Les passionnés d’histoire et d’archéologie pourront découvrir le sanctuaire gallo-romain dédié à Sequana, déesse des sources, lors d’une ouverture exceptionnelle prévue dimanche 14 juin. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des Journées européennes de l’archéologie, un événement national qui propose des visites gratuites sur l’ensemble du territoire, selon Le Monde.

Ce qu'il faut retenir

  • Une visite exceptionnelle du sanctuaire de Sequana, ouverte au public le dimanche 14 juin 2026, dans le cadre des Journées européennes de l’archéologie.
  • Le site, dédié à la déesse guérisseuse Sequana, sera accessible pour une journée seulement.
  • L’événement s’adresse aux amateurs d’histoire et aux familles souhaitant explorer ce lieu antique méconnu.

Un sanctuaire dédié à une déesse méconnue

Situé à la source de la Seine, dans la commune de Source-Seine (Côte-d’Or), ce site archéologique unique plonge ses visiteurs dans l’univers des Gallo-Romains. Sequana, divinité associée aux eaux et à la guérison, y était vénérée dès le Ier siècle de notre ère. Les fouilles menées sur place ont révélé des ex-voto, des statues et des offrandes, témoignant de la ferveur des pèlerins venus solliciter ses bienfaits.

« Ce sanctuaire est l’un des rares en Gaule à avoir été dédié à une déesse guérisseuse », explique un archéologue cité par Le Monde. « Les découvertes réalisées permettent de mieux comprendre les pratiques religieuses et médicales de l’époque. » Les objets exhumés, comme des figurines ou des tablettes en bois, sont conservés au musée archéologique de Dijon.

Une journée exceptionnelle dans le cadre d’un événement national

Les Journées européennes de l’archéologie, organisées chaque année depuis 2010, visent à démocratiser l’accès à ce patrimoine. En 2026, plus de 1 500 sites répartis dans toute la France ouvriront leurs portes au public, avec des animations adaptées aux enfants comme aux adultes. À Source-Seine, les visiteurs pourront bénéficier de visites guidées par des spécialistes, ainsi que d’ateliers sur les techniques de fouille.

« C’est une occasion rare de voir un site habituellement fermé au public », précise un responsable du ministère de la Culture, interrogé par Le Monde. « Nous espérons accueillir plusieurs centaines de personnes ce dimanche. » L’accès sera gratuit, mais une réservation en ligne est fortement recommandée en raison de la forte affluence attendue.

Un patrimoine à préserver et à découvrir

Le sanctuaire de Sequana, classé Monument historique depuis 1981, est géré par la DRAC Bourgogne-Franche-Comté. Les travaux de consolidation menés ces dernières années ont permis de protéger les vestiges, notamment les murs de l’enceinte sacrée et les bassins utilisés pour les ablutions rituelles. « Ce site est un témoignage exceptionnel de la romanisation des campagnes gauloises », souligne un historien local.

Autant dire que cette ouverture exceptionnelle s’adresse aussi bien aux érudits qu’aux simples curieux. Les organisateurs rappellent que le site reste fragile : « Nous invitons les visiteurs à respecter les lieux et à ne pas toucher aux vestiges », insiste un médiateur culturel. Des panneaux explicatifs seront mis à disposition pour expliquer l’importance historique du lieu.

Et maintenant ?

Cette ouverture exceptionnelle pourrait inciter les autorités locales à pérenniser des visites plus régulières, voire à développer un projet de musée de site. Une concertation est en cours avec les associations de défense du patrimoine pour étudier la faisabilité d’un tel aménagement. Pour l’heure, la priorité reste l’organisation de cette journée, avec un renforcement des équipes de sécurité et d’accueil.

Les amateurs d’histoire pourront ainsi profiter de cette occasion unique de marcher dans les pas des pèlerins antiques, tout en participant à la valorisation d’un patrimoine méconnu. Une chose est sûre : ce rendez-vous du 14 juin s’annonce comme l’un des temps forts des Journées européennes de l’archéologie.

Oui, une réservation en ligne est fortement recommandée, car les places sont limitées. Les inscriptions se font directement sur le site des Journées européennes de l’archéologie, selon Le Monde.