La Commission européenne a donné cinq jours ouvrables à Meta pour se conformer à une nouvelle obligation, sous peine de sanctions financières pouvant atteindre jusqu’à 10 % de son chiffre d’affaires annuel mondial. Selon Le Monde, cette décision s’inscrit dans le cadre d’une enquête approfondie sur les pratiques anticoncurrentielles du géant américain, notamment autour de son assistant d’intelligence artificielle intégré à WhatsApp.
Ce qu'il faut retenir
- Meta dispose d’un délai de 5 jours ouvrables pour se conformer aux nouvelles obligations imposées par l’UE.
- L’entreprise risque une amende pouvant représenter jusqu’à 10 % de son chiffre d’affaires annuel global en cas de non-respect.
- Cette mesure vise à garantir l’accès gratuit et équitable des concurrents de Meta AI dans l’écosystème WhatsApp.
- L’enquête de la Commission européenne porte sur d’éventuelles entraves à la concurrence dans le secteur des assistants vocaux et textuels intégrés aux messageries.
Une décision qui s’inscrit dans la lutte contre les pratiques anticoncurrentielles
La Commission européenne a acté une mesure contraignante à l’encontre de Meta, exigeant que les utilisateurs de WhatsApp puissent facilement quitter l’assistant d’intelligence artificielle développé par le groupe pour se tourner vers des solutions concurrentes. Selon Le Monde, cette obligation s’applique dès maintenant, avec un délai strict de cinq jours ouvrables pour que Meta mette en œuvre les ajustements techniques et réglementaires nécessaires.
Cette décision fait suite à une enquête préliminaire lancée en 2025, qui avait mis en lumière des pratiques jugées restrictives par Bruxelles. Les régulateurs européens estiment que Meta aurait pu favoriser indûment son propre assistant IA au détriment de ceux développés par d’autres acteurs du marché, notamment dans l’écosystème des messageries instantanées.
Un risque financier majeur pour Meta
Le montant potentiel de l’amende, estimé à 10 % du chiffre d’affaires annuel mondial de Meta, représente une somme colossale. Pour donner un ordre d’idée, en 2025, le groupe avait enregistré un chiffre d’affaires global de 140 milliards de dollars, ce qui rendrait l’amende maximale de l’ordre de 14 milliards de dollars. Une telle sanction aurait un impact significatif sur les finances du groupe, déjà sous surveillance étroite de la Commission européenne pour d’autres affaires liées à la protection des données et à la concurrence.
Cette mesure s’ajoute à d’autres décisions récentes prises par Bruxelles contre les géants du numérique. En 2024, l’UE avait infligé une amende de 1,2 milliard d’euros à Meta pour des transferts de données vers les États-Unis jugés illégaux. Autant dire que le groupe doit désormais redoubler de vigilance pour éviter des sanctions répétées.
« Meta doit se conformer à ces mesures dans un délai de 5 jours ouvrables. Faute de quoi, le groupe s’exposerait à une amende potentielle pouvant aller jusqu’à 10 % de son chiffre d’affaires annuel. »
Cette affaire illustre une fois de plus la volonté de l’Union européenne de réguler strictement le secteur des technologies, où les positions dominantes peuvent étouffer l’innovation et limiter le choix des utilisateurs. Reste à voir comment Meta réagira et si d’autres ajustements seront nécessaires pour se conformer aux exigences européennes.