Selon RMC Sport, la 9e étape du Giro 2026 s’est jouée dans les ultimes kilomètres ce dimanche 17 mai, entre Cervia et le sommet de Corno alle Scale. Au lendemain de la deuxième victoire de Jhonatan Narvaez, les coureurs ont parcouru 184 kilomètres sous un soleil printanier, avec une arrivée décisive après deux ascensions successives. Les observateurs s’attendaient à une bataille pour l’échappée, et c’est bien ce qui s’est produit dans les derniers 30 kilomètres, où le groupe de tête a fini par se détacher définitivement.

Ce qu'il faut retenir

  • Une étape de 184 km entre Cervia et Corno alle Scale, avec un final technique en deux temps : Querciola (11,5 km à 4,2 %) puis l’ascension finale vers Corno alle Scale (10,8 km à 5,9 %).
  • Huit coureurs en tête à l’approche des dernières difficultés : Jonas Geens, Martin Marcellusi, Lorenzo Milesi, Einer Rubio, Tim Naberman, Mattia Bais, Sakarias Koller Lolan et Davide Ballerini.
  • Narvaez double la mise : l’Équatorien a remporté sa deuxième étape en solitaire, mardi à Fermo, en s’imposant avec une trentaine de secondes d’avance sur Andreas Leknessund et Mikkel Bjerg.
  • Felix Gall conserve la tête du classement général avec un écart de 3 minutes et 34 secondes sur Afonso Eulálio, malgré la pression exercée par les attaques répétées dans le peloton.
  • Une moyenne élevée : les premiers 100 kilomètres ont été parcourus à 48 km/h, reflétant l’intensité de la course dès le départ.
  • Les Movistar en embuscade : Rubio et Milesi figuraient parmi les favoris pour l’échappée, avant de devoir céder face à la pression collective.

Un départ rapide et une bataille pour l’échappée

Dès 12h50, le peloton a quitté Cervia, traversant les marais salants de la région avant de s’engager sur un parcours globalement plat. Selon RMC Sport, les 85 premiers kilomètres ont été avalés à une moyenne élevée de 48 km/h, laissant peu de répit aux coureurs. Une petite bosse dans les vingtaine de kilomètres suivants a suffi à perturber le rythme, tandis que le sprint intermédiaire de Marzabotto a rythmé la course avant les premières difficultés sérieuses.

À 13h40, alors que le peloton avait déjà parcouru 102 kilomètres, huit hommes avaient pris jusqu’à 2 minutes 30 d’avance. Parmi eux figuraient des coureurs expérimentés comme Davide Ballerini (Astana), Jonas Geens (Alpecin Premier Tech) ou encore Lorenzo Milesi (Movistar). Pourtant, l’échappée n’était pas encore consolidée : la Picnic PostNL et les Lidl-Trek multipliaient les attaques pour tenter de rejoindre le groupe de tête, tandis que les Decathlon CMA CGM de Felix Gall, leader du classement général, refusaient de relayer pour limiter l’écart.

L’échappée s’envole, mais la tension reste maximale

À 13h17, les Lidl-Trek ont tenté de placer Giulio Ciccone en tête, mais le peloton, très compact, a systématiquement réagi. Comme le rapporte RMC Sport, les coéquipiers de Gall, satisfaits de voir une échappée se dessiner, se contentaient de suivre les mouvements sans forcer le rythme. Cette stratégie a permis au groupe de tête de creuser un écart de 30 secondes à 13h09, avant que les choses ne s’accélèrent vraiment.

À 13h38, Ballerini et Milesi, deux Italiens en tête du groupe, ont semblé marquer une pause, laissant six autres coureurs les rejoindre. Puis, à 13h49, Einer Rubio a lancé une offensive solitaire, même si le terrain restait plat à ce moment-là. La bataille était désormais acharnée : chaque équipe voulait placer un de ses hommes dans l’échappée, craignant qu’un retard ne compromette ses chances au classement général ou dans les autres classements.

Les favoris sous pression et les surprises du jour

Parmi les coureurs en difficulté, Giulio Ciccone a montré des signes d’agacement. Marqué de près par ses coéquipiers, il a vu s’éloigner toute possibilité de s’échapper sans prendre de risques.

« Le laisser partir, c’est prendre le risque de lui offrir la victoire d’étape »,
a souligné un observateur cité par RMC Sport. Pendant ce temps, les UAE, déjà en tête avec Narvaez la veille, multipliaient les tentatives pour placer un autre de leurs coureurs dans l’échappée.

À 14h44, alors que le parcours s’élevait enfin vers les premières pentes de Querciola, le groupe de tête était réduit à huit coureurs. Mais l’écart avec le peloton restait précaire : à tout moment, une contre-attaque pouvait surgir. Les Movistar, avec Rubio et Milesi, figuraient parmi les plus actifs, tandis que les Astana de Ballerini semblaient moins pressés de prendre les relais.

Le final en deux temps et la gestion des ultimes kilomètres

Après le sprint intermédiaire de Marzabotto, les coureurs ont enchaîné sur une trentaine de kilomètres en faux plat montant, avant d’aborder les deux ascensions finales. La première, Querciola, avec ses 11,5 km à 4,2 %, a permis de faire le tri parmi les échappés. La seconde, Corno alle Scale, avec ses 10,8 km à 5,9 %, devait désigner le vainqueur de l’étape.

À 15h00, l’échappée comptait toujours une avance confortable, mais le peloton, mené par les Decathlon CMA CGM, réduisait progressivement l’écart. Les spécialistes de la montagne comme Thymen Arensman ou Giulio Pellizzari étaient en train de se détacher, prêts à jouer leur va-tout. Bref, la fin de course s’annonçait explosive.

Et maintenant ?

Selon les dernières informations disponibles, le groupe de tête devrait arriver groupé au sommet de Corno alle Scale, avec une poignée de secondes d’avance sur le peloton. Reste à savoir si l’un des échappés parviendra à résister au retour des favoris dans la dernière ascension. La 10e étape, prévue demain lundi 18 mai, s’annonce déjà comme un nouveau test pour les leaders du classement général, avec un parcours vallonné entre deux villes encore à préciser. Les prochaines heures pourraient donc voir un nouveau changement dans le maillot rose.

Felix Gall, toujours en tête du classement général avec 3 minutes 34 secondes d’avance, devra faire face à la pression de ses poursuivants directs, dont Cristiano Scaroni (4 minutes 18 secondes) et Jai Hindley (4 minutes 23 secondes). Une erreur de parcours ou une mauvaise journée pourraient lui coûter cher, d’autant que les Movistar et les UAE ne semblent pas prêts à abandonner la partie.

Pour les coureurs encore en lice pour les maillots distinctifs, cette étape pourrait aussi être décisive. Le maillot cyclamen, par exemple, est convoité par plusieurs sprinteurs, dont Martin Marcellusi, qui a tenté sa chance à plusieurs reprises aujourd’hui. Quant aux grimpeurs, ils devront se montrer à la hauteur dans les derniers kilomètres pour espérer figurer parmi les premiers.

Selon les données rapportées par RMC Sport, Afonso Eulálio (Portugal/TBV) occupe toujours la première place du classement général avec 34 heures 28 minutes et 42 secondes. Felix Gall (Autriche/DCT) reste deuxième à 3 minutes 34 secondes, suivi de Cristiano Scaroni (Italie/XAT) à 4 minutes 18 secondes et Jai Hindley (Australie/RBH) à 4 minutes 23 secondes.

Les observateurs citent toujours Felix Gall (Decathlon CMA CGM), déjà en tête du classement général, comme le grand favori. Cependant, des coureurs comme Jai Hindley (Bahrain Victorious), Cristiano Scaroni (XSpeed United) ou encore Ben O’Connor (Jayco AlUla) restent en embuscade, prêts à profiter d’un coup de fatigue de Gall. Les performances récentes de Jhonatan Narvaez (UAE) et Giulio Ciccone pourraient aussi jouer un rôle clé dans les prochaines étapes.