Le 25 septembre 2025, au tribunal de Paris, Claude Guéant, accusé et ancien ministre de l'Intérieur, assiste au verdict du procès de l'ancien président français Nicolas Sarkozy pour le financement illégal de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007 par la Libye. Une nouvelle attestation de l'ancien bras droit de Nicolas Sarkozy vient affaiblir la défense de ce dernier. Les deux hommes avaient été condamnés en première instance à des peines de prison dans le cadre de l'affaire du financement libyen de la campagne présidentielle de 2007.

Ce qu'il faut retenir

  • Nicolas Sarkozy et Claude Guéant confrontés lors du procès en appel du financement libyen de 2007
  • Nouvelle attestation de Claude Guéant remet en question les déclarations de Nicolas Sarkozy
  • Des discordances concernant une rencontre datant du 25 juillet 2007 entre les deux protagonistes
  • Claude Guéant maintient sa version malgré les affirmations de l'ancien président

Claude Guéant enfonce le clou

Claude Guéant persiste et signe. Dans une nouvelle attestation datée du dimanche 26 avril et transmise à la cour d'appel de Paris, l'ancien secrétaire général de l'Élysée creuse davantage le fossé entre lui et Nicolas Sarkozy. Au cœur du procès en appel sur le financement libyen de la campagne présidentielle de 2007 de l'ex-président, Guéant réitère ses déclarations, notamment sur une rencontre controversée du 25 juillet 2007 à Tripoli.

Discordances et réaffirmations

Au quatrième jour d'interrogatoire de Nicolas Sarkozy, une lettre de Claude Guéant avait déjà semé le trouble. Ce dernier conteste formellement les propos de l'ancien président concernant ladite rencontre à Tripoli. Guéant insiste sur le fait que Sarkozy se trompe quant aux détails de cet événement, notamment sur le contenu des échanges avec Kadhafi.

Précisions et maintien de position

Claude Guéant, absent pour raisons médicales, souligne avec fermeté la nature de l'échange du 25 juillet 2007. Il affirme que Sarkozy l'avait appelé pour lui faire part des préoccupations de Kadhafi concernant le mandat d'arrêt de son beau-frère Senoussi. Guéant précise sa gestion du dossier Senoussi et rejette toute intervention suggérée par Ziad Takieddine. Il confirme également ne pas se souvenir avoir mentionné cette rencontre à Sarkozy immédiatement après.

Et maintenant ?

La nouvelle attestation de Claude Guéant devrait alimenter les débats lors de l'interrogatoire croisé avec Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux. L'affaire continue de susciter l'intérêt alors que le procès se poursuit.