Une épidémie de norovirus a touché le navire Caribbean Princess, exploité par la compagnie Princess Cruises, lors d’une croisière qui s’est déroulée du 28 avril au 5 mai 2026. Selon Capital, qui reprend des informations du New York Post et de La Dépêche, 102 passagers et 13 membres d’équipage ont été affectés par ce virus, caractérisé par des troubles gastro-intestinaux. L’épidémie s’ajoute à une série de cas similaires survenus ces derniers mois dans le secteur des croisières, soulignant la vulnérabilité des navires de passagers face aux maladies infectieuses.
Ce qu'il faut retenir
- 115 personnes touchées : 102 passagers et 13 membres d’équipage contaminés par le norovirus à bord du Caribbean Princess.
- Capacité du navire : 3 116 passagers et 1 131 membres d’équipage à bord, soit un taux d’attaque de 3,3 % parmi les passagers et de 1,15 % pour l’équipage.
- Mesures immédiates : désinfection renforcée, prélèvements de selles et isolement des malades mis en place pendant la traversée.
- Nettoyage complet prévu : avant le prochain départ, le navire de 289 mètres subira une désinfection totale.
- Récurrence des épidémies : second cas en 2026 pour Princess Cruises, après une précédente alerte sur le MV Hondius en janvier.
Un virus redouté dans l’univers des croisières
Le norovirus, souvent responsable d’épidémies à bord des paquebots, se propage rapidement en raison de la promiscuité et des espaces partagés. D’après les données relayées par BFM TV, ce pathogène se transmet facilement par contact ou ingestion d’aliments contaminés. Princess Cruises a confirmé dans un communiqué avoir reçu des signalements de « troubles gastro-intestinaux légers » parmi les passagers, avant de préciser que les cas restaient limités à un nombre restreint d’individus. La compagnie a immédiatement réagi en désinfectant les zones communes et en renforçant les protocoles d’hygiène à bord.
Les symptômes du norovirus, bien que généralement bénins, peuvent entraîner des complications chez les personnes fragiles. Les autorités sanitaires recommandent une prise en charge rapide des malades pour limiter la diffusion du virus. Aux États-Unis, le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) a publié des directives strictes pour les navires de croisière, incluant le prélèvement de selles chez les patients atteints et l’isolement systématique des cas confirmés. Ces mesures visent à éviter une propagation incontrôlée, comme cela a déjà été observé par le passé.
Princess Cruises déjà confrontée à des alertes sanitaires en 2026
Cette épidémie marque le deuxième incident sanitaire touchant un navire de Princess Cruises en 2026. En janvier, le MV Hondius avait été placé sous surveillance après la détection de cas d’hantavirus parmi son équipage, entraînant l’isolement de plusieurs passagers. Les deux événements rappellent la récurrence des problèmes de santé publique dans le secteur, où les navires, véritables « villes flottantes », concentrent des milliers de personnes dans un espace confiné. Les compagnies maritimes sont régulièrement pointées du doigt pour leur gestion parfois jugée insuffisante des risques infectieux.
Au-delà de Princess Cruises, d’autres opérateurs ont été touchés ces derniers mois. Selon Ouest France, deux navires américains ont été frappés par des épidémies d’E.coli en début d’année, tandis que 2024 avait enregistré un record avec 16 épisodes infectieux sur des bateaux de croisière américains ou ayant fait escale aux États-Unis. Ces chiffres illustrent une tendance préoccupante, où les épidémies gastro-intestinales représentent un défi récurrent pour l’industrie du tourisme maritime.
Des protocoles renforcés pour limiter les risques
Face à la multiplication des alertes, les compagnies de croisière adaptent leurs procédures. Pour le Caribbean Princess, un nettoyage complet du navire est prévu avant son prochain départ, comme l’a indiqué Princess Cruises. Cette opération inclura la désinfection de toutes les surfaces, des systèmes de ventilation aux espaces publics, en passant par les cabines. Le navire, long de 289 mètres, devra également faire l’objet de prélèvements environnementaux pour s’assurer de l’absence de contamination résiduelle.
Les experts rappellent que le norovirus est particulièrement résistant et peut survivre plusieurs jours sur des surfaces inertes. Les compagnies maritimes misent donc sur des produits désinfectants puissants et des formations régulières du personnel aux gestes barrières. Malgré ces précautions, les épidémies restent difficiles à éradiquer, en raison de la rapidité de transmission du virus et de la difficulté à identifier tous les cas asymptomatiques. Les passagers sont donc invités à respecter scrupuleusement les consignes d’hygiène à bord, notamment le lavage fréquent des mains.
Un secteur sous pression après des années de crises sanitaires
L’industrie des croisières n’a pas encore totalement surmonté les séquelles de la pandémie de Covid-19, qui avait paralysé le secteur en 2020 et 2021. Plusieurs navires avaient alors été contraints de faire demi-tour ou de mettre en quarantaine des centaines de passagers. Les récentes épidémies de norovirus et d’E.coli ravivent les craintes d’une reprise incomplète, malgré la reprise du tourisme maritime. Les compagnies, en quête de rentabilité, doivent désormais composer avec un cadre réglementaire plus strict et une méfiance accrue des voyageurs.
Pour les passagers, ces incidents soulèvent des questions sur la fiabilité des croisières comme mode de vacances. Si les compagnies insistent sur la rareté des cas graves, les statistiques montrent que les risques persistent. Les autorités sanitaires, de leur côté, appellent à une vigilance constante, surtout en période de forte affluence, comme lors des croisières transatlantiques ou des traversées en haute saison.
La multiplication des alertes sanitaires dans les croisières pose également la question de la régulation du secteur. Aux États-Unis, des voix s’élèvent pour demander une harmonisation des protocoles entre les différents États et une meilleure coordination avec les compagnies maritimes. En Europe, où plusieurs paquebots battent pavillon, la Commission pourrait être amenée à proposer des directives communes pour limiter les risques de futures épidémies.
Pour les passagers, l’épisode du Caribbean Princess rappelle l’importance de souscrire une assurance voyage couvrant les annulations pour raisons médicales. Certains contrats incluent désormais des garanties spécifiques pour les épidémies à bord, une option qui pourrait devenir incontournable dans les années à venir.
Princess Cruises et d’autres compagnies ont renforcé leurs protocoles de nettoyage et désinfection, avec une attention particulière portée aux surfaces fréquemment touchées. Les passagers sont également incités à se laver les mains régulièrement et à signaler tout symptôme dès son apparition. Les prélèvements de selles et l’isolement des cas confirmés restent des mesures systématiques, comme le recommande le CDC.
Dans la majorité des cas, les symptômes (vomissements, diarrhées) disparaissent en 24 à 48 heures sans séquelle. Cependant, les personnes âgées, les jeunes enfants ou celles souffrant de maladies chroniques peuvent développer une déshydratation sévère, nécessitant une prise en charge médicale. Le risque de complications reste donc présent, d’où l’importance de la prévention et de la réhydratation.