moment de l’incident.
Dans un communiqué, Skydweller Aero a confirmé la perte de l’appareil tout en précisant que « les raisons exactes de l’accident font l’objet d’une enquête en collaboration avec les autorités américaines ». L’entreprise n’a pas encore communiqué sur les éventuelles conséquences opérationnelles de cet incident pour ses programmes en cours.
Un héritage technologique et environnemental
Si l’accident de Solar Impulse 2 rappelle les défis persistants liés à l’exploitation des drones et des avions solaires, il ne remet pas en cause l’héritage technologique et environnemental de cet appareil. Lors de son tour du monde, l’avion avait démontré la faisabilité des vols longue distance sans émission de CO₂, ouvrant la voie à de nouvelles innovations dans le domaine de l’aviation durable. Plusieurs projets, comme celui de Airbus avec l’E-Fan X ou encore les initiatives de start-up spécialisées dans les eVTOL (avions électriques à décollage vertical), s’inspirent directement de ces avancées.
— L’avion avait parcouru 40 000 km en 17 étapes, avec une vitesse moyenne de 70 km/h, lors de son tour du monde en 2015-2016. —
Reste à voir si cet événement influencera les programmes en cours, notamment ceux visant à développer des avions de ligne électriques ou à hydrogène, une piste explorée par plusieurs constructeurs pour réduire l’empreinte carbone du transport aérien.
Après son tour du monde en 2016, Solar Impulse 2 a été racheté par Skydweller Aero, une entreprise spécialisée dans les drones solaires à longue endurance. L’appareil a été converti en drone pour des missions de surveillance maritime, de collecte de données ou de relais de communication, où son autonomie et son absence d’émissions sont des atouts majeurs.