Une enquête a été ouverte ce mercredi 2 septembre 2026 à Saint-Malo après la découverte du corps d’une femme de 91 ans au pied des rochers en contrebas du chemin de ronde de la cité d’Alet. Selon nos confrères d’Ouest France, le décès ne serait pas accidentel, ce qui a conduit les autorités judiciaires à envisager la piste criminelle.
Ce qu'il faut retenir
- Un promeneur a découvert le corps d’une Malouine de 91 ans au pied des rochers, près du chemin de ronde de la cité d’Alet.
- Le décès ne serait pas accidentel, selon les premiers constats des enquêteurs.
- Une enquête pour homicide présumé a été ouverte par le parquet de Saint-Malo.
- Le corps a été retrouvé dans la matinée du 2 septembre 2026, près de la zone côtière de la cité d’Alet.
- Les investigations sont encore en cours pour déterminer les circonstances exactes du décès.
Une découverte macabre dans un lieu emblématique de Saint-Malo
C’est un promeneur qui a fait la macabre découverte en fin de matinée ce mercredi 2 septembre. Alors qu’il arpentait le chemin de ronde de la cité d’Alet, un quartier historique de Saint-Malo, il a aperçu le corps inanimé d’une femme allongée au pied des rochers, en contrebas de la promenade. Selon les premières constatations rapportées par Ouest France, la victime serait une habitante de la ville, âgée de 91 ans. Immédiatement, les secours et les forces de l’ordre ont été alertés.
Sur place, les enquêteurs de la police judiciaire de Saint-Malo, épaulés par la gendarmerie, ont rapidement établi que la mort n’était pas consécutive à une chute accidentelle. Les premiers éléments recueillis suggèrent que le décès pourrait résulter d’une action volontaire, ce qui a conduit le parquet de Saint-Malo à ouvrir une enquête pour homicide présumé.
Un secteur connu pour ses risques naturels, mais pas seulement
La cité d’Alet, située sur la rive droite de l’estuaire de la Rance, est un site prisé des Malouins et des touristes pour ses vues imprenables sur la mer et la ville fortifiée. Pourtant, cette zone présente également des dangers, notamment en raison de ses falaises abruptes et de ses rochers glissants, surtout par temps de pluie ou de marée haute. Si les chutes accidentelles y sont relativement fréquentes, elles n’expliquent pas, dans ce cas précis, la nature suspecte du décès.
Les enquêteurs, qui ont sécurisé la zone et procédé à des relevés, examinent désormais plusieurs hypothèses. Parmi elles, celle d’un homicide volontaire, bien que les motivations restent encore floues. Des prélèvements et des analyses sont en cours pour établir les causes exactes du décès et recueillir d’éventuels indices matériels.
Une enquête qui s’annonce complexe
Les investigations devront déterminer si la victime connaissait son agresseur ou si le drame relève d’un acte ciblé ou aléatoire. Les forces de l’ordre ont lancé des appels à témoins auprès des habitants et des personnes ayant fréquenté la zone ces derniers jours. « Nous ne négligeons aucune piste, qu’elle soit criminelle ou accidentelle », a indiqué une source proche du dossier à Ouest France. Les proches de la victime ont été informés et sont accompagnés par les services sociaux.
Côté technique, les experts en balistique et en médecine légale pourraient être sollicités si des éléments suggèrent l’usage d’une arme ou d’une violence physique. Pour l’heure, le procureur de la République de Saint-Malo a requis le secret sur les détails de l’enquête, conformément à la procédure.
Cette affaire rappelle, une fois encore, la nécessité de vigilance dans les espaces publics, surtout lorsque ceux-ci présentent des dangers avérés. Les Malouins, habitués à arpenter les remparts et les sentiers côtiers, sont invités à redoubler d’attention, sans pour autant céder à la psychose.
À ce stade de l’enquête, aucune information n’a été communiquée concernant d’éventuels antécédents judiciaires de la victime ou des liens avec des personnes déjà connues des services de police. Les enquêteurs n’ont pas fait état de tels éléments pour l’instant.