Une séquence vidéo montrant un objet en forme d’étoile à huit branches, captée il y a plus de dix ans par un capteur infrarouge militaire au-dessus du Moyen-Orient, refait surface sur les réseaux sociaux après la publication récente de fichiers déclassifiés par le Département de la Guerre américain. Selon Numerama, qui a analysé cette affaire, l’explication la plus probable ne relève pas d’une origine extraterrestre, mais bien d’un artefact optique lié aux spécificités techniques des capteurs militaires.

L’image, surnommée « chandelier UFO » en raison de sa silhouette rappelant un flocon de neige géant flottant dans l’obscurité, a été enregistrée en 2013 par un système de détection thermique du Central Command américain. La vidéo, référencée sous le code PR-38, montre une « zone de contraste ressemblant à une étoile à huit branches aux bras de longueur alternée ». Longtemps présentée comme un mystère non résolu, cette séquence a finalement été démystifiée après une enquête approfondie menée par des analystes sceptiques.

Ce qu'il faut retenir

  • Une vidéo d’un OVNI en forme d’étoile à huit branches, filmée en 2013 par un capteur infrarouge militaire américain, circule à nouveau après la publication de fichiers déclassifiés en mai 2026.
  • L’objet, surnommé « chandelier UFO », présente une signature thermique et une forme caractéristiques, analysées depuis près de deux ans par des experts.
  • Les analyses sur le forum Metabunk concluent à un artefact optique causé par une source de chaleur ponctuelle vue à travers les optiques d’un capteur infrarouge.
  • La forme en étoile s’explique par la structure interne du capteur et les supports du miroir secondaire, produisant ce motif rayonnant pour toute source infrarouge compacte et brillante.
  • L’hypothèse la plus plausible identifie l’objet comme une fusée éclairante suspendue à un parachute, un dispositif militaire standard utilisé pour marquer des cibles ou éclairer des zones.
  • Cette explication rejoint d’autres cas documentés de confusions entre fusées éclairantes et phénomènes inexpliqués, comme l’incident gallois de Pentyrch en 2016.

Une vidéo de 2013 devenue virale grâce à une nouvelle vague de déclassifications

La séquence vidéo, d’une durée de 1 minute et 46 secondes, a été officiellement publiée le 8 mai 2026 dans le cadre de la diffusion par le Pentagone de milliers de documents liés aux phénomènes aériens non identifiés (UAP). Classée sous le code PR-38, cette vidéo avait déjà été diffusée en janvier 2024 par le journaliste spécialisé dans les OVNI, Jeremy Corbell. À l’époque, celui-ci avait évoqué des « manœuvres inexplicables » et une « signature thermique inédite », alimentant les spéculations sur une origine extraterrestre.

Cependant, les fichiers déclassifiés en 2026 ne contiennent aucune révélation majeure concernant un contact avec des êtres non humains. Comme le souligne Numerama, cette première vague de documents se concentre davantage sur des cas anciens et des phénomènes optiques mal interprétés que sur des preuves tangibles d’une visite extraterrestre. NBC News, cité par la même source, a d’ailleurs confirmé que les fichiers publiés ne suggèrent aucune dissimulation gouvernementale à grande échelle sur ce sujet.

L’explication scientifique : un artefact optique lié aux capteurs militaires

Les analystes du forum Metabunk, spécialisé dans la déconstruction des théories du complot, ont reproduit la forme de l’« étoile » à huit branches à l’aide de logiciels de simulation. Leurs travaux montrent que la signature observée résulte d’un phénomène optique bien connu : la diffraction de la lumière à travers les lentilles et les structures internes des capteurs infrarouges militaires.

En modélisant l’ouverture du capteur et les supports du miroir secondaire, les contributeurs ont démontré que toute source infrarouge compacte et intense — comme une fusée éclairante — produit ce motif rayonnant caractéristique. « Ce n’est pas un objet volant, mais la représentation déformée d’une source thermique à travers des optiques complexes », a expliqué l’un des analystes, cité par Numerama.

Une hypothèse terre-à-terre : la fusée éclairante militaire

Parmi les explications les plus probables, celle d’une fusée éclairante suspendue à un parachute tient la route. Ces dispositifs, largués par les avions militaires, sont couramment utilisés pour marquer des cibles, éclairer des zones de combat ou accompagner des drones lors d’opérations. Leur combustion lente produit une signature thermique vive et prolongée, pouvant flotter à haute altitude pendant plusieurs minutes — des caractéristiques compatibles avec l’image observée.

Les confusions entre fusées éclairantes et OVNIs ne sont pas rares dans l’histoire militaire. En 2016, un incident similaire s’est produit au Pays de Galles, où une lumière mystérieuse avait été signalée dans le ciel de Pentyrch. Après enquête, il s’était avéré qu’il s’agissait d’un exercice de saut des forces spéciales britanniques, utilisant ce type de dispositifs pour simuler une opération nocturne.

Une polémique qui dépasse le cadre scientifique

Au-delà de l’aspect technique, la diffusion de cette vidéo relance un débat plus large sur la gestion médiatique des dossiers liés aux phénomènes aériens non identifiés. Certains observateurs soulignent que cette « divulgation » intervient dans un contexte politique tendu, notamment aux États-Unis, où l’administration en place fait face à des scandales internes et à des tensions géopolitiques persistantes.

« Ce genre de publication détourne l’attention des sujets brûlants, comme l’affaire Epstein ou la guerre en Iran », estime un analyste politique cité par Numerama. Pourtant, comme le rappelle le média spécialisé, les fichiers déclassifiés confirment surtout ce que les sceptiques répètent depuis des années : une fois les images analysées, il reste souvent une physique optique mal interprétée et un récit séduisant, bien loin de toute preuve d’origine extraterrestre.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes dans l’analyse de cette affaire dépendront des réactions des autorités américaines. Si le Pentagone a déjà classé le cas sous l’étiquette « non résolu », rien n’indique pour l’instant qu’une enquête plus approfondie sera menée. Les spécialistes du forum Metabunk, eux, continuent leurs travaux pour identifier avec précision la source de la fusée éclairante supposée. Pour les observateurs, cette affaire rappelle une fois de plus l’importance de la rigueur scientifique face aux phénomènes inexpliqués, où la prudence doit primer sur l’enthousiasme médiatique.

Les prochaines publications de documents déclassifiés pourraient apporter de nouveaux éléments, mais pour l’heure, l’étoile à huit branches du Moyen-Orient semble définitivement rangée au rayon des artefacts optiques. Reste à voir si cette conclusion suffira à éteindre les spéculations, ou si, comme souvent, le mystère continuera de nourrir les imaginaires.

Cette forme caractéristique est causée par la diffraction de la lumière infrarouge à travers les lentilles et les structures internes du capteur. Les supports du miroir secondaire et l’ouverture du capteur déforment la signature thermique d’une source ponctuelle, comme une fusée éclairante, produisant ce motif en étoile. Les analystes de Metabunk ont reproduit ce phénomène en laboratoire.

La vidéo a été enregistrée en 2013 par un capteur infrarouge du Central Command américain, basé au Moyen-Orient. Elle porte le code PR-38 et a été officiellement déclassifiée le 8 mai 2026 dans le cadre d’une publication plus large de fichiers liés aux OVNIs.