Le Salon du Bon Vivant, qui s'est tenu à Cholet (Maine-et-Loire) les 6 et 7 juin 2026, a attiré bien moins de visiteurs que prévu. Selon Ouest France, seulement 4 000 personnes se sont déplacées sur les deux jours, loin des 30 000 annoncées par les organisateurs. Les coulisses de l'événement révèlent également un flou persistant autour de son responsable, un certain Benoît Vase, dont le pseudonyme dissimule une série de procédures judiciaires.

Ce qu'il faut retenir

  • Le Salon du Bon Vivant a enregistré 4 000 visiteurs sur deux jours, alors que 30 000 personnes étaient attendues.
  • L'organisateur, se faisant appeler Benoît Vase, cumule plusieurs procédures judiciaires selon Ouest France.
  • L'événement s'est déroulé à Cholet (Maine-et-Loire) les 6 et 7 juin 2026.
  • L'écart entre les chiffres annoncés et la fréquentation réelle interroge sur la transparence des organisateurs.

Un succès bien en dessous des attentes

Organisé dans l'enceinte du parc des expositions de Cholet, le Salon du Bon Vivant promettait un week-end festif autour de la gastronomie et des produits du terroir. Pourtant, les chiffres de fréquentation contrastent avec les ambitions affichées. D'après les données communiquées par les organisateurs, seuls 4 000 visiteurs ont franchi les portes des deux jours d'événement. À titre de comparaison, les précédentes éditions affichaient des chiffres bien supérieurs, même si ceux-ci n'ont jamais atteint les 30 000 annoncés pour 2026.

Ce bilan en demi-teinte soulève des questions sur la communication entourant l'événement. Les organisateurs avaient pourtant mis en avant une programmation étoffée, avec des dégustations, des ateliers et des rencontres avec des producteurs locaux. Ouest France note que les stands étaient moins fréquentés que prévu, certains exposants ayant même quitté les lieux plus tôt que prévu, faute de public.

Derrière Benoît Vase, un organisateur au passé judiciaire mouvementé

C'est sous le pseudonyme de Benoît Vase que se cache l'homme à l'origine de ce salon controversé. Comme le rapporte Ouest France, cet organisateur accumule les procédures judiciaires, sans que leur nature exacte n'ait été précisée. Les informations disponibles laissent supposer des affaires liées à des pratiques commerciales trompeuses ou à des litiges financiers.

Ce flou autour de son identité et de ses antécédents interroge. Plusieurs exposants et visiteurs contactés par Ouest France ont exprimé leur surprise quant à l'opacité entourant l'événement. L'un d'eux, qui a souhaité rester anonyme, a déclaré : «

On nous avait promis un salon bien organisé, avec une grande affluence. Mais entre les retards de paiement et les promesses non tenues, on se demande à qui on a affaire.
»

Des organisateurs aux pratiques floues

Au-delà du pseudonyme et des procédures judiciaires, les pratiques de l'équipe organisatrice suscitent des interrogations. Selon des témoignages recueillis par Ouest France, plusieurs fournisseurs et prestataires n'auraient pas été réglés à temps, voire auraient subi des pressions pour réduire leurs coûts. Un commerçant local, spécialisé dans les produits bio, a expliqué : «

On nous a demandé de participer sans garantie de paiement. On a signé un contrat, mais personne ne nous a expliqué comment seraient réglés nos frais.
»

Ces éléments révèlent une organisation fragile, où les engagements financiers semblent avoir été pris à la légère. Les autorités locales, contactées par Ouest France, n'ont pas souhaité s'exprimer sur le sujet, invoquant l'absence de signalement officiel.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines pourraient être déterminantes pour les organisateurs du Salon du Bon Vivant. Les victimes potentielles de pratiques commerciales douteuses pourraient déposer plainte, tandis que les autorités pourraient être amenées à se saisir de l'affaire si des signalements officiels sont formulés. Par ailleurs, la mairie de Cholet, qui a mis à disposition ses locaux, pourrait revoir les conditions d'attribution des espaces pour ce type d'événement. Une enquête administrative pourrait également être ouverte pour vérifier la conformité des engagements pris par les organisateurs.

Affaire à suivre, donc. Dans l'immédiat, les organisateurs n'ont pas répondu aux sollicitations de Ouest France pour s'expliquer sur ces différents points.

Ouest France ne précise pas la nature exacte des procédures judiciaires impliquant Benoît Vase. Les informations disponibles suggèrent des litiges liés à des pratiques commerciales, mais aucun détail n'a été rendu public à ce stade.