Un élu local du Rassemblement National (RN) a annoncé sa démission ce vendredi 22 mai 2026 après la révélation de son implication dans la gestion d’un compte Facebook diffusant des messages à caractère raciste et homophobe. Selon Le Monde - Politique, Franck Bernard, membre de l’agglomération de Besançon, a reconnu être à l’origine du compte « Seven FK », utilisé pour relayer des contenus controversés et problématiques.

Ce qu'il faut retenir

  • Franck Bernard, élu RN de l’agglomération de Besançon, a démissionné ce 22 mai 2026 après la révélation de son implication dans un compte Facebook diffusant des messages racistes et homophobes.
  • Il a reconnu être derrière le compte « Seven FK » et y avoir relayé des contenus problématiques.
  • L’élu a présenté ses excuses et annoncé sa décision de quitter ses fonctions sans délai.
  • La publication des éléments par Le Monde - Politique a déclenché une réaction immédiate au sein de l’institution.
  • Le RN n’a pas encore réagi officiellement, mais la pression politique s’intensifie.

Un compte Facebook à l’origine de la polémique

Selon les informations révélées par Le Monde - Politique, Franck Bernard a admis publiquement être le responsable du compte « Seven FK » sur Facebook. Ce compte, dont l’activité remonte à plusieurs mois, aurait servi de plateforme pour diffuser des messages à connotation raciste et homophobe. Les publications en question, désormais effacées, avaient circulé sur les réseaux sociaux avant d’être reprises par des médias locaux et nationaux.

Les messages relayés par ce compte, analysés par des associations de lutte contre les discriminations, reprenaient des stéréotypes et des propos haineux à l’encontre de minorités ethniques et de la communauté LGBT+. Certains contenus relevaient même de théories complotistes, associant ces groupes à des menaces pour la société française.

Une réaction immédiate après les révélations

Dès la publication de l’article du Monde - Politique, Franck Bernard a réagi en annonçant sa démission de son poste au sein de l’agglomération de Besançon. Dans un communiqué diffusé ce vendredi matin, l’élu a exprimé ses « regrets » et présenté ses « excuses » à ceux qui auraient pu être blessés par ses publications. « Je prends acte de la gravité de mes actes et des conséquences qu’ils entraînent », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il ne souhaitait pas « nuire à l’image de l’institution » qu’il représentait.

La présidente de l’agglomération de Besançon, Anne Vignot (Europe Écologie Les Verts), a réagi avec fermeté. Dans un tweet publié en début d’après-midi, elle a indiqué que la démission de Franck Bernard avait été « acceptée sans délai ». Elle a également rappelé que « toute forme de discrimination ou de propos haineux était incompatible avec les valeurs républicaines » portées par l’institution.

Des répercussions politiques et institutionnelles

La révélation de cette affaire intervient alors que le Rassemblement National (RN) est sous les projecteurs pour plusieurs polémiques liées à des propos tenus par ses membres. Bien que le parti n’ait pas encore réagi officiellement, des sources internes évoquent une « situation délicate » pour Franck Bernard, qui siégeait au sein du groupe RN à l’agglomération. Le Monde - Politique indique que des élus locaux de tous bords ont exprimé leur indignation, certains réclamant des sanctions plus sévères.

Du côté des associations antiracistes et LGBT+, la réaction est sans appel. Interrogée par Le Monde - Politique, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) a demandé une enquête interne pour vérifier si d’autres membres du RN local avaient été impliqués dans la gestion du compte « Seven FK ». « Ces actes ne peuvent plus être tolérés, surtout dans une institution publique », a souligné un porte-parole de l’association.

Et maintenant ?

La démission de Franck Bernard devrait être effective dès la prochaine séance plénière de l’agglomération de Besançon, prévue pour le 28 mai 2026. Une élection partielle pourrait être organisée pour pourvoir son siège, mais aucune date n’a encore été arrêtée. Du côté du RN, la direction nationale devrait se prononcer dans les prochains jours sur une éventuelle exclusion de l’élu, bien que les statuts du parti prévoient une procédure disciplinaire interne.

Par ailleurs, des plaintes pourraient être déposées par des associations de défense des droits humains, qui envisagent d’engager des poursuites pour incitation à la haine. Les autorités judiciaires devraient être saisies d’ici la fin du mois de mai.

Cette affaire relance une nouvelle fois le débat sur la porosité entre les discours politiques et les propos discriminatoires en ligne. Elle intervient dans un contexte où les réseaux sociaux sont de plus en plus scrutés pour leur rôle dans la diffusion de contenus haineux, poussant les institutions à renforcer leurs contrôles.