Un puissant séisme de magnitude 7,8 survenu lundi 9 juin 2026 au large des côtes de l’île de Mindanao, dans l’archipel des Philippines, a causé la mort d’au moins 55 personnes. Ce dernier bilan, rendu public ce vendredi 12 juin, révèle une hausse de neuf décès en seulement 48 heures, selon Ouest France.
Ce qu'il faut retenir
- Un séisme de magnitude 7,8 frappe les côtes de Mindanao lundi 9 juin 2026 au large des Philippines.
- Le dernier bilan officiel, publié le 12 juin 2026, fait état de 55 morts.
- Le nombre de victimes a augmenté de 9 décès en quarante-huit heures.
- Les dégâts matériels sont importants, mais leur ampleur reste à évaluer dans les zones les plus touchées.
- Les secours s’organisent pour porter assistance aux populations sinistrées.
Un tremblement de terre d’une magnitude exceptionnelle
Le séisme, survenu à 15h47 locales (heure de Manille), a été ressenti dans plusieurs provinces de Mindanao, où les constructions sont souvent vulnérables aux secousses. D’après les autorités locales, l’épicentre se situait à environ 80 kilomètres au large de la ville de General Santos, une zone déjà connue pour son activité sismique. Les premières estimations évoquaient des dégâts « importants » dans les municipalités côtières, où des glissements de terrain ont été signalés.
Les services géologiques philippins ont précisé que la secousse avait duré près de 30 secondes, un laps de temps inhabituellement long pour un tremblement de terre de cette magnitude. « C’est une magnitude élevée, mais c’est surtout la durée qui a aggravé les conséquences », a expliqué un sismologue de l’Institut philippin de volcanologie et de sismologie (Phivolcs).
Un bilan humain en hausse constante
Le premier bilan provisoire, établi mardi 10 juin, faisait état de 23 morts, principalement dans les provinces de South Cotabato et Sarangani. Trois jours plus tard, les autorités locales ont révisé ce chiffre à la hausse, confirmant que 55 personnes avaient péri, dont une majorité écrasante dans des effondrements de bâtiments. Les opérations de recherche se poursuivent pour localiser d’éventuels survivants sous les décombres.
Les hôpitaux de la région, déjà saturés avant la catastrophe, font face à une affluence record. « Nous manquons de personnel et de matériel, mais nous faisons tout notre possible pour sauver des vies », a indiqué le directeur de l’hôpital régional de General Santos. Les écoles et les centres communautaires ont été transformés en centres d’accueil d’urgence pour les sans-abri.
Des répercussions économiques et logistiques
Les dégâts matériels s’étendent sur plusieurs centaines de kilomètres, perturbant les axes routiers et les infrastructures portuaires. La province de Davao del Sur, l’une des plus peuplées de Mindanao, a subi des coupures d’électricité et d’eau dans plus de 40 % des communes. Les autorités ont instauré l’état de calamité naturelle pour faciliter le déblocage de fonds d’urgence.
Les compagnies aériennes ont suspendu temporairement leurs vols vers General Santos et Davao, en attendant une évaluation des pistes d’atterrissage. « La priorité est d’assurer la sécurité des passagers et des équipages », a souligné un porte-parole de Philippine Airlines. Les entreprises locales, notamment dans le secteur agricole, redoutent des pertes financières colossales, Mindanao étant un grenier à riz du pays.
À Manille, le président Ferdinand Marcos Jr. a adressé un message de solidarité aux victimes et promis un soutien « sans réserve » des autorités centrales. « Nous ne laisserons pas les populations de Mindanao affronter cette épreuve seules », a-t-il déclaré lors d’une allocution télévisée. Les organisations humanitaires, comme la Croix-Rouge philippine, appellent à des dons d’urgence en nourriture, en médicaments et en tentes.
Les provinces de South Cotabato, Sarangani et Davao del Sur sont les plus affectées, avec des dégâts majeurs dans les villes de General Santos, Koronadal et Digos. Les zones côtières ont subi des glissements de terrain, aggravant l’isolement de certains villages.