La France est actuellement confrontée à une crise démographique sans précédent. Selon les chiffres, il y a eu plus de décès que de naissances en France en 2025, une situation qui n'avait pas été observée depuis la Seconde Guerre mondiale. En 2025, 645 000 enfants sont nés, soit une baisse de 2,1% par rapport à 2024, où 660 000 naissances avaient été enregistrées.
Ce phénomène a poussé le président Emmanuel Macron à appeler à un « réarmement démographique » du pays. Dans cette optique, il a annoncé plusieurs mesures, notamment un congé de naissance supplémentaire pour les parents ainsi qu'un plan de lutte contre l'infertilité. Mais pourrait-il y avoir d'autres facteurs à prendre en compte pour stimuler la natalité ?
Le télétravail, un facteur de stimulation de la fertilité ?
Une étude menée par des chercheurs de l'université de Stanford et relayée par BFM suggère que le télétravail pourrait jouer un rôle dans l'augmentation de la fertilité. Selon cette étude, lorsque les deux partenaires d'un couple travaillent au moins un jour par semaine à la maison, une hausse de 0,32 enfant par femme a été constatée, ce qui représente une augmentation de 14%.
Cependant, les hausses de fertilité varient considérablement selon les pays étudiés. Aux États-Unis, par exemple, il y a une hausse de 0,45 enfant par femme, ce qui signifie que le télétravail est responsable de 8% des naissances, soit 291 000 par an.
Méthodologie de l'étude
Pour étudier l'impact du télétravail sur la fertilité, les auteurs de l'étude ont comparé des catégories socio-professionnelles équivalentes, en tenant compte de facteurs tels que le métier et le revenu. La principale différence entre ces groupes était que l'un travaillait toujours sur site, tandis que l'autre avait recours au télétravail.
Ces chercheurs ont ainsi pu établir que le télétravail en lui-même n'est peut-être pas le facteur direct de l'augmentation de la fertilité. Selon eux, le télétravail permet de « réduire le temps et les coûts de coordination nécessaires pour concilier vie professionnelle et vie familiale ».
Implications et perspectives
Si le télétravail peut réduire le temps de trajet, permettre de réaliser des tâches ménagères ou être présent avec ses enfants, cela pourrait également favoriser l'achat d'une maison plus loin et donc plus grande. Une autre étude, publiée en 2025 et citée par BFM, suggère « une augmentation significative et persistante des naissances neuf mois plus tard » en Norvège.
En France, selon les auteurs de l'étude, le gain serait plus minime, avec une augmentation de 0,042 enfant par femme. Cela représenterait néanmoins la naissance de 17 000 bébés supplémentaires par an si plus de couples optaient pour le télétravail.
Conclusion et perspectives d'avenir
Alors que la France cherche à stimuler sa natalité, l'étude sur le télétravail et la fertilité offre des pistes intéressantes. Il reste à voir comment ces résultats pourraient être appliqués pour encourager la natalité dans les pays développés. Les prochaines étapes consisteront à approfondir ces recherches et à évaluer les politiques qui pourraient favoriser le télétravail et, par extension, la fertilité.
Selon l'étude, les pays comme les États-Unis semblent avoir une augmentation de fertilité plus marquée due au télétravail, avec une hausse de 0,45 enfant par femme.
