L’ultramarathonien allemand Arda Saatçi a terminé un parcours de 604,6 kilomètres entre la Vallée de la Mort, en Californie, et la jetée de Santa Monica à Los Angeles, après plus de 123 heures de course, selon Euronews FR.
Ce défi extrême, l’un des plus exigeants au monde, s’est déroulé dans des conditions climatiques particulièrement éprouvantes, avec des températures avoisinant les 40 °C en journée. L’athlète a emprunté des routes désertiques, des autoroutes ainsi que des portions de la mythique Route 66 avant d’atteindre la côte pacifique le 10 mai 2026.
Ce qu'il faut retenir
- Arda Saatçi a parcouru 604,6 km entre la Vallée de la Mort et Santa Monica en 123 heures.
- Le défi s’est déroulé sous des températures dépassant 40 °C.
- L’athlète a emprunté des routes désertiques, des autoroutes et la Route 66.
- Saatçi a dû observer une pause médicale le troisième jour pour déshydratation.
- Il n’a pas atteint son objectif initial de terminer en 96 heures.
Un parcours mythique sous une chaleur écrasante
Parti de Badwater Basin, le point le plus bas des États-Unis situé à -86 mètres sous le niveau de la mer, Arda Saatçi a traversé des paysages désertiques parmi les plus hostiles au monde. Euronews FR précise que l’athlète a évolué dans un environnement où les températures diurnes frôlaient les 40 °C, rendant chaque étape encore plus difficile.
Le parcours, long de 604,6 kilomètres, a nécessité une préparation physique et mentale exceptionnelle. « Ce genre de défi met à l’épreuve non seulement le corps, mais aussi l’esprit », a déclaré Saatçi avant le départ. Il a ajouté : « Les hallucinations et la déshydratation font partie des obstacles à surmonter. »
Des difficultés majeures en cours de route
Dès le troisième jour, les conditions extrêmes ont eu raison de l’athlète, qui a dû s’arrêter pour une pause médicale en raison d’un début de déshydratation sévère et de troubles visuels. « À un moment, j’ai cru voir des silhouettes à côté de moi, alors qu’il n’y avait personne », a-t-il expliqué dans un entretien accordé à Eurneus FR.
Malgré ces difficultés, Saatçi a choisi de poursuivre son aventure, bien qu’il n’ait pas réussi à respecter son objectif initial de terminer le parcours en 96 heures. Il a finalement franchi la ligne d’arrivée le 10 mai, après plus de cinq jours de course ininterrompue.
Un défi plus long que prévu, mais une victoire personnelle
Ce genre d’épreuve, connue sous le nom de Badwater 135 (bien que la distance ici soit légèrement inférieure), est réputé pour être l’un des ultramarathons les plus difficiles au monde. Les organisateurs de la course originale imposent une limite de 48 heures pour parcourir les 217 km entre Badwater Basin et le Mont Whitney. Le parcours effectué par Saatçi, bien que plus long, n’est pas officiellement reconnu comme une édition de cette course.
« Chaque kilomètre a été une victoire », a confié Saatçi. « La fatigue et la chaleur m’ont poussé à mes limites, mais c’est précisément ce qui rend ce genre d’expérience inoubliable. »
Côté organisation, les autorités locales et les responsables de courses d’ultra-endurance pourraient s’interroger sur les conditions de sécurité pour les athlètes affrontant des températures aussi extrêmes. Une réflexion sur les protocoles médicaux pourrait être engagée avant les prochaines éditions de ce type d’épreuves.
Le Badwater 135 est un ultramarathon de 217 km partant de Badwater Basin, dans la Vallée de la Mort, et se terminant au pied du Mont Whitney. La distance de 604,6 km parcourue par Saatçi dépasse largement celle du Badwater 135 et n’est pas officiellement reconnue comme une édition de cette course.