Le procès de Sébastien Delogu, député LFI des Bouches-du-Rhône, initialement prévu ce mardi 9 juin 2026, a été reporté au 21 octobre prochain. Selon Le Figaro, cette décision du tribunal intervient alors que l’élu est poursuivi pour recel de vol et divulgation d’informations privées, issues de documents dérobés à un ancien avocat et ancien président de l’antenne locale du Crif.
Ce qu'il faut retenir
- Le procès de Sébastien Delogu, prévu le 9 juin 2026, est reporté au 21 octobre 2026 à 14 heures devant la 12e chambre correctionnelle de Marseille.
- L’élu est accusé d’avoir divulgué en septembre 2024 des informations personnelles provenant de documents volés à Isidore Aragones, ancien avocat et ex-président du Crif Marseille.
- Delogu encourt jusqu’à cinq ans de prison, 750 000 euros d’amende et une peine d’inéligibilité.
- Déjà condamné en février 2025 pour violences lors d’un blocus lycéen à Marseille, il sera également entendu en juillet comme victime dans une affaire de harcèlement en ligne.
Un report obtenu par l’accusé, dans l’attente de son procès
Sébastien Delogu a obtenu gain de cause auprès du tribunal marseillais pour le report de son audience. Initialement fixée à ce mardi 9 juin, l’affaire est désormais programmée pour le 21 octobre 2026 à 14 heures. La séance, prévue pour durer au moins trois heures, doit permettre au député LFI de s’expliquer sur les accusations portées à son encontre.
L’élu des Bouches-du-Rhône est poursuivi pour recel de vol et divulgation d’informations privées. Ces dernières proviennent de documents dérobés en septembre 2024 à Isidore Aragones, alors avocat et ancien président de l’antenne marseillaise du Crif. Les documents en question avaient été rendus publics par Delogu sur les réseaux sociaux, dans le cadre d’un conflit social lié au ramassage des déchets à Marseille.
Des chefs d’accusation lourds et une condamnation antérieure
Les faits reprochés à Sébastien Delogu remontent à septembre 2024, période durant laquelle il aurait diffusé des données personnelles issues de documents volés. Selon Le Figaro, ces révélations s’inscrivaient dans un contexte de tensions locales autour de la gestion des déchets dans la ville. Isidore Aragones, dont les documents ont été piratés, avait été directement visé par ces publications.
Le député marseillais, déjà condamné en février 2025 à une peine pour des violences commises lors d’un blocus lycéen dans les quartiers nord de la ville, encourt désormais des sanctions bien plus lourdes. Les peines maximales prévues dans cette affaire s’élèvent à cinq ans d’emprisonnement, 750 000 euros d’amende, ainsi qu’une éventuelle inéligibilité.
« Sébastien Delogu devra répondre de ses actes devant la 12e chambre correctionnelle de Marseille le 21 octobre prochain. »
Le Figaro
Une double casquette pour Delogu : accusé et victime
Alors que Sébastien Delogu attend son procès dans cette affaire, il sera également entendu comme victime dans une autre procédure judiciaire. Le Figaro révèle en effet que, en juillet 2026, un Marseillais sera jugé devant le tribunal correctionnel de la ville pour avoir harcelé, insulté et menacé Delogu sur Instagram. Cette affaire avait été signalée par le parlementaire lui-même.
Cette dualité illustre la complexité du dossier entourant l’élu LFI, dont l’image publique oscille entre engagement politique et controverses judiciaires. Son avocat n’a pas encore réagi publiquement à cette série de procédures, tandis que la défense prépare sa stratégie pour l’audience d’octobre.
Reste à voir si ce report permettra à Delogu de mieux préparer sa défense, ou si cette période sera marquée par de nouvelles révélations ou procédures judiciaires. Le tribunal marseillais devra trancher sur la culpabilité de l’accusé et, le cas échéant, prononcer une peine proportionnelle aux faits reprochés.