Selon BFM - Politique, le député socialiste Arthur Delaporte a déclaré ce jeudi 22 mai 2026 qu’il existait encore « des marges de manœuvre » pour aider les ménages face à la hausse des prix des carburants. Cette intervention intervient alors que le groupe parlementaire du Parti Socialiste (PS) multiplie les prises de position sur les politiques énergétiques et fiscales, dans un contexte économique marqué par des tensions persistantes sur les prix à la pompe.
Ce qu'il faut retenir
- Arthur Delaporte, député PS, estime qu’il existe encore des « marges de manœuvre » pour aider les ménages à faire face à la hausse des prix des carburants.
- Olivier Faure, premier secrétaire du PS, a critiqué les « profiteurs de crise » comme TotalEnergies et dénoncé les superprofits liés à la guerre au Moyen-Orient.
- Le PS a déposé une proposition de loi visant à taxer les superprofits des entreprises, qu’Olivier Faure présente comme une mesure « totale » mais pas ciblée uniquement sur TotalEnergies.
- Les socialistes ont annoncé leur opposition à la nomination d’Emmanuel Moulin à la tête de la Banque de France, choisi par Emmanuel Macron.
- La députée PS Ayda Hadizadeh a vivement critiqué le rapport de Charles Alloncle sur l’audiovisuel public, évoquant une « République française » différente de « Mar-a-Lago ».
Le PS mise sur des leviers fiscaux pour atténuer la crise des carburants
Intervenant sur le plateau de BFM, Arthur Delaporte a souligné que des solutions pourraient encore être trouvées pour soutenir le pouvoir d’achat des Français, notamment en matière de carburant. « Il y a encore des marges de manœuvres », a-t-il affirmé, sans préciser les mesures concrètes envisagées par son groupe. Cette déclaration s’inscrit dans un débat récurrent au Parlement, où la majorité présidentielle et l’opposition s’affrontent sur la meilleure façon de contenir l’inflation dans un secteur stratégique.
Le député PS n’a pas détaillé les pistes retenues, mais cette prise de position intervient alors que les prix à la pompe restent élevés, malgré un léger repli ces dernières semaines. Les ménages, déjà fragilisés par l’inflation générale, continuent de subir de plein fouet les conséquences de cette situation, comme l’a rappelé Olivier Faure lors d’une précédente intervention.
Olivier Faure dénonce les superprofits et propose une taxation ciblée
Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a une nouvelle fois pointé du doigt les entreprises qu’il qualifie de « profiteurs de crise », citant explicitement TotalEnergies. Lors d’un échange avec les médias, il a estimé que ces groupes tiraient profit des tensions géopolitiques, comme la guerre au Moyen-Orient, pour engranger des marges exceptionnelles. « Imaginez une entreprise qui tirerait ses profits du travail des enfants », a-t-il déclaré pour illustrer son propos, une comparaison qui a suscité des débats sur la pertinence de ses propos.
Pour remédier à cette situation, le PS a déposé une proposition de loi visant à taxer les superprofits des entreprises. Olivier Faure a tenu à préciser : « C’est une loi totale, mais ce n’est pas une loi pour Total ». Il s’agit donc d’une mesure plus large, qui pourrait toucher l’ensemble des secteurs économiques, mais dont l’objectif affiché reste de lutter contre les abus de position dominante en période de crise. Cette initiative s’ajoute à d’autres propositions du parti, comme le relèvement du SMIC ou le renforcement des aides sociales.
Banque de France : le PS s’oppose à la nomination d’Emmanuel Moulin
Autre sujet de tension entre le gouvernement et le PS : la nomination d’Emmanuel Moulin à la tête de la Banque de France. Comme l’a révélé BFM - Politique, les députés socialistes ont annoncé qu’ils voteraient contre cette candidature, choisie par Emmanuel Macron. Cette opposition s’inscrit dans une stratégie plus large du parti, qui critique régulièrement les choix économiques de l’exécutif et dénonce un manque de concertation.
Emmanuel Moulin, actuellement directeur général du Trésor, est perçu par les socialistes comme un représentant de la politique libérale menée depuis plusieurs années. Leur opposition à sa nomination s’ajoute à d’autres désaccords, notamment sur la gestion de la dette publique ou la réforme des retraites, où le PS a déjà manifesté son hostilité aux orientations gouvernementales.
L’audiovisuel public sous le feu des critiques socialistes
Le PS ne réserve pas ses critiques au seul gouvernement. La députée Ayda Hadizadeh a vivement attaqué le rapport de Charles Alloncle sur la gouvernance de l’audiovisuel public, qualifiant ce dernier de « rapport qui n’a rien à voir avec la République française ». Elle a déclaré : « Ici ce n’est pas encore Mar-a-Lago, ici c’est la République française », en référence aux critiques récurrentes sur la concentration des pouvoirs et le manque de transparence dans la gestion des médias publics.
Selon elle, les recommandations du rapport Alloncle devraient être intégralement celles du rapporteur lui-même, ce qui laisse supposer que le PS souhaite une refonte complète de la gouvernance de l’audiovisuel public. Cette prise de position s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes entre les partis politiques et les médias, notamment sur la question de l’indépendance éditoriale.
Le PS, qui prépare déjà les échéances électorales de 2027, continue de se positionner comme une force d’opposition constructive, tout en multipliant les propositions pour répondre aux attentes des Français. Reste à savoir si ces initiatives parviendront à peser dans le débat public, alors que le gouvernement semble déterminé à maintenir sa ligne politique.
Le PS mise sur plusieurs leviers : une taxation des superprofits des entreprises, des aides ciblées aux ménages les plus modestes, et des mesures fiscales pour encadrer les marges des distributeurs. Ces propositions s’ajoutent à d’autres mesures sociales, comme le relèvement du SMIC ou le renforcement des aides au transport.
Les socialistes critiquent le profil d’Emmanuel Moulin, perçu comme un représentant de la politique économique libérale menée par Emmanuel Macron. Ils estiment que sa nomination s’inscrit dans une logique de continuité, sans rupture avec les choix passés, et dénoncent un manque de concertation avec les forces politiques.