Plus de 100 paons ont pris possession des rues de Punta Marina, une station balnéaire située dans le nord de l’Italie, selon Euronews FR. Ces oiseaux, désormais omniprésents dans les espaces publics, se déplacent librement dans les rues, se perchent sur les balcons et s’installent le long de la plage. Cette situation inhabituelle transforme le quotidien des habitants, qui doivent s’adapter à cette présence massive et inattendue.
Ce qu'il faut retenir
- Plus de 100 paons ont envahi Punta Marina, une station balnéaire du nord de l’Italie, selon Euronews FR.
- Ces oiseaux, autrefois cantonnés à un ancien complexe aéronautique désaffecté, se sont multipliés pendant la pandémie de Covid-19.
- Certains riverains dénoncent les nuisances (bruit, dégradations des jardins) tandis que d’autres y voient une nouvelle identité pour la ville.
- Les autorités et les habitants cherchent des solutions respectueuses des animaux pour réguler cette population.
D’après les témoignages recueillis par Euronews FR, les paons vivaient depuis des années dans un ancien complexe aéronautique abandonné, situé à proximité de Punta Marina. Leur nombre a cependant fortement augmenté pendant la pandémie de Covid-19, comme l’a confirmé un habitant interrogé. « Ils étaient déjà là, mais ils étaient moins nombreux. Avec la baisse de l’activité humaine, ils ont commencé à se reproduire davantage », a-t-il expliqué.
Cette prolifération a entraîné des désagréments pour une partie de la population. Plusieurs résidents se plaignent en effet des cris stridents des oiseaux, qui perturbent le calme des quartiers résidentiels. Certains jardins ont également subi des dégradations, les paons picorant les plantes et abîmant les espaces verts. « On ne peut plus ouvrir les fenêtres le matin sans entendre leurs cris. C’est devenu insupportable », a témoigné une riveraine auprès de Euronews FR.
Face à cette situation, les autorités locales et les habitants tentent de trouver un équilibre. D’un côté, certains voient dans ces paons un atout touristique et une particularité locale. « Ils attirent l’attention des visiteurs. Les gens viennent pour les voir, et ça donne un côté pittoresque à la ville », a souligné un commerçant de Punta Marina. De l’autre, la nécessité de limiter les nuisances pousse à envisager des solutions pour réguler leur population.
Plusieurs pistes sont actuellement à l’étude. Parmi elles, la stérilisation des oiseaux est évoquée, une méthode déjà utilisée dans d’autres régions d’Italie pour contrôler les populations d’animaux sauvages. D’autres options, comme la capture et le transfert vers des zones moins densément peuplées, sont également envisagées. Les autorités insistent cependant sur la nécessité de privilégier des méthodes douces, afin de ne pas nuire à ces animaux protégés en Italie.
Cette invasion de paons à Punta Marina n’est pas un cas isolé en Europe. Plusieurs villes, notamment en Italie et en Espagne, ont connu des situations similaires ces dernières années. À Venise, par exemple, une population importante de paons a colonisé certaines îles de la lagune, suscitant des débats similaires entre préservation des espèces et gestion des nuisances. À Punta Marina, le défi reste donc de concilier respect de la biodiversité et qualité de vie des habitants.
En attendant, les paons continuent de défiler dans les rues, indifférents aux discussions qui les entourent. Leur présence, désormais indissociable du paysage de Punta Marina, interroge sur l’équilibre entre nature et urbanité. Une chose est sûre : leur avenir dans cette station balnéaire dépendra des choix qui seront faits dans les semaines à venir.
Leur prolifération est notamment liée à la baisse d’activité humaine pendant la pandémie de Covid-19, qui a permis aux oiseaux de se reproduire davantage dans l’ancien complexe aéronautique désaffecté où ils vivaient déjà.
Parmi les pistes évoquées figurent la stérilisation des oiseaux, leur capture et leur transfert vers des zones moins densément peuplées, ainsi qu’une campagne d’information pour sensibiliser les visiteurs et les résidents.