La décision de l'Anses d'interdire certains produits à base de cuivre en 2027 pose des problèmes aux viticulteurs qui utilisent ces produits depuis 150 ans.

Les représentants des viticulteurs se sont alarmés ce lundi d'être bientôt privés de certains produits à base de cuivre, pilier à la fois de la viticulture bio et conventionnelle, non réautorisés faute d'éléments jugés suffisants quant à leur impact.

Une décision qui fait planer le risque d'une déconversion

« Le cuivre c'est la base de la viticulture des 150 dernières années », a fait valoir Pierre-Henri Cosyns, de la Fédération nationale de l'agriculture biologique (FNAB), relevant que le secteur avait divisé par deux les doses ces vingt dernières années.

En juillet, 17 produits incluant du cuivre n'ont pas obtenu leur réautorisation de mise sur le marché, les fabricants n'ayant pas fourni les éléments attendus, a expliqué l'agence sanitaire (Anses). La décision s'appliquera à compter de 2027.

Les viticulteurs s'inquiètent de la restriction d'usage

Les viticulteurs s'inquiètent de ne plus disposer de la même panoplie, et critiquent les restrictions d'usage, notamment de fréquence d'application (tous les 7 jours maximum).

« Le changement climatique, c'est plus d'humidité et donc plus de cuivre », a souligné Bernard Farges, du Comité national des interprofessions des vins (CNIV), évoquant « une punition incompréhensible » alors que le secteur met en avant ses efforts pour réduire ses intrants, dans un contexte de difficultés économiques.

Une menace pour la viticulture bio

Pierre-Henri Cosyns a mis en garde contre « le risque d'une déconversion » d'une partie des viticulteurs bio (20% des surfaces en France).

La FNAB, France Vin Bio et Confédération Nationale des AOC viticoles (CNAOC) en appellent aux pouvoirs publics et veulent s'associer aux recours des fabricants de produits.

Une décision qui soulève des questions

L'Anses souligne, elle, que le cuivre « est un oligo-élément qui au-delà d'une certaine dose a une toxicité avérée ». « Il y a des valeurs toxicologiques de référence, et notre objectif est de regarder si on les atteint ou pas par rapport à l'inhalation, le transfert cutané ou de l'ingestion chez le consommateur », a expliqué Charlotte Grastilleur, directrice générale déléguée de l'organisme.

Les viticulteurs s'inquiètent de la restriction d'usage et des conséquences potentielles sur leur activité.

Questions en suspens

Les viticulteurs vont devoir trouver de nouvelles solutions pour lutter contre les maladies de la vigne, ce qui pourrait entraîner des coûts supplémentaires et des difficultés pour leur activité.

Le cuivre peut être toxique à forte dose, mais les autorités sanitaires assurent que les produits autorisés sont sécuritaires pour la santé humaine et animale.

La décision de l'Anses soulève des questions sur les conséquences potentielles pour la viticulture et les consommateurs.

La situation est complexe et les décisions prises devront être suivies de près pour éviter les conséquences négatives.

La viticulture est un secteur essentiel pour l'économie et l'environnement, et il est important de trouver des solutions pour protéger les cultures et les consommateurs.