Un nouveau cas d’infection à l’hantavirus a été identifié ce vendredi 22 mai 2026 chez un membre du personnel de bord du navire « MV Hondius », selon Ouest France. L’individu, qui a quitté le bateau à Tenerife aux alentours du 10 mai, est porteur de la souche des Andes, connue pour sa période d’incubation pouvant s’étendre jusqu’à six semaines. Cette annonce survient alors que la liste des malades continue de s’allonger, soulevant des questions sur la propagation de ce virus et les mesures de prévention à renforcer.

Ce qu'il faut retenir

  • Un nouveau cas d’hantavirus (souche des Andes) a été détecté chez un membre d’équipage du « MV Hondius », débarqué à Tenerife vers le 10 mai 2026.
  • La période d’incubation de cette souche peut atteindre six semaines, selon les données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
  • L’OMS a révélé cette information le 22 mai 2026, confirmant l’évolution de la situation épidémiologique.
  • La souche des Andes, transmise principalement par les rongeurs, fait partie des variants d’hantavirus les plus surveillés en raison de sa contagiosité potentielle.
  • Les autorités sanitaires appellent à une vigilance accrue pour limiter la propagation de l’infection.

Un cas détecté après un débarquement à Tenerife

Le membre d’équipage du « MV Hondius », un navire de croisière opérant dans les eaux européennes, a été testé positif à l’hantavirus après avoir quitté le port de Tenerife aux alentours du 10 mai. Selon les informations transmises par l’OMS, le diagnostic a été confirmé ce vendredi 22 mai, soit plus de deux semaines après son débarquement. Ouest France précise que la souche des Andes, identifiée chez ce patient, présente une particularité : sa période d’incubation peut varier de quelques jours à six semaines, ce qui complique le traçage des contacts et le suivi des personnes exposées.

Les autorités sanitaires locales et l’OMS travaillent conjointement pour identifier d’éventuels autres cas liés à ce membre d’équipage. Le navire « MV Hondius », dont l’itinéraire inclut des escales en Europe et en Amérique du Sud, est actuellement sous surveillance renforcée. Les protocoles de désinfection et de prévention ont été activés à bord, tandis que les passagers ayant été en contact avec le malade font l’objet d’un suivi médical.

L’hantavirus, un virus méconnu mais sous haute surveillance

L’hantavirus est une famille de virus principalement transmise par les rongeurs, comme les souris ou les rats. La souche des Andes, identifiée pour la première fois en Argentine en 1995, est l’une des plus redoutées en raison de sa capacité à se propager entre humains, notamment dans des environnements confinés comme les navires ou les avions. « Cette souche se distingue par sa transmission interhumaine possible, ce qui en fait un pathogène particulièrement surveillé par l’OMS », a expliqué un porte-parole de l’organisation.

Les symptômes de l’infection à hantavirus (fièvre, douleurs musculaires, troubles respiratoires) peuvent évoquer ceux d’une grippe sévère. Dans les cas les plus graves, la maladie peut évoluer vers un syndrome pulmonaire ou hémorragique, avec un taux de mortalité estimé entre 30 et 50 % pour certaines souches. En Europe, les cas d’hantavirus restent rares, mais leur multiplication ces dernières années a incité les autorités à renforcer les dispositifs de détection précoce.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront cruciales pour évaluer l’ampleur de cette contamination. Les autorités sanitaires devraient publier un bilan actualisé d’ici la fin du mois de mai, incluant les résultats des tests réalisés sur les contacts du membre d’équipage. Une conférence de presse est prévue le 28 mai pour faire le point sur les mesures de prévention et les éventuelles restrictions de voyage. En attendant, les compagnies maritimes et aériennes ont été invitées à renforcer leurs protocoles de nettoyage et à sensibiliser leurs équipages aux risques liés aux hantavirus.

Cette nouvelle contamination rappelle l’importance d’une surveillance épidémiologique constante, surtout dans un contexte de mondialisation des échanges. Si l’OMS a salué la réactivité des autorités espagnoles et internationales, elle a également appelé à une coopération renforcée pour éviter une propagation incontrôlée de l’infection. Les prochains jours diront si ce cas reste isolé ou s’il marque le début d’une nouvelle vague épidémique.

La souche des Andes se transmet principalement par inhalation d’aérosols contaminés, issus des excréments ou de l’urine de rongeurs infectés. Contrairement à d’autres souches d’hantavirus, celle-ci peut également se propager d’humain à humain, notamment dans des espaces confinés comme les navires ou les avions. Les autorités sanitaires recommandent donc une vigilance accrue dans ces environnements.