Depuis plusieurs mois, les parents s’interrogent sur la qualité nutritionnelle des goûters industriels proposés en grande surface. Certaines références phares de Lu, BN ou Milka affichent des notes particulièrement basses sur l’application Yuka, déclenchant ainsi une vague de mécontentement chez les consommateurs. Selon Top Santé, des produits emblématiques oscillent entre 2 et 24 sur 100, un score qui interroge sur leur composition.
Ce qu'il faut retenir
- Plusieurs marques de biscuits pour enfants (Lu, BN, Milka) obtiennent des notes comprises entre 2 et 24/100 sur Yuka.
- Les produits visés incluent des références souvent achetées pour les goûters scolaires ou les collations à la maison.
- La composition de ces biscuits (teneur en sucres, additifs, graisses saturées) est pointée du doigt par l’application.
- Yuka, outil de notation basé sur les données de l’Open Food Facts, suscite de plus en plus l’intérêt des parents soucieux de la santé de leurs enfants.
Des scores alarmants pour des produits plébiscités
L’application Yuka, qui évalue la qualité nutritionnelle des aliments à partir de leur étiquette, a mis en lumière des écarts notables entre les attentes des consommateurs et la réalité des compositions. Selon Top Santé, des biscuits comme ceux de la gamme « Petit Lu » ou certains paquets de « BN » affichent des notes inférieures à 25/100, un seuil rarement atteint pour des produits destinés aux enfants. « Ces scores s’expliquent principalement par une teneur élevée en sucres ajoutés, en graisses saturées ou par la présence d’additifs controversés », précise un nutritionniste cité par Top Santé. Autant dire que, côté santé, la déception est de taille pour les familles qui font confiance à ces marques traditionnelles.
Parmi les produits les plus mal notés figurent certains paquets de « Petit Écolier Lu », des « BN Mini » ou encore des « Milka Choco Soft ». Ces références sont pourtant régulièrement achetées en grande surface pour les goûters ou les pique-niques. Les parents, souvent pris par le temps, se tournent vers ces marques par habitude ou par manque d’alternatives perçues comme saines et accessibles. Pourtant, les scores de Yuka rappellent que leur composition ne répond pas toujours aux critères d’une alimentation équilibrée pour les plus jeunes.
Une prise de conscience progressive des familles
Si Yuka n’est pas une application nouvelle, son usage s’est démocratisé ces dernières années, notamment grâce à une médiatisation accrue et à la montée des préoccupations autour de l’alimentation infantile. Selon Top Santé, de plus en plus de parents comparent désormais les produits avant de les glisser dans leur panier. « On observe une véritable prise de conscience, même si la tentation des produits sucrés reste forte », confie une mère de famille interrogée par Top Santé. Certains consommateurs choisissent désormais de privilégier les biscuits maison ou les alternatives plus naturelles, comme les galettes de riz ou les compotes sans sucres ajoutés.
Cette tendance s’inscrit dans un contexte plus large de remise en question des produits transformés. Les associations de consommateurs et les nutritionnistes multiplient les alertes sur les dangers d’une consommation excessive de sucres ou de graisses industrielles chez les enfants. « Les biscuits industriels ne sont pas interdits, mais leur consommation doit rester occasionnelle », rappelle une diététicienne citée par Top Santé. Pour les parents, l’enjeu est désormais de concilier praticité et santé, sans pour autant sacrifier le plaisir gustatif de leurs enfants.
Que faire face à ces résultats ?
Face à ces révélations, les parents se retrouvent face à un dilemme : continuer à acheter ces produits par habitude ou par manque de temps, ou opter pour des alternatives souvent plus coûteuses ou moins pratiques. Selon Top Santé, la première étape consiste à vérifier systématiquement l’étiquette des produits avant achat. Yuka permet d’accéder rapidement aux scores, mais il est aussi conseillé de se référer aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui limite à 25 grammes la quantité de sucres ajoutés par jour pour un enfant.
Les marques concernées n’ont pas encore réagi officiellement à ces révélations. Pourtant, plusieurs initiatives émergent pour améliorer la qualité nutritionnelle des biscuits pour enfants. En 2025, la loi EGalim 2 a renforcé les critères pour les produits destinés aux plus jeunes, imposant une réduction des sucres et des graisses dans certains aliments transformés. Cependant, ces mesures prennent du temps à se concrétiser sur les étagères des supermarchés. En attendant, les parents sont invités à diversifier les options de goûter : fruits frais, oléagineux non salés ou biscuits maison à base de farines complètes et de purées de fruits.
Dans ce contexte, les marques ont tout intérêt à repenser leurs formulations pour regagner la confiance des consommateurs. Les parents, eux, devront arbitrer entre praticité et santé, en s’appuyant sur des outils comme Yuka pour guider leurs choix.
Yuka utilise une formule basée sur les données de l’Open Food Facts, qui prend en compte la qualité nutritionnelle globale du produit (teneur en sucres, graisses saturées, sel, additifs, etc.), son niveau de transformation et son équilibre alimentaire. Chaque critère est noté sur 100, et une note globale est attribuée. Les produits destinés aux enfants sont souvent pénalisés par une teneur élevée en sucres ou en graisses, ce qui explique les scores faibles observés pour certains biscuits industriels.