Plusieurs maisons de courtage ont actualisé leurs avis et objectifs de cours ce mardi 12 mai 2026 sur des valeurs phares de la cote parisienne, selon BFM Bourse. Ces ajustements concernent Essilorluxottica, Hermès, Kering, Legrand, LVMH, Nexans et Soitec, reflétant des perspectives contrastées sur leur performance future.
Ce qu'il faut retenir
- Deutsche Bank lance la couverture d’Essilorluxottica avec un objectif de cours à 183 euros et une recommandation « conserver »
- Hermès voit son objectif de cours abaissé à 1 700 euros par Barclays, contre 2 310 euros précédemment
- LVMH passe en « surpondération » chez Barclays, avec un objectif relevé à 600 euros
- Les recommandations de Kering et Legrand sont revues à la hausse, respectivement à 300 euros et 156 euros
- Soitec voit son objectif multiplié par trois chez JPMorgan, passant de 50 euros à 150 euros
Les analystes de Barclays ont marqué la journée en révisant plusieurs de leurs recommandations. Concernant le géant du luxe Hermès, la banque maintient une pondération en ligne, mais réduit significativement son objectif de cours, le ramenant de 2 310 euros à 1 700 euros. Cette décision intervient dans un contexte de ralentissement observé sur certains segments du marché du luxe, sans que les fondamentaux de l’entreprise ne soient remis en cause. « Nous restons confiants sur la résilience de la marque à long terme, mais la valorisation actuelle nous semble moins attractive », a indiqué un porte-parole de Barclays, cité par BFM Bourse.
Autre acteur majeur du secteur, LVMH bénéficie d’un changement d’avis de la part des mêmes analystes. Barclays passe le titre en « surpondération », assortie d’un objectif de cours relevé à 600 euros, contre une précédente pondération en ligne. Cette révision s’inscrit dans une dynamique haussière attendue pour les prochains trimestres, tirée par une demande soutenue pour les marques phares du groupe. « Les indicateurs de consommation restent robustes, et la diversification géographique du groupe joue en sa faveur », a expliqué l’équipe d’analystes de Barclays.
Côté Kering, la tendance est également à la hausse. Barclays relève sa recommandation, passant d’une sous-pondération à une pondération en ligne, tout en augmentant son objectif de cours de 255 euros à 300 euros. Cette réévaluation intervient après une période de volatilité pour la maison mère de Gucci, dont les résultats récents ont montré des signes de reprise progressive. « Les efforts de réorganisation commencent à porter leurs fruits, même si le redressement complet prendra du temps », a précisé la banque.
Legrand, spécialiste des infrastructures électriques, voit son objectif de cours ajusté à la hausse par Goldman Sachs. L’analyste passe de « neutre » à un objectif relevé à 156 euros, contre 138 euros auparavant. Cette révision reflète une anticipation de croissance portée par la transition énergétique et la demande en solutions intelligentes pour les bâtiments. « Le marché de l’efficacité énergétique offre un potentiel de croissance structurelle », a souligné Goldman Sachs dans sa note.
Dans le secteur de la santé, Ramsay Santé et SES enregistrent des performances positives, avec des hausses respectives de 1,46 % et 6,90 % en séance. Ramsay Générale de Santé, déjà en progression depuis le début de l’année, confirme ainsi l’attractivité du secteur, soutenu par des besoins croissants en soins hospitaliers. SES, acteur des services énergétiques, profite quant à lui de contrats récents dans le domaine des infrastructures renouvelables.
À l’inverse, Soitec subit une forte pression vendeuse, avec une chute de 4,58 % en séance. Pourtant, JPMorgan maintient sa recommandation à « neutre », mais relève son objectif de cours de manière spectaculaire, passant de 50 euros à 150 euros. Cette décision, qui contraste avec la performance immédiate du titre, s’explique par une réévaluation à la hausse des perspectives de croissance à moyen terme, notamment dans les semi-conducteurs. « Nous anticipons une reprise du marché des puces d’ici la fin de l’année, ce qui justifie cette révision », a déclaré un analyste de JPMorgan.
Autres valeurs en repli : Teleperformance (-3,42 %), Capgemini (-2,58 %) et Société Générale (-2,49 %). Ces baisses s’inscrivent dans un mouvement de correction sectorielle, après plusieurs semaines de hausse généralisée. Capgemini, malgré son recul, reste sous surveillance pour ses perspectives de croissance dans le cloud et la cybersécurité, deux segments en forte expansion.
Côté marché, le CAC 40 recule de 0,72 %, à 7 998,61 points, tandis que l’indice SBF 120 perd 0,74 %. En revanche, le NEXT BIOTEC affiche une progression de 2,68 %, reflétant l’intérêt persistant pour les valeurs biotechnologiques. Les taux de change restent stables, avec un euro coté à 1,1750 dollar et le yen à 157,51 yens pour un dollar.
Les investisseurs devront donc suivre de près ces échéances pour ajuster leurs stratégies. Autant dire que la volatilité pourrait persister dans les prochaines séances, sans qu’un mouvement haussier ou baissier marqué ne se dessine clairement pour l’instant.
Selon BFM Bourse, la révision d’objectif d’Hermès par Barclays s’explique principalement par une prise en compte des valorisations élevées du secteur du luxe. Les analystes estiment que, malgré la résilience de la marque, le titre est désormais moins attractif en termes de rapport risque/opportunité. Cette décision reflète une prudence accrue sur les marchés actions, où les valorisations élevées sont de plus en plus questionnées.