La dix-septième épidémie d’Ebola enregistrée en République démocratique du Congo (RDC) n’est toujours pas maîtrisée, quatre semaines après son officialisation dans la province de l’Ituri, à l’est du pays. Selon RFI, qui cite les dernières données du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), le virus continue de se propager activement, avec 676 cas confirmés et 136 décès comptabilisés à ce jour.
Ce qu'il faut retenir
- La 17ᵉ épidémie d’Ebola en RDC, déclarée il y a quatre semaines, reste hors de contrôle dans la province de l’Ituri.
- L’Africa CDC recense 676 cas confirmés et 136 décès depuis le début de l’épidémie.
- Le directeur général de l’Africa CDC, Jean Kaseya, souligne que la propagation du virus se poursuit.
Une épidémie qui s’étend malgré les mesures
Officiellement déclarée le 13 mai 2026, cette nouvelle flambée d’Ebola survient dans une région déjà marquée par des crises sanitaires et sécuritaires récurrentes. L’Ituri, province de l’est de la RDC, est régulièrement touchée par des épidémies, en raison notamment de l’isolement de certaines zones et des mouvements de population. Selon RFI, les autorités sanitaires locales tentent de contenir la propagation, mais les conditions logistiques et les restrictions d’accès compliquent les interventions.
Les équipes médicales déployées sur place font face à un double défi : enrayer la transmission du virus tout en garantissant la sécurité des soignants. Plusieurs centres de traitement ont été mis en place, mais leur couverture reste limitée dans certaines zones reculées. «
Cette épidémie n’est pas encore sous contrôle, et le virus continue de circuler, notamment dans les communautés difficiles d’accès », a déclaré Jean Kaseya, directeur général de l’Africa CDC.»
Un bilan lourd et une mobilisation insuffisante
Avec 676 cas confirmés et 136 décès, le taux de létalité s’établit à près de 20 %, un chiffre qui rappelle l’urgence d’une réponse renforcée. Les autorités congolaises, appuyées par des partenaires internationaux, multiplient les campagnes de sensibilisation, mais la méfiance persistante de certaines populations freine l’adhésion aux mesures de prévention.
Les équipes sanitaires insistent sur l’importance de la vaccination et du dépistage précoce, mais l’accès aux vaccins reste inégal. «
Nous avons besoin de davantage de moyens pour atteindre toutes les zones affectées, en particulier dans les villages isolés où le risque de propagation est le plus élevé », a ajouté Jean Kaseya.» Les organisations humanitaires sur place appellent à un renforcement des financements et à une coordination accrue entre les acteurs locaux et internationaux.
La situation reste donc sous haute surveillance, d’autant que la province de l’Ituri a déjà été le théâtre de seize autres épidémies d’Ebola depuis 1976. Les leçons des précédentes crises devront être appliquées rapidement pour éviter que cette dix-septième flambée ne s’inscrive dans la durée.