Le 12 juin 2026, selon Euronews FR, les régulateurs britanniques ont ouvert une enquête sur les frais facturés par Ryanair aux familles pour pouvoir s'asseoir ensemble lors de leurs vols. Cette enquête vise à déterminer si ces frais de placement controversés pénalisent injustement les parents et leurs enfants.

La compagnie aérienne low-cost Ryanair est confrontée à ce nouveau casse-tête après que l'Autorité britannique de la concurrence et des marchés (CMA) a affirmé que les conditions générales de Ryanair imposent qu'au moins un parent soit assis à côté de son enfant – y compris lorsque l'enfant est en situation de handicap – et que la compagnie lui facture en moyenne environ 8 £ (9,25 €) par vol pour cela.

Ce qu'il faut retenir

  • Ryanair fait l'objet d'une enquête sur les frais de sièges familiaux.
  • Les régulateurs britanniques vérifient si ces frais sont abusifs et contreviennent aux règles contre les coûts cachés.
  • La CMA examine si les clauses du contrat sont « abusives » et si elles placent les clients dans une situation de désavantage injuste.
  • Les frais de réservation pour les sièges famille sont facturés entre 4,50 € et 13,50 € (4 à 12 £) par trajet.
  • Ryanair soutient que sa politique de placement des familles est pleinement conforme à l'ensemble des lois et réglementations applicables.

Contexte et enjeux

La CMA cherche à savoir si cette pratique est conforme au droit de la consommation et examine en particulier si les clauses du contrat sont « abusives », c'est-à-dire si elles placent les clients dans une situation de désavantage injuste. Un test d'équité sera appliqué pour déterminer si les droits et obligations prévus par le contrat penchent excessivement en faveur de l'entreprise, au détriment du consommateur.

Si ces clauses sont jugées abusives, elles ne sont pas juridiquement opposables aux clients et la CMA peut engager des actions pour contraindre les entreprises à cesser de les utiliser. Dans le cadre de son enquête, l'autorité va également examiner si ces frais obligatoires pour les sièges famille relèvent de la « drip pricing », une pratique qui consiste à afficher d'abord un prix de base avant d'y ajouter ensuite des frais incontournables et peu visibles.

Réactions de Ryanair et de la CMA

Ryanair a répliqué en qualifiant l'enquête de « bidon » et en assurant qu'elle allait « démontrer que ces affirmations de la CMA sont fausses ». La compagnie soutient qu'elle ne fait pas payer aux enfants le fait d'être assis à côté de leur parent ou de l'adulte qui les accompagne, mais que les parents ou tuteurs doivent s'acquitter de frais de réservation pour être placés à leurs côtés.

La CMA souligne qu'elle n'en est qu'au début de son enquête et qu'elle n'a tiré aucune conclusion quant à un éventuel manquement de Ryanair à la loi. Elle explique que cette procédure vise à protéger les consommateurs les plus vulnérables et à atténuer les pressions liées à la crise du coût de la vie.

Et maintenant ?

L'enquête de la CMA sur les frais de sièges familiaux de Ryanair devrait se poursuivre dans les prochaines semaines. La compagnie aérienne low-cost devra démontrer que ses pratiques sont conformes au droit de la consommation et que les frais facturés aux familles sont justifiés. Les consommateurs attendent avec intérêt les résultats de cette enquête, qui pourraient avoir des implications importantes pour l'industrie aérienne.

Il est important de noter que cette enquête est une étape importante pour protéger les droits des consommateurs et garantir que les pratiques des entreprises soient équitables et transparentes.