Charlotte Barthes, agent immobilier, souligne que les acheteurs sous-estiment souvent certains critères lors de l'achat d'un logement. « Les investisseurs raisonnent avant tout en termes de rendement, en intégrant dès le départ le coût des travaux », explique-t-elle. À l’inverse, les acheteurs résidentiels se concentrent davantage sur le bien lui-même, parfois au détriment de son environnement ou de ses contraintes pratiques.

La luminosité est un critère dont l’importance est souvent mal évaluée lors de la visite. « Il arrive que des biens soient écartés uniquement à cause de l’exposition », constate Charlotte Barthes. Or, chaque orientation n’implique pas le même confort : le sud apporte lumière et chaleur, le nord une luminosité plus constante, tandis que l’est et l’ouest influencent les rythmes de vie.

Les priorités des acheteurs

Les priorités varient selon le profil de l’acheteur. Les investisseurs raisonnent avant tout en termes de rendement, en intégrant dès le départ le coût des travaux. À l’inverse, les acheteurs résidentiels se concentrent davantage sur le bien lui-même, parfois au détriment de son environnement ou de ses contraintes pratiques.

La localisation figure parmi les premiers critères analysés, mais ses conséquences pratiques sont parfois reléguées au second plan. « La proximité des transports est déterminante, surtout à Paris, mais son impact réel sur le quotidien, en termes de temps de trajet ou de flexibilité des déplacements, n’est pas toujours anticipé », observe Charlotte Barthes.

Les critères sous-estimés

La question de l’accessibilité se pose avec encore plus d’acuité pour les ménages véhiculés. « Beaucoup réalisent trop tard que le stationnement est un vrai sujet. Ne plus avoir à chercher une place devient rapidement un confort essentiel », souligne Charlotte Barthes.

La performance énergétique est un autre paramètre fréquemment sous-estimé. Si le diagnostic est désormais scruté, ses implications concrètes restent parfois floues. « On voit que beaucoup d’acheteurs ciblent des biens classés D, sans toujours mesurer ce que cela implique en matière d’isolation, de charges ou d’évolution des règles », note Charlotte Barthes.

Les oublis les plus lourds de conséquences

Les oublis les plus lourds de conséquences concernent toutefois la copropriété. « Beaucoup d’acheteurs ne prennent pas le temps d’analyser ce qui a été voté ou ce qui devra être financé. Une façade ou une toiture peut représenter 20 000 à 30 000 euros », rappelle Charlotte Barthes.

À cela s’ajoute une anticipation parfois insuffisante du financement. « On voit encore des ventes échouer très tardivement parce que le budget n’a pas été validé en amont ou a été mal évalué », souligne-t-elle.

Les enjeux plus larges

L’environnement du bien reste un facteur déterminant, souvent sous-estimé au moment de l’achat. « Le prix d’un logement ne reflète pas seulement ses murs. Le quartier, les projets urbains ou les transports ont un impact direct sur la qualité de vie et sur la revente », explique Charlotte Barthes.

Il est essentiel pour les acheteurs de prendre en compte ces critères clés pour éviter les mauvaises surprises et trouver un logement qui répond à leurs besoins et à leurs attentes.

Les critères les plus importants à prendre en compte lors de l’achat d’un logement sont la localisation, la luminosité, l’accessibilité, la performance énergétique et la copropriété.