Le champion français de ski-alpinisme, Thibault Anselmet, médaillé aux JO de Milan Cortina, a exprimé des critiques sévères envers la Fédération internationale (ISMF), remettant en question divers aspects de son fonctionnement. Anselmet, triple tenant du titre de la Coupe du monde, a terminé à la troisième place du classement général cette saison, malgré ses performances. Il a notamment remporté le petit globe du sprint à l'issue de la dernière étape à Villars-sur-Ollon (Suisse).
Le skieur de Bonneval-sur-Arc a déploré le choix de l'ISMF de ne pas prendre en compte la situation exceptionnelle liée à l'absence des athlètes français aux Championnats d'Europe en Azerbaïdjan, en raison du conflit au Moyen-Orient. Cette décision a eu un impact sur le classement de la Coupe du monde, suscitant des interrogations sur l'équité de la compétition. Anselmet a souligné le manque d'explications et d'adaptations de la part de la fédération internationale, remettant en cause la cohérence du calendrier et la représentativité des différentes disciplines.
Ce qu'il faut retenir
- Thibault Anselmet, champion olympique de ski-alpinisme, a critiqué publiquement l'ISMF.
- Malgré ses performances, il a terminé à la 3e place du classement général de la Coupe du monde.
- La décision de l'ISMF de ne pas adapter le calendrier face aux contraintes a impacté les athlètes français.
Une gouvernance internationale remise en question
La critique d'Anselmet s'étend au manque de cohérence et de rythme du programme de ski-alpinisme depuis son intégration aux Jeux olympiques. Il s'inquiète de l'avenir de ce sport en raison des choix opérés par l'ISMF. Malgré la domination de la France dans cette discipline, Anselmet appelle à une réflexion sur l'attractivité et l'accessibilité des épreuves pour les jeunes skieurs, soulignant la nécessité d'une évolution pour assurer la pérennité du ski-alpinisme.
Et maintenant ?
Face à ces critiques et interrogations, l'ISMF devra probablement clarifier sa position et ses choix stratégiques pour répondre aux attentes des athlètes et assurer le développement de la discipline. Les prochaines décisions de la fédération internationale pourraient impacter le futur du ski-alpinisme et sa place dans le paysage sportif mondial.