Ce vendredi 12 juin 2026, le Pentagone a rendu public une troisième série de documents autrefois classifiés sous le sceau du secret-défense, concernant les « phénomènes anormaux non identifiés » (UAP en anglais). Selon BMF - International, ces archives s’ajoutent aux deux premières publications datant respectivement du 8 mai et du 22 mai 2026, et couvrent une période allant de 1949 à 2026. Le site du ministère américain a enregistré plus de 1,7 million de visites depuis le début de ces révélations, signe d’un intérêt croissant du public pour ces mystérieux objets volants.

Ce qu'il faut retenir

  • Une troisième série de documents classifiés sur les UAP a été publiée par le Pentagone le 12 juin 2026, couvrant la période 1949-2026.
  • Parmi les nouveaux éléments figurent des témoignages sur des « orbes lumineuses », des vidéos d’objets non identifiés, et des échanges entre les États-Unis et l’URSS pendant la guerre froide.
  • Un témoignage de 2025 décrit deux sphères rouges d’un mètre de diamètre, avec un centre en plasma blanc, ayant fusionné avant de disparaître.
  • En octobre 2023, six agents fédéraux ont signalé avoir vu des orbes se séparant près d’un site sensible à l’Ouest des États-Unis, sans explication officielle à ce jour.
  • Un objet en forme de « patate asymétrique » a été observé par des militaires dans les montagnes du Colorado, interprété comme un phénomène de réfraction solaire par le FBI.
  • Un rapport de 1967 révèle que l’URSS n’a jamais traité officiellement la question des ovnis, certains scientifiques russes ironisant sur leur origine supposée américaine.

Des témoignages variés, entre orbes lumineuses et objets asymétriques

Parmi les documents rendus publics, plusieurs témoignages décrivent des « orbes lumineuses » dans le ciel, un thème déjà présent dans les deux premières séries de publications. Selon BMF - International, une vidéo capturée en 2025 montre deux sphères rouges d’environ un mètre de diamètre, avec un centre en « plasma blanc » de la taille d’une balle de basket. Ces objets, observés par un habitant du nord-est des États-Unis depuis son jardin, se seraient déplacés avant de fusionner et de disparaître.

Un autre document évoque un incident survenu en octobre 2023, où six agents fédéraux ont rapporté avoir vu des orbes « relâchant d’autres orbes » près d’un site sensible à l’Ouest des États-Unis. Le Pentagone indique que cette affaire reste « non résolue » en juin 2026, tout en mentionnant des hypothèses comme des « avions militaires lançant des leurres », jugées « partiellement plausibles ».

Un témoignage militaire retient particulièrement l’attention : celui d’un objet en forme de « patate asymétrique », recouvert d’écailles et de couleur crème, aperçu dans les montagnes de Cheyenne, au Colorado. Le FBI a analysé cet incident avec « peu de certitude », suggérant qu’il pourrait s’agir d’un phénomène de rétrodiffusion de la lumière du soleil sur la neige, éclairant les nuages à basse altitude.

Des échanges américano-soviétiques sous le sceau du secret pendant la guerre froide

Plusieurs documents révèlent des échanges entre scientifiques américains et soviétiques sur la question des ovnis. En 1967, un scientifique américain s’est rendu en URSS, visitant notamment des sites d’astronomie à Moscou, Kiev et en Crimée. Selon le rapport, certains interlocuteurs russes ont balayé les discussions sur les ovnis avec ironie, l’un d’eux affirmant, « en riant », que si ces phénomènes n’étaient observés qu’aux États-Unis, c’est qu’ils devaient venir d’URSS.

Le document conclut que « aucun traitement officiel du problème des ovnis n’a été entrepris en URSS ». Il souligne que les Soviétiques auraient pu être plus enthousiastes que leurs homologues américains, ces derniers étant freinés par le « ridicule officiel » associé aux ovnis aux États-Unis. Une analyse qui met en lumière les différences de perception entre les deux blocs pendant la guerre froide.

Un comité de la CIA jugeait les ovnis comme une menace… médiatique

Parmi les archives publiées figure un rapport de plus de 40 pages, classé par la CIA, couvrant la période 1952-1953. Ce document, issu du Comité consultatif scientifique sur les ovnis, conclut que ces objets ne représentaient « pas une menace physique sur la sécurité nationale des États-Unis ». En revanche, il souligne que la véritable menace venait de « la fascination du public pour ce sujet ».

Le comité dénonce « le volume élevé de signalements, encouragé par une presse à sensation », qui risquait de « submerger et d’engorger les canaux de renseignement et de communication essentiels ». Il évoque également une « psychologie nationale morbide », pouvant être exploitée par des adversaires pour semer la méfiance envers les autorités. Une analyse qui montre comment, dès les années 1950, les ovnis étaient perçus comme un enjeu de désinformation autant que de sécurité.

L’opinion publique américaine de plus en plus convaincue de l’existence de vie extraterrestre

Selon un sondage publié le 11 juin 2026 par CBS News et YouGov, 63 % des Américains estiment qu’il existe une forme de vie intelligente sur d’autres planètes, un chiffre en hausse par rapport aux 29 dernières années. Par ailleurs, 84 % des personnes interrogées pensent que le gouvernement américain en sait plus qu’il ne le dit sur le sujet. Ces résultats reflètent une tendance croissante à considérer les ovnis comme un phénomène sérieux, malgré le manque de preuves tangibles.

Cette perception est renforcée par la publication régulière de ces documents, qui alimentent les théories du complot tout en offrant un semblant de légitimité aux témoignages les plus extravagants. Autant dire que le débat sur la réalité des ovnis n’est pas près de s’éteindre, entre scepticisme scientifique et fascination populaire.

Et maintenant ?

La publication de ces documents par le Pentagone pourrait relancer les discussions au Congrès américain sur la nécessité de mieux encadrer l’étude des UAP. Plusieurs élus, dont le vice-président JD Vance, se sont dits « obsédés » par le sujet, ce qui laisse présager une possible audition parlementaire dans les mois à venir. Par ailleurs, la NASA a récemment réaffirmé son intention de poursuivre ses recherches sur ces phénomènes, sans pour autant apporter de réponses définitives. Reste à voir si ces révélations conduiront à une transparence accrue ou, au contraire, à de nouvelles théories du complot.

D’ici là, les 1,7 million de visites enregistrées sur le site du Pentagone montrent que l’intérêt du public pour ces questions ne faiblit pas. Et si aucune preuve irréfutable n’a été apportée, ces documents rappellent que le mystère des ovnis continue de hanter l’imaginaire collectif, plus d’un demi-siècle après les premiers témoignages.

La publication de ces documents s’inscrit dans une démarche de transparence initiée en mai 2026. Selon BMF - International, le ministère justifie ces révélations par un « intérêt public croissant » pour les phénomènes anormaux non identifiés, ainsi que par la nécessité de répondre aux interrogations des citoyens et des chercheurs. Aucun lien officiel n’a été établi entre cette publication et des pressions politiques ou médiatiques.

Plusieurs pistes sont évoquées pour l’avenir. Le Congrès pourrait organiser des auditions spécifiques sur les UAP, tandis que la NASA a annoncé le maintien de ses recherches, sans préciser de calendrier. Par ailleurs, des associations de scientifiques et de citoyens continuent de réclamer un accès élargi aux archives encore classifiées, notamment celles de la CIA et du FBI.