Selon Le Figaro, la Grèce fait face à une nouvelle vague d’incendies de forêt ces derniers jours, alors que les autorités restent en alerte maximale face à des conditions météorologiques défavorables. Vendredi 8 août en fin d’après-midi, plusieurs quartiers de la banlieue ouest d’Athènes ont été évacués en urgence, alors qu’un incendie se propageait rapidement vers les zones habitées. Les pompiers grecs, renforcés par des moyens aériens, ont été déployés en urgence pour tenter de contenir les flammes.

Ce qu'il faut retenir

  • Un incendie s’est déclaré vendredi après-midi à Chaïdari, une banlieue située à 11 km à l’ouest d’Athènes, entraînant l’évacuation préventive de plusieurs quartiers.
  • Plus de 100 pompiers, appuyés par 4 bombardiers d’eau et 5 hélicoptères, ont été mobilisés pour combattre le feu.
  • Les services de secours ont recensé 51 incendies de forêt et de terres agricoles en Grèce au cours des dernières 24 heures.
  • Les fumées épaisses ont été visibles depuis l’Acropole, tandis que les moyens aériens intervenaient pour éteindre les flammes.
  • Mercredi, près de 8 000 personnes avaient dû être évacuées en Crète après des feux dans la région de Réthymnon.

Chaïdari évacuée sous la menace des flammes

Vendredi en fin de journée, les autorités grecques ont déclenché une alerte sur les téléphones portables pour ordonner l’évacuation préventive d’une partie de Chaïdari, une commune résidentielle située à l’ouest de la capitale. « Des habitations se trouvent à proximité du foyer », a expliqué Vassilis Vathrakogiannis, porte-parole des sapeurs-pompiers, confirmant la dangerosité de la situation. Les habitants ont été invités à quitter les lieux sans délai, alors que le feu progressait depuis les zones montagneuses vers les zones urbanisées.

Les moyens de lutte contre l’incendie ont été rapidement mobilisés : plus d’une centaine de pompiers, épaulés par quatre avions bombardiers d’eau et cinq hélicoptères, ont été déployés pour tenter d’endiguer la progression des flammes. Selon Michalis Selekos, maire de Chaïdari, « les habitants ont couru un risque énorme » alors que le feu descendait des hauteurs avant d’être finalement contenu dans un ravin. « Ce fut une journée difficile, et elle le reste, mais heureusement, les conditions sont plus clémentes », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

Fumées visibles depuis l’Acropole et bilan contrasté

Les images diffusées par les médias locaux et internationaux montrent d’épais panaches de fumée s’élevant au-dessus de l’Acropole, symbole de la capitale grecque. Les bombardiers d’eau ont effectué plusieurs largages pour tenter de limiter la propagation des flammes, tandis que les habitants évacués commençaient à regagner leurs domiciles dans la soirée. Le maire de Chaïdari a indiqué que la plupart des résidents avaient pu rentrer chez eux une fois le danger écarté, bien que la situation reste sous surveillance.

Dans le même temps, les services de secours ont recensé 51 incendies de forêt et de terres agricoles sur l’ensemble du territoire grec au cours des dernières 24 heures. Ces feux surviennent dans un contexte de forte chaleur et de vents violents, qui compliquent considérablement les opérations de lutte contre les incendies. Les régions les plus touchées ces derniers jours restent celles de Paros, dans les Cyclades, et Réthymnon, en Crète, où près de 8 000 personnes avaient dû être évacuées mercredi soir.

Un été 2026 marqué par des incendies dévastateurs

Ces nouveaux foyers d’incendie s’ajoutent à une série de feux qui ravagent la Grèce depuis le début de l’été 2026. Les températures élevées et la sécheresse persistante ont créé un terrain propice à la propagation rapide des flammes, forçant les autorités à maintenir un niveau d’alerte maximal. Les évacuations massives et les dégâts matériels restent fréquents, bien que les moyens humains et matériels déployés par l’État aient permis d’éviter des bilans humains plus lourds.

Les spécialistes soulignent que la Grèce doit faire face à des conditions météorologiques de plus en plus extrêmes, liées au changement climatique. Les incendies de forêt, autrefois limités à certaines périodes de l’année, deviennent désormais une menace quasi permanente, avec des répercussions sur les populations, les infrastructures et les écosystèmes. Les autorités grecques ont réitéré leur appel à la vigilance, invitant les citoyens à signaler immédiatement tout départ de feu pour limiter son extension.

Et maintenant ?

Pour les prochaines heures, les services de secours grecs devraient maintenir leurs efforts pour sécuriser les zones touchées par l’incendie de Chaïdari, tout en surveillant l’évolution des autres foyers actifs dans le pays. Les prévisions météo, bien que légèrement plus favorables, restent sous haute surveillance, car les vents pourraient encore attiser les flammes. Une réunion d’urgence est prévue demain samedi 9 août en milieu de journée avec les autorités locales et les représentants des pompiers pour évaluer la situation et ajuster les dispositifs si nécessaire.

Les prochains jours seront déterminants pour la Grèce, alors que le pays tente de contenir une nouvelle vague de feux de forêt qui menace à la fois les zones urbaines et les espaces naturels. Les autorités appellent les habitants à rester informés via les canaux officiels et à suivre scrupuleusement les consignes de sécurité.

D'après les dernières informations disponibles, les régions les plus touchées sont la banlieue ouest d'Athènes, notamment Chaïdari, ainsi que l'île de Paros dans les Cyclades et la région de Réthymnon en Crète. Ces zones ont connu des départs de feu ces derniers jours, entraînant des évacuations massives.