Nacon, l'éditeur de jeux vidéo, a demandé à être placé sous la protection de la justice commerciale, en sollicitant l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Lille, selon nos confrères de BFM Bourse. Cette décision intervient après que la société a constaté être en cessation de paiements, ce qui signifie que sa trésorerie n'est plus suffisante pour honorer son passif exigible, tels que les factures arrivées à échéance, les salaires à verser ou les échéances fiscales ou sociales.
Les difficultés financières de Nacon sont étroitement liées à celles de sa maison mère, Bigben Interactive, qui s'est récemment trouvée dans l'impossibilité de rembourser une échéance de prêt. Le 17 février dernier, Bigben Interactive a concédé être dans l’impossibilité de procéder au remboursement partiel de 43 millions d'euros auprès des porteurs d’obligations convertibles en actions Nacon, qui était initialement prévu le 19 février.
Ce qu'il faut retenir
- Nacon a demandé à être placé sous la protection de la justice commerciale en raison de ses difficultés financières.
- La société est en cessation de paiements, ce qui signifie que sa trésorerie n'est plus suffisante pour honorer son passif exigible.
- Les difficultés financières de Nacon sont étroitement liées à celles de sa maison mère, Bigben Interactive.
- Bigben Interactive a concédé être dans l’impossibilité de procéder au remboursement partiel de 43 millions d'euros auprès des porteurs d’obligations convertibles en actions Nacon.
- La procédure de redressement judiciaire vise à geler le passif pendant une période d’observation pouvant aller jusqu’à 18 mois.
Contexte et conséquences
D'après BFM Bourse, Nacon espère ainsi « pérenniser l'activité de la société, protéger les salariés et maintenir les emplois tout en renégociant avec ses créanciers ». La procédure de redressement judiciaire doit aider l'éditeur de jeux vidéo nordiste à restructurer sa dette et à bâtir un plan de continuation. La décision appartient désormais au tribunal de commerce lillois de statuer sur cette demande d’ouverture de redressement judiciaire, lors d'une audience attendue début mars.
Les difficultés de la mère ont secoué sa fille, Nacon, qui avait abandonné 24,3% le 18 février, puis perdu un peu plus de 7% le lendemain en Bourse. Depuis le vendredi 20 février, les échanges sur les titres Bigben et Nacon sont suspendus sur Euronext Paris à la demande des deux sociétés, sur des derniers cours respectifs de 0,462 euro et 0,26 euro.
Reactions et perspectives
Interrogé par l'AFP, Alain Falc, président directeur général de Nacon et Bigben Interactive, a reconnu « un problème de dette » et évoqué des restructurations, mais il s'est dit tout de même « confiant ». « Peut-être qu'on vendra des actifs. Peut-être qu'on sera obligé de réduire le nombre de salariés. On va essayer de préserver au maximum l'emploi, mais je préfère des cessions de studio plutôt que des licenciements », a-t-il détaillé.
En conclusion, les difficultés financières de Nacon et de sa maison mère Bigben Interactive sont préoccupantes et pourraient avoir des conséquences importantes sur l'emploi et les activités de la société. Il est important de suivre de près l'évolution de la situation et les décisions qui seront prises par le tribunal de commerce de Lille.
