Des frappes russes ont causé la mort d’au moins un civil dans la nuit du lundi 11 au mardi 12 mai 2026 en Ukraine, alors qu’une trêve de trois jours venait d’expirer entre Moscou et Kiev. Selon RFI, ces attaques surviennent dans un contexte marqué par des accusations mutuelles entre les deux belligérants concernant le non-respect de cette pause humanitaire. Les autorités ukrainiennes n’ont pas encore communiqué de bilan détaillé, mais les premières informations font état d’un mort et de dégâts matériels dans des zones résidentielles.

Ce qu'il faut retenir

  • Une trêve de trois jours convenue entre la Russie et l’Ukraine a pris fin dans la nuit du 11 au 12 mai 2026, selon les annonces officielles des deux camps.
  • Des frappes russes ont été signalées dans la nuit du 12 mai, faisant au moins un mort civil en Ukraine.
  • Les deux parties se sont mutuellement accusées d’avoir violé cette trêve, sans que des preuves indépendantes ne soient encore disponibles.

Une trêve de trois jours qui s’achève dans la tension

La trêve de trois jours, entrée en vigueur le vendredi 9 mai 2026 à minuit, avait été présentée comme une initiative humanitaire pour permettre l’évacuation des civils et l’acheminement de l’aide. Pourtant, dès le premier jour, Moscou et Kiev s’étaient accusés de violations mineures, sans que ces allégations ne fassent l’objet de confirmations par des observateurs neutres. Selon RFI, cette pause dans les combats était la première depuis le début de l’année, après plusieurs mois de violences intenses sur le front.

Dès l’expiration officielle de la trêve à 00h00, des frappes russes ont été signalées dans plusieurs régions ukrainiennes, notamment dans l’est du pays. Les autorités locales ont rapporté des impacts dans des zones habitées, entraînant des victimes parmi les civils. Les forces ukrainiennes n’ont pas encore réagi militairement à ces attaques, mais ont annoncé une « réponse appropriée » dans les prochaines heures.

Des accusations croisées entre Moscou et Kiev

Dans la matinée du 12 mai, le ministère russe de la Défense a indiqué que Kiev avait lancé des « provocations armées » dès l’expiration de la trêve, accusant les forces ukrainiennes d’avoir ciblé des positions russes. « Les unités ukrainiennes ont violé l’accord en ouvrant le feu sur des localités sous contrôle russe », a déclaré un porte-parole, cité par l’agence TASS. L’Ukraine, de son côté, a rejeté ces accusations, affirmant que la trêve avait été respectée de son côté, mais que la Russie avait maintenu des opérations militaires.

Ces échanges rappellent les tensions persistantes autour des cessez-le-feu en Ukraine, souvent fragiles et rapidement contestés. Les deux camps ont désormais repris leurs communications militaires habituelles, sans indication claire sur une éventuelle nouvelle tentative de trêve. Les observateurs internationaux, comme l’OSCE, ont appelé à la retenue, sans pouvoir vérifier immédiatement les allégations de violations.

Un bilan humain et matériel encore incomplet

Pour l’heure, le bilan humain reste limité à un mort civil confirmé, mais les autorités locales craignent que le nombre de victimes ne s’alourdisse dans les prochaines heures. Les frappes ont principalement visé des zones résidentielles dans les régions de Donetsk et Louhansk, où les infrastructures civiles sont déjà fortement endommagées par deux ans de conflit. Selon les premiers rapports, des bâtiments d’habitation et des réseaux électriques ont été touchés, plongeant certaines localités dans le noir.

Côté ukrainien, les services de secours ont indiqué déployer des équipes sur place pour évaluer l’étendue des dégâts et porter assistance aux populations affectées. Les forces de l’ordre locales ont par ailleurs renforcé leur présence dans les zones frontalières pour prévenir d’éventuels débordements. Aucune déclaration officielle n’a encore été faite par le président ukrainien Volodymyr Zelensky ou le président russe Vladimir Poutine sur ces nouveaux développements.

Et maintenant ?

La reprise des hostilités laisse craindre une intensification des combats dans les prochains jours, alors que les négociations diplomatiques restent au point mort. Les deux camps pourraient tenter de justifier ces frappes par la nécessité de « riposter » aux violations de l’autre, ce qui rend toute nouvelle trêve difficile à mettre en œuvre. Les observateurs s’attendent à une escalade progressive des tensions, avec un risque accru pour les populations civiles dans les zones proches du front.

Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU est prévue pour le 13 mai, à la demande de plusieurs pays européens, afin d’examiner la situation et d’appeler à un retour immédiat au calme. D’ici là, la communauté internationale devra suivre de près l’évolution des combats et tenter de prévenir une nouvelle dégradation de la situation.

Les prochaines 48 heures seront donc déterminantes pour savoir si cette reprise des frappes annonce un regain de violence durable ou reste limitée à des échanges de tirs ponctuels. Une chose est sûre : la trêve de trois jours n’aura été qu’un bref répit dans un conflit qui dure depuis plus de deux ans.