« Les chiffres de ce mois de mai doivent nous interpeller collectivement », a déclaré Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, selon Le Figaro. La mortalité sur les routes de France a augmenté de 4% en mai par rapport à l'année dernière, avec 317 personnes tuées, a annoncé vendredi 12 juin la Sécurité routière dans un communiqué.

Ce qu'il faut retenir

  • 317 personnes tuées en mai, soit une hausse de 4% par rapport à 2025
  • 303 personnes décédées en métropole, contre 284 l'an dernier, soit une hausse de 7%
  • 182 décès sur les routes hors agglomération, ce qui représente 60% des décès du mois de mai
  • 36 décès sur les autoroutes, soit 17 de plus qu'en 2025
  • 41 décès de piétons et 37 décès de cyclistes

Les chiffres de la mortalité routière

Selon les estimations de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), la métropole a enregistré 19 décès supplémentaires par rapport à mai 2025. Le nombre de blessés graves est porté à 1585, un chiffre stable depuis un an. Les décès de piétons s'élèvent à 41 (7 de plus en un an), et ceux des cyclistes à 37 (12 tués supplémentaires). La mortalité est en baisse pour les usagers de deux-roues motorisés (78 décès soit 9 de moins).

La mortalité reste très marquée sur les routes hors agglomération, avec 182 décès (2 tués de plus), ce qui représente 60% des décès du mois de mai, et sur les autoroutes (36 décès soit 17 de plus). Par classes d'âge, l'ONISR observe une hausse de la mortalité des personnes âgées de moins de 18 ans (20 décès soit 2 de plus), des 18-24 ans (46 décès soit 6 de plus), et des 25-64 ans (164 décès soit 6 de plus), alors que la mortalité baisse pour les 65 ans ou plus (73 décès soit 7 de moins).

Les réactions des autorités

Marie-Pierre Vedrenne a déclaré que « les chiffres de ce mois de mai, marqués par une hausse préoccupante de la mortalité routière et par la disparition de nombreux jeunes, doivent nous interpeller collectivement ». Elle a également rappelé que « qu'aucune vie ne devrait être perdue à cause de comportements dont nous connaissons tous les dangers », en citant la vitesse excessive, l'alcool, les stupéfiants et la distraction au volant.

Les forces de l'ordre ont recensé 4.564 accidents corporels (-1%). Dans les départements et territoires d'outre-mer, le bilan est à la baisse, avec 14 personnes décédées en mai, soit sept de moins qu'en 2025. Le nombre d'accidents corporels a aussi baissé (263, soit -9%), mais celui des blessés a légèrement augmenté : 330, soit +1% par rapport à 2025.

Et maintenant ?

Les autorités doivent maintenant prendre des mesures pour réduire la mortalité routière en France. Une des premières étapes sera de mettre en place des campagnes de sensibilisation pour rappeler les dangers de la vitesse excessive, de l'alcool et des stupéfiants au volant. Il faudra également renforcer les contrôles de police pour prévenir les accidents.

Il est important de noter que la sécurité routière est un enjeu majeur pour la société française, et que les efforts doivent être poursuivis pour réduire le nombre de victimes sur les routes. Les prochaines semaines et les prochains mois seront cruciaux pour voir les résultats des mesures prises par les autorités.

En conclusion, la hausse de la mortalité routière en France est un problème qui nécessite une attention particulière. Les autorités doivent prendre des mesures pour réduire le nombre de victimes sur les routes, et les citoyens doivent être conscients des dangers de la route et prendre des précautions pour éviter les accidents.