Six membres du groupuscule intégriste catholique Civitas, dissous en 2023, ont été relâchés sans poursuites dans la nuit de samedi à dimanche après une interpellation à Paris, indique Le Monde - Politique. Relâchés dans la soirée, ces militants avaient été interpellés peu avant minuit, samedi 7 juin 2026, dans l’église Saint-Laurent, où ils avaient perturbé une installation artistique. Le parquet de Paris a justifié cette décision en estimant qu’« aucune infraction n’était suffisamment caractérisée » pour justifier des poursuites.
Ce qu'il faut retenir
- Six militants de Civitas, dissous en 2023, ont été interpellés samedi 7 juin 2026 dans l’église Saint-Laurent à Paris.
- Ils avaient perturbé une installation artistique avant leur interpellation aux alentours de minuit.
- Tous ont été relâchés sans poursuites dans la soirée du même jour.
- Le parquet de Paris a classé l’affaire sans suite, estimant qu’aucune infraction n’était caractérisée.
Une intervention dans un lieu de culte lors d’un événement culturel
L’incident s’est produit alors que des militants de Civitas perturbaient une installation artistique organisée dans l’église Saint-Laurent, située dans le 10e arrondissement de Paris. Selon les informations recueillies par Le Monde - Politique, les six personnes interpellées ont été placées en garde à vue avant d’être libérées dans la soirée de samedi. Aucune plainte n’a été déposée de la part des organisateurs de l’événement, ce qui a contribué à la décision du parquet.
Le groupuscule Civitas, connu pour ses positions radicales et ses prises de position contre les évolutions sociétales récentes, avait été dissous par décret en 2023 pour « atteinte à l’ordre public ». Malgré cette dissolution, certains de ses membres continuent de se manifester lors d’événements publics, comme ce fut le cas samedi soir. L’église Saint-Laurent, lieu emblématique du quartier, est régulièrement utilisée pour des expositions ou des installations artistiques, ce qui en fait une cible potentielle pour des groupes hostiles à l’art contemporain.
Le parquet de Paris privilégie l’absence de poursuites
Dans un communiqué, le parquet de Paris a expliqué avoir classé sans suite les procédures engagées contre les six militants. « Aucune infraction n’était suffisamment caractérisée pour justifier des poursuites », a souligné un porte-parole du parquet. Cette décision intervient dans un contexte où les autorités judiciaires privilégient souvent des solutions alternatives à l’incarcération, notamment pour des faits de faible gravité ou en l’absence de plainte.
Cette affaire rappelle les tensions récurrentes autour de la liberté artistique et de la liberté de culte en France. Les groupes intégristes, comme Civitas, s’opposent régulièrement à des expositions ou des représentations qu’ils jugent contraires à leurs valeurs. Cependant, les autorités judiciaires tendent à distinguer clairement les actes de provocation de ceux relevant de la liberté d’expression, même lorsqu’ils sont controversés. Dans ce cas précis, l’absence de plainte et la faible gravité des faits ont conduit le parquet à privilégier une solution non pénale.
Cette affaire illustre les défis persistants auxquels sont confrontées les autorités face à la montée des radicalismes, qu’ils soient religieux ou idéologiques. Alors que les tensions autour de la laïcité et de la liberté artistique persistent, la justice doit trouver un équilibre entre répression et tolérance, afin de préserver l’ordre public sans étouffer les libertés fondamentales.
Le groupuscule Civitas a été dissous par décret en 2023 pour « atteinte à l’ordre public ». Les autorités ont estimé que ses actions et ses discours incitaient à la haine et à la discrimination, notamment envers les minorités sexuelles et les personnes LGBTQ+. Cette dissolution s’inscrivait dans une politique de lutte contre les mouvements radicaux en France.