Le président français Emmanuel Macron a alerté, ce vendredi 12 juin 2026, sur l’état critique de la solution à deux États pour le conflit israélo-palestinien, qualifiant de « décisions irresponsables » les mesures récentes qui, selon lui, sapent toute perspective de paix durable. Dans une prise de parole rapportée par BMF - International, il a souligné que le processus était « plus menacé que jamais », sans pour autant détailler les actions spécifiques pointées du doigt.
Ce qu'il faut retenir
- Emmanuel Macron a jugé la solution à deux États « plus menacée que jamais » en raison de « décisions irresponsables ».
- Le président français n’a pas précisé quelles mesures il considérait comme problématiques, mais son intervention intervient dans un contexte de tensions accrues à Gaza.
- Cette déclaration s’inscrit dans une série d’avertissements récents sur l’évolution du conflit au Proche-Orient, alors que les violences persistent malgré les appels internationaux à la désescalade.
- La solution à deux États, pilier historique des négociations de paix, est de plus en plus contestée par les deux camps.
Un avertissement solennel dans un contexte de tensions persistantes
Lors de sa prise de parole, Emmanuel Macron a adopté un ton grave pour dénoncer les choix politiques qu’il juge dangereux pour l’avenir de la région. « La solution à deux États est plus menacée que jamais », a-t-il affirmé, avant d’ajouter que les « décisions irresponsables » prises ces derniers mois avaient pour effet de fragiliser davantage une stabilité déjà précaire. Selon BMF - International, il n’a pas cité d’exemples concrets, mais son intervention reflète les inquiétudes partagées par de nombreux dirigeants européens et internationaux quant à l’évolution de la situation à Gaza.
Depuis plusieurs semaines, les violences se sont intensifiées dans l’enclave palestinienne, malgré les multiples appels au calme lancés par les Nations unies et l’Union européenne. Les négociations de paix, déjà au point mort depuis des années, peinent à trouver un second souffle. Autant dire que les propos du président français s’ajoutent à un tableau déjà sombre, où chaque camp durcit ses positions.
Une solution à deux États de plus en plus contestée
La solution à deux États, envisagée comme la voie la plus viable pour résoudre le conflit israélo-palestinien, est aujourd’hui remise en question par une partie des dirigeants israéliens et palestiniens. À Gaza, le Hamas, qui contrôle le territoire depuis 2007, continue de rejeter toute reconnaissance d’Israël, tandis que le gouvernement israélien, dirigé par Benjamin Netanyahu, poursuit une politique de colonisation en Cisjordanie jugée illégale par une large partie de la communauté internationale.
Les États-Unis, traditionnels médiateurs du conflit, peinent à imposer un cadre de négociation crédible, tandis que les pays européens, dont la France, multiplient les déclarations sans parvenir à influer sur le cours des événements. Les récents développements, notamment l’extension des colonies israéliennes et les opérations militaires à Gaza, ont encore réduit les marges de manœuvre pour une solution négociée. Comme le rapporte BMF - International, Emmanuel Macron n’a pas évoqué de plan B, se contentant d’appeler à la responsabilité des acteurs locaux et internationaux.
Les réactions internationales restent limitées
Si les propos d’Emmanuel Macron ont été relayés par plusieurs médias internationaux, les réactions officielles des autres grandes puissances se font encore attendre. L’Union européenne, qui avait adopté en 2024 une position commune en faveur de la solution à deux États, n’a pas encore réagi officiellement à cette nouvelle alerte. Les États-Unis, de leur côté, maintiennent un soutien inconditionnel à Israël, tout en appelant à la modération — une position qui limite leur capacité à peser dans les discussions.
En Israël, le gouvernement Netanyahu continue de minimiser les risques d’une escalade incontrôlable, tandis que l’Autorité palestinienne, affaiblie par des divisions internes et un manque de légitimité populaire, peine à proposer une alternative crédible. Dans ce contexte, les déclarations d’Emmanuel Macron pourraient, selon certains analystes, servir d’avertissement aux deux camps, mais leur impact réel reste incertain.
Pour l’heure, le conflit à Gaza continue de faire des victimes civiles chaque jour, sans que les appels au dialogue ne trouvent d’écho concret. La communauté internationale, divisée, semble incapable d’imposer une trêve durable. Autant dire que le discours d’Emmanuel Macron intervient à un moment où le temps presse, et où chaque décision pourrait avoir des conséquences irréversibles pour des millions de personnes.
L’Union européenne réaffirme son soutien à la solution à deux États comme cadre de négociation pour la paix au Proche-Orient. En 2024, les États membres avaient adopté une position commune appelant à la création d’un État palestinien viable aux côtés d’Israël, sur la base des frontières de 1967. Cependant, cette position reste théorique, car l’UE peine à faire entendre sa voix face aux divisions internes et à l’influence des États-Unis. Comme le rappelle BMF - International, aucun plan concret n’a été proposé depuis 2024 pour relancer les négociations.