La verrerie Duralex, placée sous le régime du redressement judiciaire, a annoncé à ses salariés une semaine de congés imposés à compter du lundi 16 juin 2026, selon Ouest France. Parallèlement, l’usine de La Chapelle-Saint-Mesmin, située dans le Loiret, va suspendre son activité pendant au moins deux semaines, le temps que le four principal soit mis à l’arrêt.
Ce qu'il faut retenir
- La verrerie Duralex, en redressement judiciaire, impose une semaine de congés à ses salariés à partir du 16 juin 2026.
- La production de l’usine de La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret) sera stoppée pendant au moins deux semaines.
- Le four de l’usine ne fonctionnera plus pendant cette période, entraînant une suspension complète de l’activité.
Une mesure exceptionnelle pour une situation sous tension
Cette décision, prise dans un contexte de difficultés financières aiguës, illustre l’ampleur des problèmes rencontrés par l’entreprise. Duralex, spécialisée dans la fabrication de verres et de gobelets incassables, traverse une période critique depuis plusieurs mois. Le redressement judiciaire, prononcé en mai 2026, avait déjà acté la nécessité de restructurer l’activité pour assurer la survie de l’entreprise.
L’imposition de congés forcés et l’arrêt partiel de la production s’inscrivent dans une logique de réduction des coûts immédiats, tout en maintenant une activité minimale. Selon les informations recueillies par Ouest France, cette suspension permettra de limiter les pertes tout en évitant un licenciement sec.
La production suspendue, une conséquence directe du redressement judiciaire
Le four de l’usine de La Chapelle-Saint-Mesmin, cœur de l’activité industrielle, sera éteint pour une durée indéterminée. Ouest France précise que cette mesure vise à réduire la consommation d’énergie et les coûts de production, dans un contexte où les commandes se font rares. « Nous devons adapter notre fonctionnement pour faire face à la baisse d’activité et préserver les emplois le plus longtemps possible », a expliqué un responsable de l’entreprise sous couvert d’anonymat.
Les salariés concernés, une centaine au total, recevront une indemnité compensatoire pour cette semaine de congés imposés. L’entreprise n’a pas encore communiqué sur les modalités exactes de cette compensation, mais elle devrait s’aligner sur les obligations légales en matière de congés forcés.
Un avenir incertain pour l’emploi local
Si cette suspension temporaire permet d’éviter des licenciements immédiats, elle ne garantit en rien la pérennité de l’emploi à moyen terme. Le redressement judiciaire de Duralex, qui emploie près de 250 salariés dans le Loiret, reste sous la surveillance du tribunal de commerce d’Orléans. Plusieurs scenarii sont envisagés : une reprise par un repreneur industriel, une restructuration profonde, ou à terme, une liquidation judiciaire si aucun plan viable n’émerge.
Les syndicats locaux, comme la CFDT, ont déjà exprimé leur inquiétude. « On comprend la nécessité de faire des économies, mais ces congés forcés sont un signal d’alerte. Sans solution rapide, les emplois de centaines de familles sont en danger », a réagi un représentant syndical auprès de Ouest France.
Cette situation rappelle celle d’autres entreprises françaises du secteur verrier, confrontées à la concurrence internationale et à la baisse de la demande en produits standardisés. L’enjeu pour Duralex reste de trouver un équilibre entre réduction des coûts et maintien de sa capacité de production, dans un marché en pleine mutation.
En cas d’échec des négociations avec un repreneur, l’entreprise pourrait être placée en liquidation judiciaire. Cela entraînerait une perte massive d’emplois et la fermeture définitive de l’usine de La Chapelle-Saint-Mesmin, avec des conséquences économiques et sociales majeures pour la région.