Chaque matin, à l’heure où les premiers clients poussent la porte du restaurant Le Clos, situé à Chidrac, dans le Puy-de-Dôme, une offre inattendue attire une clientèle de plus en plus nombreuse. Depuis quelques mois, l’établissement propose des plats à emporter à 5 €, issus des préparations de la veille qui n’ont pas trouvé preneur. Une initiative qui, selon Ouest France, dépasse désormais le simple cadre d’une astuce commerciale pour s’imposer comme un modèle à la fois économique, éthique et écologique.

Ce qu'il faut retenir

  • Le restaurant Le Clos à Chidrac (Puy-de-Dôme) vend chaque matin des plats de la veille à 5 €, afin d’éviter le gaspillage alimentaire.
  • Cette initiative, initialement lancée pour limiter les pertes, s’est révélée être une bonne opération financière pour l’établissement.
  • Les clients plébiscitent ces plats, souvent vendus en moins d’une heure après leur mise en vente.
  • Cette démarche s’inscrit dans une logique environnementale, en réduisant le gaspillage de denrées encore consommables.
  • L’opération est désormais pérennisée et pourrait inspirer d’autres restaurateurs de la région.

Le gérant du Clos, qui a souhaité conserver l’anonymat auprès d’Ouest France, a reconnu avoir été « surpris par l’engouement » que suscite cette formule. « Nous pensions vendre quelques plats par jour, mais c’est systématiquement écoulé en moins d’une heure », a-t-il expliqué. Un succès qui s’explique autant par l’attrait du prix que par la qualité des préparations, encore fraîches et prêtes à être dégustées.

Concrètement, les clients peuvent se procurer ces plats à partir de 9 heures du matin, une fois la cuisine réouverte après la pause nocturne. Les menus proposés varient selon les restes de la veille : quiches, tartes, plats mijotés ou encore desserts. « Les clients savent qu’ils bénéficient d’un bon rapport qualité-prix, mais aussi qu’ils participent à une démarche responsable », a souligné le restaurateur. Un argument qui séduit particulièrement les habitants du secteur, de plus en plus sensibles à la lutte contre le gaspillage alimentaire.

D’un point de vue financier, cette opération s’avère également judicieuse. « En vendant ces plats à prix réduit, nous récupérons une partie de nos coûts tout en évitant de jeter », a précisé le gérant. Avant cette initiative, les invendus étaient purement et simplement jetés, entraînant une perte sèche pour l’établissement. Désormais, chaque plat vendu à 5 € génère un bénéfice marginal, tout en fidélisant une clientèle locale. « Certains clients viennent même spécifiquement pour ces plats », a-t-il ajouté, confirmant l’attrait de cette formule.

Et maintenant ?

Si cette initiative reste pour l’instant confidentielle à l’échelle locale, elle pourrait bien essaimer dans d’autres établissements de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Plusieurs restaurateurs contactés par Ouest France ont d’ores et déjà exprimé leur intérêt pour ce modèle, notamment dans des villes comme Clermont-Ferrand ou Issoire. Une réunion d’échange entre professionnels est même envisagée pour la fin de l’été 2026, afin d’évaluer la faisabilité d’une généralisation de cette pratique. Reste à voir si les contraintes logistiques, comme la conservation des plats ou la gestion des stocks, permettront une adoption massive.

Pour l’heure, le Clos continue de proposer ses plats à 5 € chaque matin, sans limite de quantité autre que la disponibilité réelle. Une initiative qui, en plus de son succès commercial, envoie un message fort : le gaspillage alimentaire n’est pas une fatalité. Et si cette astuce devenait la norme dans les années à venir ?

Selon Ouest France, les plats proposés à 5 € varient selon les restes de la veille : quiches, tartes, plats mijotés ou desserts. L’offre dépend donc des préparations disponibles chaque jour.

Plusieurs restaurateurs d’Auvergne-Rhône-Alpes ont déjà manifesté leur intérêt, et une réunion d’échange est envisagée pour la fin de l’été 2026. Cependant, aucune décision concrète n’a encore été prise à l’échelle nationale.