Un vol de la compagnie néerlandaise KLM, reliant Malaga à Amsterdam, a été immobilisé pendant plus de trois heures le 9 mai dernier après qu’un réseau Wi-Fi nommé « Allahu Akbar: there is a bomb on board » (« Allahu Akbar : il y a une bombe à bord ») soit apparu sur les smartphones de certains passagers. Selon BFM Business, cette alerte a provoqué une évacuation complète de l’appareil, une fouille approfondie par les autorités et un retard conséquent sur le décollage initialement prévu.
L’incident s’est produit alors que l’avion de la compagnie batave s’apprêtait à quitter l’aéroport de Malaga. Des passagers ont signalé la présence du réseau Wi-Fi suspect, déclenchant une réaction immédiate de l’équipage. Le pilote a informé le contrôle aérien, entraînant l’arrêt de la procédure de décollage et l’envoi de l’appareil vers une zone dédiée de l’aéroport. La police espagnole est montée à bord pour procéder à l’évacuation des 150 passagers et à une inspection minutieuse de l’appareil, assistée de chiens renifleurs.
Ce qu'il faut retenir
- Un vol KLM Malaga-Amsterdam a été bloqué trois heures après l’apparition d’un réseau Wi-Fi nommé « Allahu Akbar: there is a bomb on board ».
- L’appareil a été évacué et fouillé par les autorités locales avec l’aide de chiens renifleurs.
- La compagnie a confirmé avoir pris « extrêmement au sérieux » cette alerte, sans pouvoir identifier l’origine du signal Wi-Fi.
- L’incident rappelle un cas similaire en 2025, où un vol American Airlines avait fait demi-tour après l’interprétation erronée d’un SMS « RIP ».
- Malgré la fausse alerte, certains passagers ont choisi de ne pas embarquer sur le vol retardé.
Une alerte prise au sérieux dans le respect des procédures
Dès que l’information a été remontée au pilote, la procédure standard de sécurité a été enclenchée. L’avion a été dérouté vers une zone isolée de l’aéroport, où les passagers ont été invités à quitter l’appareil dans le calme. « Tout le monde a dû sortir de l’avion. La police a fouillé les bagages et tout l’appareil avec des chiens renifleurs », a expliqué un passager cité par De Telegraaf, l’un des médias ayant relayé l’information. Après plusieurs heures d’inspection, aucune preuve de menace n’a été trouvée, confirmant ainsi une fausse alerte.
Selon les informations de BFM Business, l’incident a duré environ trois heures et vingt minutes, entraînant un retard significatif sur l’horaire de départ initial. Bien que l’appareil ait finalement pu décoller, certains voyageurs ont préféré annuler leur voyage plutôt que de prendre le risque de subir d’autres perturbations.
KLM souligne la rigueur des protocoles de sécurité
Dans un communiqué adressé à la presse néerlandaise, la compagnie a rappelé l’importance de la sécurité aérienne et la nécessité de traiter chaque alerte avec la plus grande attention. « Nous prenons toujours ce type de déclarations extrêmement au sérieux et avons mis en œuvre les mesures de sécurité appropriées, en étroite coopération avec les autorités locales », a indiqué KLM. Cependant, la compagnie n’a pas été en mesure de déterminer l’origine exacte du signal Wi-Fi, ni d’identifier la personne ou l’entité à l’origine de cette provocation.
Cet incident illustre la sensibilité des équipages et des passagers face aux menaces potentielles, même lorsqu’elles s’avèrent infondées. Les compagnies aériennes, soumises à des réglementations strictes en matière de sûreté, sont tenues de réagir promptement à toute information susceptible de compromettre la sécurité d’un vol. Dans ce cas précis, l’absence de preuve tangible n’a pas empêché le déclenchement d’une procédure d’urgence, conformément aux protocoles en vigueur.
Un précédent similaire en 2025
Cet événement rappelle un cas survenu en 2025, où un vol d’American Airlines reliant Porto Rico à Dallas avait dû faire demi-tour après qu’une passagère ait interprété comme une menace un SMS reçu par un autre voyageur. Le message, composé des trois lettres « RIP », avait été associé à tort à une alerte à la bombe. Après vérification, il s’est avéré que ce message faisait simplement suite au décès d’un proche du passager concerné.
Selon la presse locale, cette erreur d’interprétation avait provoqué une réaction immédiate de l’équipage et des autorités, entraînant le retour de l’appareil à l’aéroport de départ. Cet incident avait alors suscité des débats sur la nécessité de mieux former les passagers à la gestion des informations sensibles en vol, tout en rappelant l’importance de ne pas tirer de conclusions hâtives face à des messages ambigus.
En attendant, les passagers sont invités à signaler tout comportement ou information suspecte auprès de l’équipage, tout en gardant à l’esprit que les procédures de sécurité peuvent entraîner des retards importants, même en cas de fausse alerte. Pour les compagnies aériennes, cet épisode souligne une fois de plus l’équilibre délicat entre vigilance et efficacité opérationnelle.
En France et dans de nombreux pays, une fausse alerte à la bombe dans un avion est passible de sanctions pénales, pouvant aller jusqu’à plusieurs années de prison et des amendes importantes. Selon l’article 424-2 du Code pénal français, la diffusion de fausses informations concernant un attentat est punie de 5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende. Les mêmes règles s’appliquent dans la plupart des pays européens, où les compagnies aériennes et les autorités judiciaires traitent ces affaires avec la plus grande sévérité.