Le sénateur des Alpes-Maritimes, Henri Leroy, a fait une déclaration forte lors de son passage sur BFM Côte d’Azur ce jeudi, rompant ainsi avec son parti politique Les Républicains. Il a exprimé sa volonté de voir émerger une union plus vaste, incluant même le Rassemblement national, à l'approche des élections sénatoriales prévues en septembre. Ancien maire de Mandelieu-la-Napoule de 1995 à 2017, Henri Leroy a clairement affirmé : « Je ne serai plus candidat avec LR », préférant s'orienter vers une stratégie politique axée sur le rassemblement.

Ce qu'il faut retenir

  • Henri Leroy annonce son retrait de Les Républicains
  • Il plaide pour une union élargie des droites jusqu'au Rassemblement national
  • Il souhaite s'aligner sur la ligne politique d'Éric Ciotti

Une stratégie axée sur le rassemblement

Pour Henri Leroy, la clé de la reconquête du pouvoir pour la droite réside dans une union large des différentes sensibilités politiques de droite, allant jusqu'à inclure le Rassemblement national. Il a souligné l'importance stratégique de cette alliance, estimant que sans elle, le retour au pouvoir serait compromis. Malgré des divergences programmatiques, notamment sur des sujets économiques et les retraites, le sénateur affirme qu'un terrain d'entente existe : « On est d'accord sur beaucoup de choses. (...) Il y a très peu de divergences », a-t-il déclaré.

Ouverture envers le Rassemblement national et au-delà

Concernant le Rassemblement national, Henri Leroy distingue clairement les différentes figures du parti. Il se montre ouvert à une collaboration avec Jordan Bardella, qu'il juge en phase avec une approche libérale. Il va même jusqu'à affirmer que certaines positions de Marine Le Pen sont aujourd'hui dépassées. En appelant à un rassemblement allant jusqu'au centre, voire au centre-gauche, le sénateur souligne la nécessité de partager les valeurs de la droite pour construire une alliance solide. Il insiste sur le fait que toute division nuirait à ce projet d'union.

Les perspectives d'une alliance élargie

Henri Leroy va plus loin en élargissant le spectre de cette alliance politique, appelant à une coopération englobant le centre, le centre-droit et même le centre-gauche. Cependant, il met en avant la condition sine qua non de partager les valeurs de la droite. Pour lui, il serait incohérent de prôner l'union tout en évoquant la désunion. Il envisage même la possibilité d'une liste commune entre le Rassemblement national et son mouvement politique.

Et maintenant ?

Les prochaines échéances politiques permettront de mesurer l'impact de cette prise de position d'Henri Leroy. La formation d'une telle alliance élargie des droites pourrait redessiner le paysage politique français en vue des prochaines élections.