Un individu de 37 ans a été arrêté dans la nuit du mardi 12 au mercredi 13 mai 2026 à Amfreville-la-Mi-Voie, en Seine-Maritime, pour avoir allumé des poubelles enflammées, selon Ouest France. Lors de sa garde à vue, l’homme a reconnu avoir également incendié un scooter en avril 2026, un incendie qui s’est propagé à un immeuble résidentiel. Les autorités précisent que l’individu était sous l’emprise de l’alcool au moment des faits.

Ce qu'il faut retenir

  • Un homme de 37 ans arrêté à Amfreville-la-Mi-Voie dans la nuit du 12 au 13 mai 2026 pour avoir mis le feu à des poubelles, selon Ouest France.
  • L’individu était alcoolisé lors de son interpellation en flagrant délit.
  • Il a reconnu avoir incendié un scooter en avril 2026, déclenchant un incendie qui s’est étendu à un immeuble d’habitation.
  • Les faits se sont déroulés dans un contexte de multiplication des départs de feu en Normandie ces dernières semaines.

Une arrestation en flagrant délit dans la nuit

Dans la nuit du mardi 12 au mercredi 13 mai 2026, les forces de l’ordre ont été alertées pour des départs de feu répétés à Amfreville-la-Mi-Voie, une commune située en proche banlieue rouennaise. Les gendarmes ont rapidement identifié un homme de 37 ans, résidant localement, qui tentait de mettre le feu à des poubelles abandonnées dans un quartier résidentiel. Interpellé en flagrant délit, l’individu a été placé en garde à vue pour incendie volontaire et mise en danger d’autrui.

D’après Ouest France, les enquêteurs ont rapidement constaté que l’homme présentait des signes d’ébriété avancée au moment de son interpellation. Un test d’alcoolémie a confirmé un taux supérieur à la limite légale autorisée, ce qui a motivé une procédure judiciaire supplémentaire pour conduite sous l’emprise de l’alcool.

Une reconnaissance qui alourdit les charges

Lors de sa garde à vue, le suspect a non seulement admis les faits reprochés dans la nuit du 12 mai, mais a également reconnu un second incendie, commis un mois plus tôt. « Je l’ai reconnu sans problème, j’ai mis le feu à un scooter en avril, et ça a pris sur un immeuble », a-t-il déclaré aux enquêteurs, selon des sources proches de l’affaire. L’incendie du scooter, survenu en avril 2026, avait endommagé une façade d’immeuble et nécessité l’intervention des pompiers.

Cette reconnaissance spontanée a conduit les autorités judiciaires à élargir le champ des investigations. Une perquisition a été menée au domicile de l’individu, où des traces de produits inflammables ont été retrouvées. Une expertise est en cours pour déterminer si d’autres départs de feu pourraient lui être attribués dans la région.

Un contexte local marqué par une recrudescence des incendies

Cette affaire survient alors que la Seine-Maritime connaît une hausse des départs de feu volontaires ces dernières semaines. Les autorités locales évoquent une recrudescence inhabituelle, sans pour autant établir de lien direct avec l’arrestation de ce suspect. Selon Ouest France, plusieurs communes de la métropole rouennaise ont signalé des cas d’incendies volontaires, notamment dans des zones périurbaines.

Les gendarmes et la police judiciaire mènent actuellement une enquête de voisinage pour identifier d’éventuels autres incendies liés à cet individu. Les habitants des quartiers concernés ont été invités à signaler tout comportement suspect, tandis que les patrouilles ont été renforcées dans les zones à risque.

Et maintenant ?

L’homme de 37 ans devrait être présenté dans les prochaines 48 heures devant le procureur de la République de Rouen, qui décidera de l’orientation de la procédure. Plusieurs chefs d’accusation pourraient être retenus à son encontre : incendie volontaire, mise en danger de la vie d’autrui et conduite sous l’emprise de l’alcool. Une expertise psychiatrique est également envisagée, compte tenu du profil de l’individu.

Les autorités appellent à la prudence et invitent les habitants à signaler tout comportement suspect, alors que les enquêtes se poursuivent pour vérifier l’implication éventuelle du suspect dans d’autres incendies survenus ces derniers mois.

Reste à voir si cette affaire éclaircira ou non le mystère des nombreux départs de feu signalés ces dernières semaines en Normandie. Les prochains jours pourraient apporter des éléments déterminants sur l’ampleur réelle des actes commis par cet homme.

En cas de condamnation pour incendie volontaire et mise en danger d’autrui, l’individu risque jusqu’à 10 ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende, selon les dispositions du Code pénal. La conduite sous l’emprise de l’alcool pourrait entraîner une peine complémentaire, pouvant aller jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et 4 500 euros d’amende.