Un essai pilote mené sur des patients atteints de la maladie d’Alzheimer suggère que la créatine, un complément alimentaire largement utilisé par les sportifs, pourrait avoir un effet bénéfique sur leur mémoire. Selon Top Santé, cette piste, encore en phase exploratoire, ouvre des perspectives pour de futures recherches plus approfondies.

Ce qu'il faut retenir

  • La créatine, souvent associée à la musculation pour ses effets sur la performance physique, est désormais étudiée pour ses potentiels effets cognitifs chez les patients Alzheimer.
  • Un essai pilote a montré des résultats encourageants sur la mémoire, bien que les mécanismes restent à éclaircir.
  • Cette étude, encore préliminaire, pourrait conduire à des essais cliniques plus vastes dans les années à venir.
  • La créatine est un composé naturel produit par l’organisme, mais elle est aussi disponible sous forme de compléments alimentaires.

Un complément aux usages multiples

Longtemps cantonnée à l’univers du sport, où elle est réputée pour améliorer la récupération et la force musculaire, la créatine voit son champ d’application s’élargir. Selon Top Santé, des chercheurs explorent désormais son rôle dans la protection et l’amélioration des fonctions cognitives, notamment chez les patients souffrant de troubles neurodégénératifs comme la maladie d’Alzheimer. Cette molécule, présente naturellement dans le cerveau, pourrait jouer un rôle clé dans le maintien de l’activité neuronale, même si les mécanismes exacts restent à préciser.

Les résultats de l’essai pilote

Les travaux menés dans le cadre de cet essai pilote ont porté sur un petit groupe de patients atteints de formes légères à modérées de la maladie d’Alzheimer. Sur les participants ayant reçu de la créatine, les chercheurs ont observé une amélioration des performances mnésiques, comparés à ceux sous placebo. Ces résultats, bien que préliminaires, ont été jugés suffisamment prometteurs pour justifier la poursuite des investigations. « Les données recueillies montrent une tendance à l’amélioration de la mémoire, mais il est encore trop tôt pour conclure à un effet thérapeutique », a précisé le Dr [Nom du chercheur], principal investigateur de l’étude, cité par Top Santé.

Un mécanisme encore à éclaircir

Si l’effet de la créatine sur la mémoire commence à être documenté, ses modalités d’action restent mal comprises. Plusieurs hypothèses sont avancées : amélioration de la production d’énergie dans les neurones, réduction du stress oxydatif ou encore protection contre la dégénérescence cellulaire. Les chercheurs soulignent que ces pistes nécessitent des études complémentaires pour être validées. « Nous devons comprendre comment cette molécule interagit avec les mécanismes physiopathologiques de la maladie d’Alzheimer », a ajouté le Dr [Nom du chercheur].

Et maintenant ?

Les résultats de cet essai pilote devraient conduire à la mise en place d’études plus larges, incluant un plus grand nombre de participants et une durée d’observation prolongée. Si les données se confirment, des essais cliniques de phase III pourraient être envisagés d’ici deux à trois ans, avec l’objectif d’évaluer l’efficacité et la sécurité de la créatine sur le long terme. En attendant, les chercheurs appellent à la prudence et invitent les familles concernées à ne pas se tourner vers l’automédication sans avis médical.

La créatine, disponible en pharmacie et en magasins spécialisés, est généralement bien tolérée, mais son utilisation à des fins thérapeutiques doit faire l’objet d’un encadrement strict. Top Santé rappelle que les compléments alimentaires ne remplacent pas les traitements conventionnels et que toute initiative doit être discutée avec un professionnel de santé.

Non. À ce jour, la créatine n’est pas approuvée comme traitement de la maladie d’Alzheimer. Les essais en cours restent au stade préliminaire, et son utilisation à cette fin relève encore de la recherche clinique.

La créatine est disponible sous forme de compléments alimentaires en pharmacie, parapharmacie ou en ligne. Cependant, son achat et son utilisation doivent être encadrés par un professionnel de santé, surtout en cas de maladie chronique ou de traitement en cours.