De passage ce mercredi au Salon de l'Agriculture, le commissaire européen à l'Agriculture, Christophe Hansen, a annoncé une enveloppe de 40 millions d'euros d'aides aux viticulteurs, suscitant une réaction mitigée de la part du secteur qui espérait le double de cette somme, selon nos confrères de BFM Business.

Ce qu'il faut retenir

  • Annonce d'une aide de 40 millions d'euros aux viticulteurs par le commissaire européen à l'Agriculture
  • Le secteur agricole attendait une aide deux fois plus importante
  • Réactions partagées des syndicats agricoles face au projet de réforme de la PAC et son budget à venir

Réactions contrastées face aux annonces

Dans un contexte tendu, marqué notamment par les enjeux liés au Mercosur, le passage de Christophe Hansen au Salon de l'Agriculture de Paris a été scruté de près. Les syndicats et les filières agricoles ont exprimé leurs inquiétudes concernant le projet de réforme de la Politique Agricole Commune (PAC) et son budget futur. Le commissaire européen a souligné l'importance d'évaluer et d'améliorer les propositions actuelles, affirmant la nécessité de trouver des solutions ensemble pour soutenir les agriculteurs.

"Il est important de dire qu'on n'est pas encore au bout du travail, il y a les propositions sur la table, il est temps de les évaluer et de voir où on peut encore les améliorer. Il faut montrer aux agriculteurs qu'on est là pour eux, qu'on doit trouver des solutions ensemble."

La Confédération nationale des AOC viticoles (CNAOC) a qualifié l'annonce des 40 millions d'euros d'aides comme un "verre à moitié vide", regrettant que le soutien financier ne soit pas à la hauteur des attentes. Christophe Hansen a souligné que le budget de la PAC pour la période 2028-2034 resterait similaire à celui actuellement en vigueur, considérant cela comme une réussite au vu des défis mondiaux et des enjeux commerciaux externes.

Positions divergentes des syndicats agricoles

La FNSEA, premier syndicat agricole français, a affirmé que le budget de la PAC devrait être revu à la hausse pour répondre aux besoins d'investissement du secteur agricole. Le référent Europe de la FNSEA a déclaré que l'Union Européenne n'était pas à la hauteur des enjeux, notamment face à l'introduction prévue du mécanisme de taxe carbone aux frontières et d'un nouvel accord de libre-échange avec l'Australie, potentiellement préjudiciable pour les éleveurs français.

La Confédération paysanne, de son côté, a plaidé en faveur d'une régulation des marchés agricoles pour assurer une rémunération équitable des agriculteurs, prônant une Europe socialement et environnementalement engagée. Le syndicat a organisé une action lors du Salon de l'Agriculture, appelant à une évolution des politiques agricoles en faveur des citoyens.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes consisteront à poursuivre les discussions sur la réforme de la PAC et à trouver un consensus sur les enjeux budgétaires et environnementaux du secteur agricole européen.