Qui n’a jamais cédé à la tentation de tricher, ne serait-ce qu’une fois ? Dans le cinquième épisode de la série publiée par Libération, le portrait de David illustre les stratégies rodées qu’il met en place pour éviter le stress des examens. Son approche ? Un « outfit spécial » conçu pour dissimuler son téléphone, lui permettant de consulter discrètement ses notes sans éveiller les soupçons.
Ce qu'il faut retenir
- David utilise une casquette, un pull et un jean serré pour cacher son téléphone et tricher lors des examens
- Cette méthode, qu’il décrit comme « un kit anti-stress », lui permet de consulter des notes sans être repéré
- L’article s’inscrit dans une série sur les techniques de triche les plus répandues, selon Libération
- Le cinquième épisode de la série met en lumière des stratégies individuelles et des comportements adaptés à la pression des examens
Un « outfit spécial » conçu pour tromper la vigilance
David, étudiant en troisième année de licence, a développé une technique de triche qui repose sur l’ingéniosité vestimentaire. Selon ses propres mots, son « outfit spécial » se compose d’une casquette, d’un pull et d’un jean bien serré. Le but ? Créer des poches et des espaces discrets pour y glisser un téléphone, explique-t-il. « Avec ça, je peux consulter mes notes ou répondre à des messages sans que personne ne s’en aperçoive », a-t-il confié à Libération. Cette méthode, qu’il utilise depuis plusieurs semestres, lui évite de subir le stress lié à l’oubli ou à l’incertitude pendant les épreuves.
Pour David, cette approche relève moins de la malhonnêteté que d’une stratégie de survie académique. Il souligne que cette pratique est devenue monnaie courante dans les amphithéâtres bondés, où la surveillance des surveillants est souvent limitée. « Tout le monde le fait, mais personne n’en parle », ajoute-t-il. Son témoignage s’ajoute à ceux d’autres étudiants qui partagent des méthodes similaires dans le cadre de la série publiée par le quotidien.
La triche, un phénomène normalisé dans les études ?
L’article de Libération s’inscrit dans une réflexion plus large sur les comportements déviants en milieu universitaire. Selon plusieurs enquêtes, près de 60 % des étudiants auraient déjà triché au moins une fois au cours de leurs études, que ce soit en copiant sur un voisin, en utilisant des antisèches ou en consultant des ressources en ligne pendant les épreuves. Pour David, sa méthode n’est qu’une adaptation aux nouvelles technologies et aux contraintes des salles d’examen modernes.
Cette série, intitulée « Qui n’a jamais triché ? », explore les différentes facettes de ce phénomène à travers des portraits et des témoignages. Le cinquième épisode, consacré à David, met en lumière une pratique qui, bien que courante, reste rarement abordée ouvertement. « On parle beaucoup de la triche comme d’un acte moralement condamnable, mais on oublie souvent les pressions qui poussent à le faire », rappelle le quotidien.
« C’est de la triche, oui. Mais autant dire que tout le monde le fait. Moi, au moins, j’assume avec style. » — David
En attendant, l’expérience de David rappelle que la triche, sous toutes ses formes, reste un sujet de société qui dépasse le cadre strict de l’éducation. Comme le souligne Libération, « le vrai défi pourrait bien être de repenser un système où la réussite ne dépend pas de la capacité à contourner les règles ».