Une femme de 86 ans a été retrouvée sans vie jeudi soir à proximité d’un camping du Grau-du-Roi, en Camargue gardoise. Selon Le Figaro, les premières investigations privilégient la piste criminelle. L’enquête, confiée à la section de recherche de la gendarmerie du Gard et à la compagnie de Vauvert, est dirigée par le parquet de Nîmes.
Ce qu'il faut retenir
- Une octogénaire de 86 ans a été victime d’une agression violente jeudi 11 juin 2026 près du camping de l’Espiguette, au Grau-du-Roi.
- Son corps a été découvert aux alentours de 19h30 à proximité d’un étang et d’une promenade.
- Les autorités évoquent une thèse criminelle et recherchent activement un homme encore en fuite.
- La gendarmerie a mené des contrôles massifs dans la nuit de jeudi à vendredi, fouillant véhicules et vérifiant les identités.
- La victime résidait dans un camping situé près de la plage de l’Espiguette, l’une des plus connues de la région.
Une agression mortelle sur une promenade fréquentée
La victime, résidente d’un camping proche de la plage de l’Espiguette, a été « violemment agressée » sur une promenade par un homme toujours recherché, a indiqué à l’AFP une source proche de l’enquête. Le drame s’est produit dans la soirée du 11 juin, alors que la victime se trouvait à proximité d’un étang, un lieu habituellement fréquenté par les promeneurs et les résidents des campings voisins.
Son corps a été découvert « aux alentours de 19h30 » par des passants ou des riverains, selon les premières constatations. Dès l’annonce de la découverte, la procureure de Nîmes, Cécile Gensac, a précisé dans un communiqué que « les premières investigations orientent vers une thèse criminelle ». Elle a ajouté que « la section de recherche de la gendarmerie du Gard et la compagnie de gendarmerie de Vauvert ont été saisies des investigations pour meurtre, sous la direction du parquet de Nîmes ».
Une enquête sous haute tension et un dispositif exceptionnel
Dès l’annonce de l’agression, un important dispositif de contrôle a été déployé dans la nuit de jeudi à vendredi. Selon un riverain interrogé par l’AFP, les gendarmes ont fouillé les véhicules, vérifié les papiers d’identité et ouvert les coffres, y compris ceux des personnes rentrant chez elles en soirée. Ce déploiement massif visait à localiser rapidement l’auteur des faits, toujours en fuite. Les investigations se poursuivent activement ce vendredi, avec des appels répétés aux témoins potentiels.
La procureure de Nîmes a lancé un appel à témoins, invitant « toute personne susceptible de détenir des éléments d’information pouvant intéresser l’enquête » à contacter la gendarmerie. Elle a également rappelé que l’enquête est menée sous le sceau du secret, sans plus de détails sur les circonstances précises de l’agression pour l’heure.
Une station balnéaire sous le choc
Le Grau-du-Roi, commune emblématique de Camargue, est connue pour sa plage de l’Espiguette et ses nombreux campings. La victime résidait dans l’un d’eux, ce qui ajoute une dimension particulièrement choquante à ce drame. Les résidents et les vacanciers du secteur sont sous le choc, d’autant que l’agression a eu lieu dans un lieu a priori calme et fréquenté en soirée. Les autorités appellent au calme et invitent à ne pas céder à la panique, tout en maintenant une vigilance accrue dans les prochaines heures.
Ce type d’incident, rare dans la région, rappelle que les stations balnéaires ne sont pas à l’abri de drames violents. Les forces de l’ordre insistent sur l’importance de la coopération des habitants et des touristes pour faire avancer l’enquête.
En attendant, les résidents du Grau-du-Roi et des campings environnants sont invités à signaler tout comportement suspect aux forces de l’ordre. Une cellule psychologique a été mise en place pour accompagner les proches de la victime et les témoins éventuels.
Selon la procureure de Nîmes, Cécile Gensac, « les premières investigations orientent vers une thèse criminelle ». Cette affirmation repose sur l’état du corps et les circonstances de la découverte, qui ne correspondent pas à un accident ou à une mort naturelle. L’agression violente subie par la victime et l’absence de signe de lutte prolongée suggèrent un acte délibéré, d’où la qualification de meurtre.
Les gendarmes de la section de recherche du Gard et de la compagnie de Vauvert doivent poursuivre les auditions de témoins, analyser les images de surveillance disponibles et examiner les preuves matérielles sur place. Une reconstitution des faits pourrait être organisée si les éléments le permettent. Par ailleurs, les forces de l’ordre devraient renforcer les patrouilles dans les zones sensibles du secteur.