Les bougies parfumées et les bâtons d'encens ne sont pas des décorations anodines pour le médecin pneumologue Jimmy Mohamed, qui alerte sur leurs risques pour la qualité de l'air intérieur. D'après Top Santé, ce spécialiste appelle à la vigilance en expliquant les dangers liés à ces produits souvent utilisés pour créer une ambiance agréable dans les logements.

Ce qu'il faut retenir

  • Les bougies parfumées et l'encens émettent des particules fines et des composés organiques volatils (COV), nocifs pour les poumons.
  • Le Dr Jimmy Mohamed recommande d'éviter ces produits ou de les utiliser avec une ventilation adaptée.
  • L'OMS estime que la pollution de l'air intérieur tue 3,8 millions de personnes par an dans le monde.
  • Ces polluants peuvent aggraver des pathologies comme l'asthme ou les allergies respiratoires.
  • Des alternatives existent, comme les huiles essentielles diluées ou les purificateurs d'air certifiés.

Des produits décoratifs aux effets nocifs méconnus

Le Dr Jimmy Mohamed, médecin pneumologue et chroniqueur médical, met en garde contre l'usage répandu des bougies parfumées et des bâtons d'encens dans les intérieurs. Selon Top Santé, ces éléments, souvent choisis pour leur capacité à diffuser des fragrances apaisantes, libèrent en réalité des particules fines et des COV lors de leur combustion. « Ces substances, inhalées quotidiennement, peuvent irriter les voies respiratoires et aggraver des pathologies pulmonaires existantes », a-t-il expliqué lors d'un entretien avec le magazine.

Des risques sanitaires documentés

Les données de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) rappellent l'ampleur du problème : la pollution de l'air intérieur serait responsable de 3,8 millions de décès prématurés par an dans le monde, dont une partie liée à l'utilisation de ces produits. Les personnes souffrant d'asthme, d'allergies ou de bronchites chroniques sont particulièrement vulnérables. « Même les bougies dites 'naturelles' ou 'sans parfum' ne sont pas exemptes de risques », a précisé le Dr Mohamed. Les COV, comme le benzène ou le formaldéhyde, sont classés cancérigènes par l'Union européenne.

Que faire pour limiter l'exposition ?

Face à ces constats, le pneumologue formule plusieurs recommandations pratiques. D'abord, il conseille de limiter la durée et la fréquence d'utilisation de ces produits, en privilégiant des pièces bien aérées. Ensuite, il suggère de se tourner vers des alternatives moins polluantes, comme les diffuseurs d'huiles essentielles – à condition de les utiliser avec parcimonie – ou les purificateurs d'air certifiés par des organismes agréés. « Une bougie allumée pendant une heure dans une pièce close peut multiplier par dix la concentration de particules fines dans l'air », a-t-il souligné.

« Arrêtez de mettre ça chez vous sans réfléchir. Même si c'est joli et que ça sent bon, c'est un poison lent pour vos poumons. »
— Dr Jimmy Mohamed, pneumologue

Et maintenant ?

Si les alertes sanitaires se multiplient, aucune réglementation n'interdit à ce jour la vente de bougies parfumées ou d'encens. Cependant, des associations de consommateurs pourraient demander une meilleure information sur les étiquettes, à l'image des normes appliquées aux produits ménagers. En attendant, les autorités sanitaires devraient publier d'ici la fin de l'année 2026 des recommandations officielles sur les seuils d'exposition tolérable à ces polluants domestiques.

Pour les consommateurs, la prudence reste de mise. Les experts s'accordent à dire que la prévention passe par l'éducation : mieux informés, les ménages pourraient adopter des réflexes simples pour préserver leur santé respiratoire sans renoncer totalement aux ambiances olfactives.